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mes plus belles dégustations oenologiques... ou les pire

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9 juillet 2026

calendrier des dégustations

 Il n'y a pas qu'en Normandie ou dans le pays d'Othe que l'on réalise de bons cidres. Je viens de découvrir  par exemple les cidres du Maine maintenant en AOP :  la ferme du pressoir à 53400-Craon réalise également un pommeau  

                                                        juin

 

 

                                  septembre                                                                                                                                  

13 & 14 Dugas 13 à partir de 12h

                                  octobre                                                                                                                                      ≈

 

                                      Pour joindre l'auteur : yves.brunce@laposte.net                                                                                                                                                                                            

 

 

 

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29 mars 2026

Parmigiano ( parmesan) et Valpollicella

A la cave et restaurant italien Signorvino, 5 place Saint Michel s'est tenu une exceptionnelle dégustation de vins rouges  de l'appellation Valpollicella située en Vénétie, pas loin du lac de Garde. Elle s'étend sur près de 8.600 ha pour une production de 59 millions de cols. Les principaux cépages locaux sont le Corvina, le Corvinone, la Rondinella et le Molinara.             Nous avons goûté successivement :

- un Classico (DOC) 2024 élevé 24 mois en compagnie d'un Parmigiano  de 24 mois tous deux au goût léger.

- un Superiore (DOC) 2024 élevé 48 mois en compagnie d'un Parmigiano  de 48 mois tous deux au goût déja plus affirmé.

- un Valpolicella  (DOC) 2023 élevé 60 mois en compagnie d'un Parmigiano  de 60 mois tous deux au goût déja très affirmé.

- un Amarone della Valpolicella (DOCG) élevé 80 mois en compagnie d'un Parmigiano  de 80 mois tous deux au goût particulièrement affirmé.

Comme quoi vins rouges et fromages peuvent aussi réussir des duos harmonieux. Vous pourrez trouver la plupart de ces vins à Paris  entre 9 et 25 € .

- pour terminer une vrai curiosité rarissime : un Recioto della Valpolicella  (DOCG) 2019, un vin rouge doux avec 70 gr de sucre résiduel ne titrant que 14° naturel et qui s'alliait à merveille avec le Parmigiano  de 80 mois.

C'est la dégustation la plus exceptionnelle que j'ai effectué depuis bien longtemps. Ce restaurant est également une très belle cave. Vous y trouverez plein de vins italiens mais pas que, si vous en avez les moyens.

Ensuite, on nous a servi pour déjeuner  un plat de Tortellini burasalvia qui se facture 16 € qui vaut le déplacement.

reproduction interdite © stackanovins 2026

Pour joindre l'auteur : yves.brunce@laposte.net 

29 mars 2026

Les péripéties du domaine de Closel à Savennières


Suite au placement en redressement judiciaire du domaine du Closel, les trois héritiers de cet emblème de Savennières, tentent de conserver leur propre domaine malgré l’appétit d’investisseurs extérieurs.
C’est un domaine qui est dans la famille depuis sept générations. Voilà les premiers mots qui viennent à Aloïs et Amaury Bazin de Jessey en évoquant l’événement qui a pris de court l’entreprise familiale il y a quelques mois. Après le décès en 2024 de leur tante Évelyne de Pontbriand, dernière dirigeante du domaine du Closel et illustre figure du vignoble de Savennières, un mandataire a été nommé pour assurer provisoirement la gestion du domaine fondé au XVIIe siècle, car aucun membre de la famille n’était disponible sur place. À cela s’est ajouté le départ en moins d’un an de deux salariées en charge du commercial.

 Le chiffre d’affaires a été divisé par deux ou trois, et on ne pouvait plus faire face aux charges, explique Aloïs Bazin de Jessey. Les trois frères, Amaury, Aloïs et Mayeul ont évité de peu la liquidation en recrutant une nouvelle responsable commerciale in extremis, permettant de redynamiser les ventes. Mais le domaine familial, actuellement en redressement judiciaire, n’est pas encore tiré d’affaire car il est soumis à un plan de cession. En effet, n’importe qui peut aujourd’hui faire une proposition de reprise avant l’audience attendue dans les prochaines semaines au tribunal judiciaire d’Angers.
Et les convoiteur de ce petit bout de terroir de 15 hectares sont nombreux : On s’est rendu compte depuis une dizaine d’années qu’on était très approché par des investisseurs des plus grandes familles que vous imaginez dans le vin, françaises et étrangères, affirme Aloïs Bazin de Jessey sans divulguer de noms. Savennières reste l’appellation la plus prestigieuse de Loire  et elle est peu vaste. Et en terme de foncier, le potentiel de développement est très important, ajoute-t-il. Le prix des bouteilles s’en ressent, avec un positionnement essentiellement haut de gamme sur l’ensemble de l’appellation.
Les trois frères ne baissent pas pour autant les bras et comptent bien faire valoir leur projet devant le tribunal. Ces derniers ont donc lancé une prévente du millésime 2023 afin de faire connaître leur projet et de montrer leur dynamisme commercial. On a été capable de faire plus de 215.000 euros de chiffre d’affaires en quelques semaines sur internet sans que les gens ne goûtent les vins, renchérit Amaury.
En effet, cette levée de fonds a déjà ému quelque 850 participants. La fratrie a également reçu le fervent soutien de la profession : Ils se rendent compte que ça peut leur arriver. Ça touche l’agriculture en général en France. Ceux qui vont décider demain au tribunal doivent être conscients du choix de société qui est en train d’être fait : soit une entreprise familiale, soit un grand groupe», prévient Aloïs.

Si l’histoire de ce domaine a autant touché, c’est aussi parce qu’il représente un véritable symbole dans la région de la Loire. En effet,  Bernard Du Closel, fut cofondateur de l’appellation Savennières dans les années 1950, faisant de la propriété un de ses piliers. Mais la grand-mère des trois frères ayant dirigé le Closel pendant 40 ans est également un personnage clé de l’appellation. En plus de professionnaliser l’affaire familiale en créant une société et en passant des barriques aux bouteilles, cette femme de poigne a opéré des choix forts ayant marqué les esprits.
Comme le raconte Aloïs, son aïeule avait décidé dans les années 1990 de continuer à produire du moelleux et du sec, quand les appellations voisines se départageaient entre les deux productions. Savennières est depuis l’une des rares appellations à avoir maintenu cette polyvalence. C’est une personnalité dont les gens nous parlent encore, notamment dans les courriers qu’on a reçus. C’est tout un phénomène qui a modernisé les domaines, et aujourd’hui on a encore les fruits de son travail, ajoute Amaury. Le trio compte bien s’inscrire dans la continuité de ce succès s’ils obtiennent gain de cause d’ici quelques semaines.

d'après le Figaro


Suite au placement en redressement judiciaire du domaine du Closel, les trois héritiers de cet emblème de Savennières, tentent de conserver leur propre domaine malgré l’appétit d’investisseurs extérieurs.
C’est un domaine qui est dans la famille depuis sept générations. Voilà les premiers mots qui viennent à Aloïs et Amaury Bazin de Jessey en évoquant l’événement qui a pris de court l’entreprise familiale il y a quelques mois. Après le décès en 2024 de leur tante Évelyne de Pontbriand, dernière dirigeante du domaine du Closel et illustre figure du vignoble de Savennières, un mandataire a été nommé pour assurer provisoirement la gestion du domaine fondé au XVIIe siècle, car aucun membre de la famille n’était disponible sur place. À cela s’est ajouté le départ en moins d’un an de deux salariées en charge du commercial.

 Le chiffre d’affaires a été divisé par deux ou trois, et on ne pouvait plus faire face aux charges, explique Aloïs Bazin de Jessey. Les trois frères, Amaury, Aloïs et Mayeul ont évité de peu la liquidation en recrutant une nouvelle responsable commerciale in extremis, permettant de redynamiser les ventes. Mais le domaine familial, actuellement en redressement judiciaire, n’est pas encore tiré d’affaire car il est soumis à un plan de cession. En effet, n’importe qui peut aujourd’hui faire une proposition de reprise avant l’audience attendue dans les prochaines semaines au tribunal judiciaire d’Angers.
Et les convoiteur de ce petit bout de terroir de 15 hectares sont nombreux : On s’est rendu compte depuis une dizaine d’années qu’on était très approché par des investisseurs des plus grandes familles que vous imaginez dans le vin, françaises et étrangères, affirme Aloïs Bazin de Jessey sans divulguer de noms. Savennières reste l’appellation la plus prestigieuse de Loire  et elle est peu vaste. Et en terme de foncier, le potentiel de développement est très important, ajoute-t-il. Le prix des bouteilles s’en ressent, avec un positionnement essentiellement haut de gamme sur l’ensemble de l’appellation.
Les trois frères ne baissent pas pour autant les bras et comptent bien faire valoir leur projet devant le tribunal. Ces derniers ont donc lancé une prévente du millésime 2023 afin de faire connaître leur projet et de montrer leur dynamisme commercial. On a été capable de faire plus de 215.000 euros de chiffre d’affaires en quelques semaines sur internet sans que les gens ne goûtent les vins, renchérit Amaury.
En effet, cette levée de fonds a déjà ému quelque 850 participants. La fratrie a également reçu le fervent soutien de la profession : Ils se rendent compte que ça peut leur arriver. Ça touche l’agriculture en général en France. Ceux qui vont décider demain au tribunal doivent être conscients du choix de société qui est en train d’être fait : soit une entreprise familiale, soit un grand groupe», prévient Aloïs.

Si l’histoire de ce domaine a autant touché, c’est aussi parce qu’il représente un véritable symbole dans la région de la Loire. En effet,  Bernard Du Closel, fut cofondateur de l’appellation Savennières dans les années 1950, faisant de la propriété un de ses piliers. Mais la grand-mère des trois frères ayant dirigé le Closel pendant 40 ans est également un personnage clé de l’appellation. En plus de professionnaliser l’affaire familiale en créant une société et en passant des barriques aux bouteilles, cette femme de poigne a opéré des choix forts ayant marqué les esprits.
Comme le raconte Aloïs, son aïeule avait décidé dans les années 1990 de continuer à produire du moelleux et du sec, quand les appellations voisines se départageaient entre les deux productions. Savennières est depuis l’une des rares appellations à avoir maintenu cette polyvalence. C’est une personnalité dont les gens nous parlent encore, notamment dans les courriers qu’on a reçus. C’est tout un phénomène qui a modernisé les domaines, et aujourd’hui on a encore les fruits de son travail, ajoute Amaury. Le trio compte bien s’inscrire dans la continuité de ce succès s’ils obtiennent gain de cause d’ici quelques semaines.

d'après le Figaro

C’est une histoire de famille, de transmission et de souvenirs d’enfance, comme seul le monde du vin peut en écrire. Un domaine emblématique possédé en deux parts presque égales — tout est dans le « presque » quand il s’agit de savoir qui détient réellement le pouvoir de décision — par deux branches d’une même famille depuis 1794.

Aux commandes depuis 2001, Évelyne de Pontbriand, créatrice de la Paulée d’Anjou, de l’Académie du Chenin, présidente puis coprésidente de l’appellation, est décédée brutalement dans la nuit du 4 au 5 novembre 2024. Comme c’était déjà le cas depuis plusieurs années, les acheteurs se pressent au portillon. Certains étaient même reçus par la maîtresse des lieux. Mais les trois neveux , Amaury, Mayeul et Aloïs Bazin de Jessey actionnaires minoritaires, ne veulent pas vendre, comme leur mère Isabelle avant eux. Par fidélité à leur enfance, à leur grand-mère Michèle de Jessey, première femme à diriger une appellation, et à leur oncle Bernard Barbat du Closel, qui œuvra à la création de l’appellation en 1952 et fut maire de Savennières. Pensez : le domaine, d’un seul tenant, s’appelait alors Château de Savennières et faisait figure de référence absolue de l’appellation.

Ce lundi 2 février, les trois frères ont déposé leur offre de reprise du Domaine du Closel devant le tribunal judiciaire d’Angers. Une étape de plus depuis le décès de leur tante : déclaration de cessation de paiement, mise en redressement judiciaire à l’été 2025, puis demande d’un plan de cession par le mandataire judiciaire.

Ils décident alors de monter un dossier structuré, mobilisant leurs expertises respectives et des experts , précise Aloïs, aujourd’hui directeur Business et M&A du groupe Prisma Media, afin que le domaine reste dans le giron familial. Ils lancent également une campagne prévente sur Ulule, destinée à collecter des fonds, qui a déjà atteint 150 000 €.

Il s’agit de pack de 25 à 5000€ composés de bouteilles de vins, d’expériences œnotouristiques et de la possibilité de créer une cuvée sur mesure en hommage à leur grand-mère. Objectif de l’opération : donner du poids à notre offre de reprise face aux autres candidatures venant de très gros acteurs français ou internationaux maîtrisant leurs circuits de distribution .

En coulisses, de bons connaisseurs du dossier glissent qu’il faudra plusieurs millions d’euros pour remettre à flot ce domaine aux chais vieillissants, qui a même laissé se développer, faute de moyens, quelques hectares de friches. Le pari de la fratrie est-il déraisonnable ?

Notre offre est financée et sécurisée, assure Aloïs pour qui un business plan n’a pas de secret. Nous serons la génération qui investit dans le domaine, avec cœur et compétence. Oui, nous avons un enjeu de plantation. Nous prévoyons de planter entre 0,5 et 1 hectare par an, notamment sur les coteaux historiques du domaine, exposés sud-ouest, visibles depuis le village, mais délaissés car impossibles à travailler avec des tracteurs classiques.

La décision du tribunal tombera dans quelques semaines. En attendant, les préventes se poursuivent et cinq salariés font tourner le domaine.

d’aprèsThierry Masclot

En ce qui me concerne, j'ai toujours estimé que Évelyne de Pontbriand, était la moins bonne viticultrice de cette magnifique appellation .

 

 

 

29 mars 2026

Concours des Vignerons indépendants

Il s'est tenu vendredi 13 mars dernier à l'espace  Charenton en  2 sessions pour évaluer environ 2400 vins. l y a quelques années 4 sessions étaient nécessaire pour plus de 6.000. cols. Les modifications climatiques en sont manifestement la cause.

Nous  étions 4 pour évaluer 14 Champagne brut ( de 5 à 8 gr de liqueur) et avions le droit d'attribuer  4 médailles à notre convenance.                                                                                                                                                                                 2 producteurs ont fait l'unanimité pour distribuer un or et un argent. Après ce fût la mésentente totale. Nous avons donc  dû faire appel à l'arbitre de cette compétition. A ma grande surprise, ce ne fût pas un certain Jean Michel que je connaissais depuis près de 20 ans qui se présenta. Il vient en effet de partir à la retraite et c'est un de mes amis Thierry Dorge qui le remplace désormais. Il nous demanda de nous accorder, ce qui n'arriva pas.                                                                         
 

A la session suivante  nous étions 3, ce qui permet donc de dégager une majorité.                                                               On  nous proposa 12 vins blanc secs de 2024 & 2025 de  Vendée. Le mélange des cépages  est un véritable fleuron  de ce qu'l faut oublier :  Chardonnay, Pinot gris, Chenin qui à Savennières fait là des merveilles, Pinot blanc sans parler de ceux que j'ai oublié. Par charité, nous avons décerné 3 médailles, mais un conseil oubliez cette région viticole.

Yves BRUNCE

29 septembre 2025

Connaissez vous Le Muscaris, le Sauvignac, le Soreli et le Fleurtai ?

Le domaine Leprince dans l’Eure en Normandie vient de récolter 40 hectolitres de raisin, ce qui équivaut à 4000 litres, soit 5000 bouteilles.

Alors que le vignoble de Normandie reste encore très confidentiel, certains domaines font le bilan d’une belle récolte, posant au passage les pions d’une future IGP.

C’est ma première vraie récolte, se félicite Axelle Piednoël. La propriétaire du domaine Leprince, situé à Bourg-Achard dans l’Eure, signe en effet sa première année de production. En 2024, j’avais fait une toute petite récolte car le gel avait provoqué des pertes, mais là c’est très prometteur, rappelle-t-elle. Cette belle récolte s’inscrit dans un contexte de rendements très satisfaisant pour l’ensemble des régions françaises.

Partie de zéro, la trentenaire formée aux langues étrangères s’était lancée dans l’aventure de la viticulture en plantant des cépages résistants entre 2022 et 2023 sur des terres familiales. Le Muscaris, le Sauvignac, le Soreli et le Fleurtai s’épanouissent désormais sur ses deux hectares de propriété. Axelle Piednoël continue aujourd’hui d’assurer l’entretien du vignoble et la production de A à Z en solitaire. Je vais vraiment commencer à commercialiser en 2026. L’objectif est de proposer quatre cuvées, toutes en monocépages, afin de valoriser chaque variété et de refléter le terroir, détaille la vigneronne.

Le domaine Leprince n’est pas le seul à se réjouir de cette bonne récolte, parmi les 10 vignobles désormais en production dans la région. La plupart des confrères d’Axelle Piednoël dressent le bilan d’une année très satisfaisante, selon ses dires. Comme nombre d’entre eux, cette dernière fait partie de l’association des Vignerons de Normandie, qui œuvre à la création d’une IGP Normandie.

À lire aussi On est tous en train de construire ça ensemble» : en Normandie, les vignerons mobilisés pour une première appellation viticole

À l’image de la Bretagne, les professionnels de la région construisent leur projet afin de faire reconnaître le vignoble local. Il devrait être déposé en début d’année 2026. Le détail du cahier des charges de cette future IGP reste pour l’heure assez flou, mais une chose est sûre : Nous voulons vraiment inclure des démarches durables à cette IGP pour partir sur de bonnes bases, rapporte la gérante du domaine Leprince.

Contrairement aux idées reçues, la Normandie ne semble pas plus incompatible avec la viticulture que d’autres régions. Grâce à des conditions météorologiques douces et stables, l’eau ne manque pas, contrairement à d’autres régions comme Bordeaux, estime la vigneronne normande. «Et nous ne sommes pas plus embêtés par les maladies de la vigne pour autant, tient-elle à ajouter. Axelle Piednoël affirme en effet n’avoir effectué que deux traitements au cuivre et au soufre sur l’année qui vient de s’écouler. Même s’il faut faire attention à la sécheresse qui pourrait s’installer chez nous aussi au fil des années, la Normandie pourrait être une région viticole prometteuse au vu du contexte climatique», conclut-elle.
La rédaction vous conseille


    Les vignerons normands ont fait un grand pas vers l’obtention d’une Indication Géographique Protégée (IGP). Encore rares il y a quelques années, ils sont aujourd’hui une cinquantaine à faire pousser la vigne dans la région.

 

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27 septembre 2025

Un nouveau cépage autorisé en Champagne

La famille Liébart-Régnier accueille les sept cépages champenois et un nouveau venu pour produire une gamme variée d’assemblages et de cuvées parcellaires.

Dans un vieux vignoble morcelé comme la Champagne, 30 ares par parcelle en moyenne, c’est déjà assez important, reconnaît Laurent Liébart, installé avec sa femme Valérie et leurs filles Alexandra et Marion sur 11 ha de vigne répartis sur 35 parcelles qui vont de 2 ares à 1,16 ha. Ici, une parcelle de 30 ares peut avoir huit à dix numéros cadastraux  ajoute-t-il.

Basés à Baslieux-sous-Châtillon dans la Marne, ces vignerons indépendants ont des vignes sur les deux rives de la Marne, à Baslieux et Vauciennes, que leurs familles cultivent depuis sept générations. Ces sites sont distants de 15 km mais, sur chacun d’eux, les parcelles sont regroupées dans un rayon d’un kilomètre, reprend Laurent Liébart. C’est une dispersion faible pour la Champagne car, au fil des ans, nous avons échangé de nombreux terrains. Nous avons ainsi organisé le parcellaire pour faciliter et mécaniser le travail. À Baslieux, en particulier, des aménagements collectifs ont été réali­sés grâce à une ASA (Association syndicale autorisée) pour lutter contre l’érosion et le ruissellement et pouvoir circuler plus facilement.

Côté terroir, les deux sites se complètent. « À Vauciennes, les sols sableux et calcaires sont plus chauds et plus réactifs aux pluies qu’à Baslieux, observe le vigneron. Malgré son exposition nord, ce secteur est plus précoce que Baslieux, qui est exposé Sud/Sud-Est, mais sur des sols argilocalcaires plus lourds et tardifs. Sur les deux sites, certaines vignes sont accidentées : pentes, dévers, pierres…

Huit cépages s’y épanouissent, une rareté en Champagne où 99 % de l’encépagement se partage entre le Chardonnay, le Pinot Meunier et le Pinot noir. La famille Liébart a réintroduit tous ceux autorisés par l’appellation. En conjuguant la diversité de ses terroirs et de ses cépages, elle compose onze cuvées dont cinq parcellaires qui racontent toutes une histoire. En 2008, nous avons planté 4 ares de Petit meslier, d’Arbane et de Pinot blanc au milieu d’une parcelle de Chardonnay, relate Laurent Liébart. Nous avons d’abord tout vinifié ensemble, puis nous avons vinifié séparément le Petit meslier avec l’aide de notre œnologue-conseil. Le résultat nous a plu et nous en avons planté une parcelle de 40 ares d’où nous tirons la cuvée l'Enclos.

Une autre cuvée valorise une parcelle complantée à parts égales avec ces trois cépages sur l’ancien potager familial. En référence à l’histoire de ce terrain, nommé Les Jardins, cette cuvée s’appelle Horti.

Les vignes les plus anciennes, du Pinot noir planté en 1964 au lieu-dit Les Grès –, sont également vinifiées à part. Enfin, un 100 % Chardonnay baptisé Blancs de Blanche fait honneur à Blanche de Castille, les vestiges millénaires de son château bordant la parcelle dont il est issu. Ces parcelles chargées de petites ou grandes histoires sont vinifiées séparément. Mais nous ne mettons pas les vins en bouteille chaque année, précise Laurent Liébart. Nous faisons parfois vieillir la vendange un an de plus pour assembler deux millésimes d’une cuvée parcellaire.

Huit cépages

Après le Petit meslier, l’Arbane et le Pinot blanc réintroduits en 2008, Laurent Liébart a planté deux rangs de Pinot gris en 2018 « pour voir ». Le trouvant trop fragile à cause de sa peau très fine, il en est resté là. Récemment, il a planté vingt-cinq pieds de Voltis par curiosité, un nouveau cépage tolérant au mildiou et résistant à l’oïdium, autorisé à l’essai par l’Inao pour dix ans. Avec le Chardonnay, le Pinot noir et le Pinot meunier, le domaine compte huit cépages.

d'après Bérengère Lafeuille de Vitisphère

 

 

 

 

19 septembre 2025

Pascaline Lepeltier en course pour le titre de meilleur sommelier du monde 2026

Pascaline Lepeltier la meilleure sommelière de France et MOF sommellerie 2018 va représenter la France lors de l'épreuve monidale individuelle en 2026 au Portugal. Bastien Debono, Florent Martin et Philippe Troussard seront à ses côtés pour l'épreuve par équipes.

 

Sur les trois candidats en lice pour représenter la France lors du prochain mondial de Lisbonne en 2026, c’est Pascaline Lepeltier qui a tiré son épingle du jeu lors de la sélection opérée le 16 septembre à la Kedge Business School de Paris. Elle s’est distinguée devant les deux autres prétendants Bastien Debono , meilleur sommelier de France 2024 et Florent Martin, meilleur Ouvrier de France sommellerie 2023 et meilleur sommelier de France 2020.

C’est à l’issue d’une série d’épreuves de niveau mondial imaginées par les co-directeurs de l’équipe de France de sommellerie David Biraud et Romain Iltis que Pascaline Lepeltier a gagné son ticket pour représenter la France au concours de meilleur Sommelier du Monde.

Par équipe aussi :

Florent Martin sera son suppléant alors que l’ensemble de l’équipe de France , Pascaline Lepeltier, Florent Martin, Bastien Debono et Philippe Troussard (MOF 2015 va poursuivre sa préparation en vue du titre par équipes, en se réunissant en novembre à Lyon, puis en Arménie au printemps 2026, en vue de l’ultime échéance portugaise.

d'après Vitisphère

 

13 septembre 2025

Le renouveau du vin en Bretagne


Un  coup d’oeil sur  la renaissance d’un cépage disparu le Berligou,  Après avoir retrouvé des lianes à l’état sauvage au pied du château des ducs de Bretagne à Nantes,Poiron-dabin, vigneron de  Muscadet les a fait greffer pour produire du rouge du rosé et des fines bulles rosées, comme à l’époque de Anne de Bretagne au début du XVIe siècle.  Pour plus d’infos, rendez vous sur leur site : www.poiron-dabin.com.

Le domaine Les Longues Vignes sis à Saint jouan sur les bords de la Rance à quelques kilomètres de Saint Malo sur 4,5 ha, en pente sur un sous sol kiméridgien de schistes comme à Chablis produit du Chardonnay, du Pinot noir et du Groleau et achète dans la Loire des grains de Chenin pour les vinifier. Son Chardonnay 2024 vous donne vraiment l'impression d'un bon Chablis, ce qui est plutôt rare. Je vous le recommande pour étonner vos invités à 22 €. Quand à la cuvée de prestige au plus long vieillissement, elle est un peu cher à 45 €. Son Pinot noir 2023 ne ferait pas s'indigner des bourguignons, mais à 45 €, autant aller en Bourgogne. Le Groleau 2023 vaut bien ceux de  Loire, mais à 22 €, autant rester dans la Loire.

reproduction interdite © stackanovins 2025

Les vignes bretonnes connaissent une explosion de leur rendement, leur production pour 2025 devrait tripler.
Les vignes bretonnes connaissent une explosion de leur rendement, leur production pour 2025 devrait tripler.

Il y a encore un an, les vignes bretonnes donnaient à peine 50.000 bouteilles. Cette année, elles en promettent trois fois plus, soit près de 150.000 bouteilles. Une progression spectaculaire, due à la fois à une météo favorable et à l’entrée en production de nouveaux vignobles.

Le soleil perce à peine sur les côtes bretonnes que les vendangeurs s’activent déjà. Cette année, la Bretagne s’apprête à produire près de 150.000 bouteilles, un chiffre trois fois supérieur à celui de 2024. Sur le domaine de Lamballe, près de Vannes, les équipes récoltent les grappes sur les 10 hectares plantés en 2022 et 2023. La différence est d’abord météorologique, dit le propriétaire. «L’an dernier, c’était catastrophique. On n’avait presque rien», se souvient le vigneron Dominique Lamballe, ayant donné son nom au domaine situé dans le Morbihan. Pluie, maladies, rendements faibles : le millésime 2024 avait découragé les plus optimistes. Mais 2025 a inversé la tendance : un mois d’août ensoleillé, chaud, ponctué d’un peu de pluies. Résultat, des vendanges avancées et le raisin qui arrive se révèle «plutôt bon, en quantité et en qualité», se félicite le vigneron breton.

Cette année, quinze nouveaux domaines vendangent pour la première fois en terres bretonnes. Depuis la levée de l’interdiction de planter en 2016, la Bretagne séduit les néovignerons locaux, mais aussi venus d’ailleurs, venus conquérir un territoire encore vierge. «Dans d’autres régions, on ne peut plus créer de nouvelles terres. Ici, tout est à inventer. C’est cet aspect pionnier qui attire», analyse Dominique Lamballe. Pour l’heure, les cuvées sortent sous l’étiquette «Vin de France», autrement dit sans appellation, mais la qualité et le volume de la production pourraient ouvrir la voie à une reconnaissance officielle dans le futur.

Le triplement de la production ne s’explique donc pas seulement par la météo. Le domaine de Lamballe produira cette année entre 8000 et 9000 bouteilles. «Les vendanges étaient prévues pour début septembre». Pourtant, le samedi 23 août, le plus grand domaine viticole planté de Bretagne lançait les récoltes les plus précoces de son histoire. «On ne pensait pas vendanger si tôt. Et finalement, on se retrouve avec une première production au-dessus de nos attentes», confie le vigneron. Cette dynamique est visible dans toute la région : de nombreuses plantations de 2022 et 2023 arrivent à maturité cette année. Forcément, le volume explose, résume Édouard Cazals du domaine des Longues Vignes, , qui vient de faire son entrée au prestigieux Guide des meilleurs vins de France 2026 de la Revue du Vin de France. Une première pour un domaine breton. Ça a triplé cette année, et ça continuera de tripler, précisant que c’est une évolution normale.

d'après le Figaro

 

27 août 2025

Château Lafleur quitte l'appellation Pomerol

Coup de tonnerre à Pomerol ! L'emblématique Château Lafleur a annoncé qu'il ne revendiquerait plus les appellations Pomerol et Bordeaux pour ses vins dès la récolte 2025.

C'est un choix fort et inédit que vient de faire le Château Lafleur, qui avec son légendaire voisin Petrus, est sans nul doute l'une des propriétés les plus emblématiques de Pomerol. Dans un courrier adressé à ses clients, la famille Guinaudeau, qui détient la célèbre propriété, indique qu'à partir de la récolte 2025, Château Lafleur ne revendiquera plus les appellations Pomerol et Bordeaux pour ses vins. Un choix dicté selon la famille par les assauts du réchauffement climatique.
Les vins de Château Lafleur seront désormais revendiqués en Vin de France
Notre climat change vite et fort. Les millésimes 2015, 2019 et surtout 2022 en furent des témoins marquants. 2025 franchit un nouveau palier. Nous devons nous adapter, réfléchir et concrètement agir. Dans les faits, nous évoluons dans les choix de conduite de nos vignes plus rapidement que ne l'autorisent nos systèmes d'Appellations d'Origines Contrôlées explique la famille Guinaudeau dans ce courrier.

En conséquence, tout en gardant un réel respect pour l'ensemble de nos collègues vignerons et les syndicats de Pomerol et Bordeaux, nous avons choisi de ne pas revendiquer les appellations Pomerol et Bordeaux à partir de la récolte 2025. Les six vins de la Société civile du Château Lafleur seront donc déclarés en Vin de France à partir de la récolte 2025 indique la propriété.
En prenant cette décision radicale, Château Lafleur décide donc de se démarquer dans une des rares appellations bordelaises où il n'existe aucune classification officielle. C'est aussi une nouvelle remise en question des cahiers des charges imposés par les AOC à l'heure où le climat et les habitudes de consommation changent.

d'après Benjamin Helfer de la RVF

10 août 2025

Angélus sous administration judiciaire : le vin de James Bond divise sa famille

Comme les diamants, les conflits familiaux sont-ils éternels? Pour recoller les morceaux d’une famille désunie, le juge des référés du tribunal de commerce de Libourne a nommé ce 6 mai maître Sylvain Hustaix comme administrateur judiciaire provisoire du château Angélus (130 hectares de vignes, dont 65 ha à Saint-Émilion et plus de titre de grand cru classé depuis 2022). Désigné pour 12 mois renouvelables, le mandataire judiciaire doit « faire se concilier les branches familiales actionnaires en vue de la mise en place d’une gouvernance pérenne  et résoudre à l’amiable les différends opposant deux groupements d’actionnaires issus de deux branches familiales copropriétaires du vin de l’agent 007.

Le conflit oppose des membres des deuxièmes et troisièmes génération succédant au fondateur d’Angelus, Maurice de Boüard, qui a eu trois fils : Jacques, Christian et Alain de Boüard. Les tensions actuelles mobilisent la branche d’Hubert de Boüard de Laforest (fils de Jacques de Boüard, promoteur du développement de la propriété et acteur du classement en premier grand cru classé A d’Angélus de 2012 à 2022) et les branches Grenié de Boüard et Kellerson (issues de Christian de Boüard). Thierry Grenié de Boüard issu de cette dernière branche, éphémère directeur général adjoint d’Angélus (2016-2019) et désormais mobilisé sur la propriété familiale du château Daugay (à Saint-Émilion, autonomisé d’Angélus en 1982 et ayant été gérée par ses parents Hélène de Boüard et Jean-Bernard Grenié. Depuis 2012, Stéphanie de Boüard-Rivoal assure la direction du château Angélus, ayant succédé à son père Hubert de Boüard (restant salarié rattachée à la direction du domaine, tout en ayant une activité d’œnologue conseil à Bordeaux et dans le monde).

Différend depuis des années

Entre les deux branches, les tensions ont conduit à l’impossibilité de nommer en assemblée générale les organes de direction le 23 février 2025 (conseil de surveillance et directoire).  Le différend opposant les deux groupements d’actionnaires perdure depuis plusieurs années sans trouver de solution malgré diverses tentatives de conciliation » rapporte le tribunal, qui a nommé un administrateur judiciaire jusqu’à ce qu’il y ait nomination d’un conseil de surveillance et de membres du directoire. Publié ce 11 juillet, les fins de présidence du directoire de Stéphanie de Boüard-Rivoal et de présidence du conseil de surveillance de Philippe Kellerson font écho à la nomination de l'administrateur provisoire.

Contactée, la direction d’Angélus confirme que la propriété est sous administration judiciaire depuis 3 mois. Revendiquant le titre de première actionnaire via sa holding, Stéphanie de Boüard-Rivoal précise que cet appel au tribunal fait suite au blocage de la gouvernance dans le cadre d’un conflit actionnarial. L’administrateur judiciaire peut voir prendre fin sa mission dès qu’une solution au différend qui oppose les branches familiales sera trouvé, ajoute la direction, précisant que la partie opérationnelle de gestion de la propriété reste assurée par les équipes d’Angélus, dont Stéphanie de Boüard-Rivoal et Hubert de Boüard de Laforest.

Ce dernier indique à Vitisphere que quand des positions sont difficilement conciliables, la vie et un membre extérieur permettent de résoudre la situation. L’arrivée d’un administrateur simplifie beaucoup une gestion familiale compliquée faute d’accord. Les assemblées générales sont plus sereines qu’il y a 6 mois. Un autre membre de la famille souligne que « ce sujet nous appartient, il n’y a rien à dire de plus : il y a deux branches depuis toujours ». Ce que confirme Hubert de Boüard de Laforest :  la situation familiale n’est pas nouvelle. Depuis 40 ans que je suis dans l’entreprise, cela n’a jamais été très simple. Il y a désormais plus de fluidité  estime le président de la Jurade de Saint-Émilion.


La nomination d’un administrateur judiciaire pour Angélus suscite des rumeurs dans le vignoble bordelais où l’on imagine qu’il n’y a pas de fumée sans feu et où l’on se pose la question de la santé financière de l’ancien cru classé. Pour sa direction, il n’y pas de sujet, le domaine reste solide après une campagne des primeurs ayant connu un certain succès malgré la conjoncture (Angélus a investi ces dernières années dans un réseau commercial mondial. N’ayant pas arraché de vignes en dehors des restructurations habituelles, Angélus finalise les travaux lancés depuis 4 ans de son nouveau chai gravitaire qui ne devrait pas accueillir la vendange 2025. Alors que les rumeurs de crus classés mis à la vente enflamment les spéculations, Angélus se montre rassurant et confiant dans un environnement brulant.

 Stéphanie de Boüard est une femme de tête qui tient la barre avec fermeté, rigueur et précision, sans que les résultats ne puissent totalement déplaire à la branche Grenié  analyse un propriétaire de la rive droite, pointant que  son père est un grand commercial, qui sait faire du vin, et qui soutient tout le temps sur le terrain son équipe commerciale qui lui a permis de sortir de la dépendance au négoce. Et grand bien leur en a pris  alors que les ventes en primeur patinent face aux surstocks du négoce et le manque de demande des marchés. Ce qui se traduit par la fragilisation des grands crus.  Il y a beaucoup trop de biens prestigieux à la vente et des acheteurs qui regardent les comptes et se posent des questions sur la commercialisation  analyse un connaisseur de Saint-Émilion, pointant que si de  magnifiques vendanges arrivent, les chais sont pleins et les comptes en banque sont vides .

d'après Alexandre Abelan de Vitisphère

20 juillet 2025

Yquem change de direction

Pierre Lurton passe le flambeau à Lorenzo Pasquini

Nouvelle ère pour l’iconique château d’Yquem. Lorenzo Pasquini  prend la direction générale du cru de LVMH. S’éloignant de la gestion opérationnelle, Pierre Lurton restera présent, et président, du premier grand cru classé supérieur qui se bouge techniquement et commercialement.

Accompagnant la mue du vénérable château d’Yquem (premier grand cru classé supérieur en 1855), Lorenzo Pasquini en prend la direction générale cet été. Directeur d'exploitation depuis l’automne 2020 et la conversion bio du domaine actée en 2022, Lorenzo Pasquini (36 ans) succède à Pierre Lurton (68 ans), qui veille aux destinées d’Yquem depuis 2004 (en tant que PDG après le départ du défunt Alexandre de Lur Saluces, suivant la prise de contrôle par LVMH). Figure bordelaise, Pierre Lurton conserve la présidence et les missions de représentation extérieure et d'orientation stratégique  du domaine précise un communiqué, rappelant que Pierre Lurton « a recruté et formé Lorenzo Pasquini en l’engageant en 2015, d’abord pour le domaine argentin Cheval des Andes que Pierre Lurton préside.

S’étant renouvelé techniquement (avec la conversion à la viticulture biologique de ses 109 hectares de vignes en particulier, mais aussi un travail sur les couverts végétaux, le bilan carbone, les salariés…), le château d’Yquem se repositionne aussi commercialement (en accompagnant sur les marchés des sorties en mars du millésime n-3 de ses 80 000 cols/an de premier vin à des prix moins fluctuants pour pousser la consommation des vins plus jeunes…).  Notre vision est de faire en sorte qu’Yquem continue à être Yquem : ni plus, ni moins. Préserver ne veut pas dire figer, mais regarder le passé avec respect, humilité et garder un regard critique afin d’évaluer ce qui est à conserver et ce qui doit évoluer » résumait Lorenzo Pasquini en 2023. « Cette nomination s'inscrit dans la continuité de la stratégie qui a permis de donner un nouveau souffle au château d'Yquem ces dernières années confirme le communiqué de LVMH.

Lorenzo Pasquini reportera à Jean-Jacques Guiony (63 ans) et à Alexandre Arnault (33 ans), respectivement PDG de Moët-Hennessy et directeur général délégué de la branche vins et spiritueux de LVMH. Comme les autres directeurs des propriétés de LVMH Vins d'Exception : Pierre-Olivier Clouet pour le château Cheval Blanc (Saint-Émilion) et Jacques Devauges du Clos des Lambrays (Morey-Saint-Denis).

Formé en Italie et en Gironde à la viticulture et à l’œnologie en Italie, Lorenzo Pasquini a d’abord travaillé comme assistant du directeur technique du château Palmer (grand cru classé en 1855 à Margaux, certifié en biodynamie, avant de rejoindre en 2015 à Mendoza la direction technique de Cheval des Andes, puis de prendre en 2018 le poste de régisseur général des domaines Albada Jelgersma (châteaux Giscours et du Tertre, grands crus classés à Margaux, ainsi que Caiarossa en Toscane. En octobre 2020, il a rejoint le château d'Yquem, succédant à Francis Mayeur comme directeur d’exploitation.

Issu d’une famille ancré dans le vignoble bordelais, Pierre Lurton est également le propriétaire du château Marjosse (AOC Bordeaux, à Tizac-de-Curton).

d'apràs Alexandre Abellan de Vitisphère

 

 
11 juin 2025

Le Champagne à 15 € de Didier Chopin était du vin espagnol au gaz carbonique

Didier Chopin est accusé d’avoir produit massivement du faux Champagne.

Accusé d’avoir fabriqué du faux champagne à partir de vins bas de gamme, Didier Chopin, vigneron marnais, risque gros. Mais comment a-t-il produit ces fausses bouteilles ?                                                  Didier Chopin, un nom qui raisonne désormais dans toute la Champagne. Vigneron marnais, il a été jugé cette semaine à Reims pour avoir écoulé environ un million de bouteilles de faux champagne, produites à partir de vins espagnols et ardéchois gazéifiés, puis étiquetés comme issus de l’appellation. L’affaire a, ce mercredi, abouti à des réquisitions lourdes : quatre ans de prison, dont un an ferme, et 100.000 euros d’amende. Une peine à la hauteur d’une fraude estimée à plusieurs millions d’euros, alors que le verdict sera rendu en septembre prochain.

C’est entre le 1er juin 2022 et le 31 mai 2023 que Didier Chopin a orchestré sa fraude depuis deux sites distincts, au sein de sociétés qui lui appartenaient. D’abord, à Billy-sur-Aisne, dans l’Aisne, où il remplissait les bouteilles avec du vin acheté à bas prix en Espagne et en Ardèche. Ensuite, direction Champlat-et-Boujacourt, dans la Marne, où les bouteilles recevaient de vraies étiquettes de champagne avant d’être mises sur le marché. Pour faire mousser le tout, Didier Chopin ajoutait du gaz carbonique, reproduisant les bulles caractéristiques du champagne, puis du sucre et une liqueur afin de masquer les défauts du vin bas de gamme. Ces bouteilles étaient ensuite écoulées via la grande distribution, à des prix défiants toute concurrence, autour de 15 € la bouteille, soit beaucoup moins cher que le prix habituel.
Ce vin faussement garanti Champagne n’a pas seulement trompé les consommateurs français. Selon les enquêteurs, les bouteilles ont été écoulées dans plus de 40 pays. En France, les tarifs particulièrement bas ont permis d’éveiller les soupçons. Un professionnel du secteur préférant rester anonyme et habitant à proximité de l’ancien domicile de Didier Chopin à Marais-le-Port, interrogé par Le Figaro Vin, se souvient : Franchement, au début, personne ne savait vraiment ce qu’il faisait. Il restait dans son coin, faisait son business. Mais lorsque les contrats passés avec de grandes enseignes ont commencé à émerger, accompagnés de prix totalement incohérents avec ceux du marché, les premiers doutes sont apparus.

Dans la région, la filière viticole encaisse le choc. Ce genre d’affaire jette une ombre sur tout un métier, souffle ce même acteur du secteur. Le Champagne, c’est ultra-contrôlé. Il y a des inspections dans les pressoirs, sur les approvisionnements, sur les rendements. Normalement, c’est très difficile de frauder. Et pourtant, Didier Chopin aura su contourner les règles, en utilisant des jus achetés environ 2 €le litre, contre 7 à 8 € pour du vrai Champagne, et en leur donnant artificiellement les caractéristiques. Ensuite, il vinifiait tout ça chez lui, en y ajoutant du sucre pour masquer les défauts et donner l’illusion d’un produit abouti, poursuit-il. L’ajout de gaz carbonique simulait l’effervescence naturelle du Champagne. Certains le soupçonnent même d’avoir mêlé quelques litres de véritable vin champenois dans ses cuvées frauduleuses, pour semer le doute lors d’éventuels contrôles.


Beaucoup de vignerons, indignés, ont vu dans ce scandale un coup porté à toute une profession. Ça a entaché toute la profession. Ce genre d’affaire donne une mauvaise image du champagne en général, déplore le professionnel du champagne. La colère est d’autant plus vive que certains domaines portant le même nom de famille  que l’accusé, sans aucun lien avec lui, craignent de subir des conséquences de cette homonymie. Le domaine Julien Chopin, par exemple, s’est vu contraint de rassurer ses clients. Il n’y a pas qu’un vigneron qui s’appelle Chopin…, ironise-t-il, tout en rappelant que leur maison n’a aucun lien avec l’accusé. Au début, je me suis dit qu’il n’y aurait pas d’impact… Mais depuis la diffusion, des clients nous appellent pour nous dire qu’ils ont dû expliquer à des amis ou à des connaissances que ce n’est pas notre domaine qui est concerné, confie le domaine dans une interview au média local l’Union.

 Comment le vigneron accusé a-t-il procédé pour produire ses fausses bouteilles ?

Hypocrisie totale et complicité de toute la chaîne de distribution qui a fait semblant de croire que du Champagne a 15 € c’était possible. Sans parler des clients quand même pas tous stupides et qui ont fait comme si c’était une bonne affaire. Curieusement l’article semble sous-entendre que cette bibine pouvait ressembler à du Champagne. Serait ce donc techniquement faisable ?

 

d'après le Figaro

 

 

 

29 mai 2025

Les vignes préphyloxériques de Bollinger

Les Vieilles Vignes françaises de la maison Bollinger, à Aÿ, représentent un condensé de l’histoire de la région. Et constituent une expérience de dégustation hors norme.

C’est un petit bout de terre au cœur du village d’Aÿ. Il s’est joué du phylloxéra, cet ennemi rampant et vorace, a ignoré la voie de la raison, a snobé les multiples évolutions de la viticulture. Il n’a fait aucun compromis, restant lui-même. Cela lui a réussi. Ces quelques ares ont fini par être appréciés pour leur sens de la tradition, leur respect des règles anciennes et sont devenus un trésor vivant du patrimoine. Cette attitude de résistance au changement a donné à ce morceau de Champagne une grande valeur, tant scientifique qu’historique ou monétaire. La viticulture est parfois un peu plus qu’un ensemble de techniques agricoles. Ces parcelles qui se jouent du temps, des époques et des modes, pour voir finalement leurs rarissimes fruits illuminer les palais de ceux qui ont la chance d’y accéder, méritent toute notre ferveur.
À découvrir

Puisqu’il est question de vin, commençons par le goût. Nul n’oubliera une dégustation de Vieilles Vignes françaises, quand bien même il ne s’est agi que de quelques gorgées. Ce champagne révèle une concentration d’arômes hors du commun. Il est complexe, mais jamais pédant. Il fait partie de ceux qui donnent, pas de ceux qui en rajoutent. Les vignes sont constituées à 100 % de pieds de pinot noir. «C’est le goût du pinot noir  ultime», lâche Denis Bunner, le chef de cave de la maison, actuel gardien de ce temple bachique.

Les notes de fruits très mûrs se mêlent à celles des fruits rouges, des cerises délicates, parfois des fraises. C’est un jardin d’été. En bouche, chacun est marqué par sa texture crémeuse, séductrice en diable. Contrairement à certains millésimes liés à une chaleur exubérante. Le 2014 s’inscrit dans un univers de fraîcheur, comme un miroir de cet été sans excès, de ce mois d’août en demi-teinte qui vit mûrir le raisin avec lenteur. L’élevage en fût, en gommant quelques aspérités dispensables, lui a donné une grande délicatesse. Sa finale sur les écorces d’agrumes et les amers, un vrai conte des mille et une nuits, est un appel irrésistible à une nouvelle gorgée. Ce vin donne toute la dimension du pinot noir car il en est la quintessence.

Quand on touche ce vin, on touche un bout de la Champagne d’avant le phylloxéra, cet insecte arrivé chez nous en 1892 et qui a nécessité des replantations. Sauf dans quelques endroits préservés, comme ici à un jet de pierre des installations techniques de la maison», reprend Denis Bunner. Les deux clos Saint-Jacques et Chaudes-Terres qui constituent les vieilles vignes représentent 36 ares. Une goutte à l’échelle de l’appellation. Ces plants ne sont pas greffés sur des porte-greffes américains, comme cela s’est fait pour les isoler du maudit prédateur et sauver le vignoble. D’où leur nom : Vieilles vignes françaises. Elles sont majoritairement plantées en foule, une approche vinicole qui remonte au Moyen Âge et donne parfois une impression de désordre des rangs, bien éloignée des canons de la viticulture contemporaine. La concentration est de mise. Rapporté à une plus grande vigne, cela donnerait plus de 25 000 pieds par hectare, quand, aujourd’hui, les plus hautes densités oscillent autour de 10 000 pieds par hectare.

Ici, les plants se propagent par marcottage, ce procédé de multiplication naturelle des végétaux par rhizogenèse. Autant de techniques qui ont plus ou moins été abandonnées car aujourd’hui le phylloxéra est partout. En outre, les travaux de la vigne ont été largement mécanisés pour gagner du temps. Ainsi, les vieilles vignes de Bollinger donnent une idée du paysage viticole d’avant 1914, avant les catastrophes humaines et végétales qui touchèrent avec tant de sévérité la région.
Une toute petite production

La météorologie semble ici plus indulgente qu’ailleurs. Les clos constituent une sorte de microclimat. Les vignes sont très peu touchées par le gel. La rareté est une autre caractéristique de ces vieilles vignes. On y compte très peu de grappes par pied. Avec un rendement de 2 000 kg à l’hectare, environ cinq fois moins que la moyenne champenoise, autant dire qu’il va être difficile d’inonder la planète. D’autant plus que la maison se réserve le droit de ne pas libérer la récolte si elle estime qu’elle n’est pas au niveau attendu, si elle ne peut pas s’enorgueillir de cette complexité, cette richesse, cette longueur… Ce fut le cas en 2001 et en 2011. Il y a une dizaine d’années, Bollinger produisait environ 3 000 bouteilles par an. Mais la production a fondu car a 3ème parcelle a été récemment détruite par le phylloxéra, et la maison se contente désormais de 1 000 ou 1 500 bouteilles. Des attaques de phylloxéra sont à l’origine de cette baisse alarmante. L’insecte maudit, qui semble apprécier la chaleur, n’a pas dit son dernier mot. Et revient à l’assaut. «Nous cherchons des solutions et creusons le sujet avec l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) de Bordeaux, reprend Denis Bunner. Il s’agit de mettre au point des solutions de lutte biologique, notamment avec des couverts végétaux qui servent de leurre ou des protections des racines avec des mycorhizes. Mais il faut reconnaître qu’aujourd’hui peu d’équipes travaillent sur le sujet.» Le phylloxéra revient à la charge mais peu de vignerons s’en soucient car toutes les vignes sont désormais greffées…


L’ancienneté des vieilles vignes de Bollinger pourrait rimer avec résistance mais, ici, c’est tout le contraire. Elles sont les premières touchées par le réchauffement climatique . En 2019, en 2020, en 2022, nous avons subi une période de stress hydrique et les racines ont été touchées par la sécheresse. Depuis, nous utilisons certaines techniques pour les protéger, comme le paillage pour maintenir une certaine fraîcheur.»

Question de circonstance : quel âge ont les vieilles vignes ? «Chez Bollinger, nous réalisons notre propre sélection des meilleurs plants depuis les années 1960. C’est ce matériel végétal qui est utilisé pour les replantations. Et nous replantons quelques pieds tous les ans», conclut Denis Bunner. Les parcelles se renouvellent ainsi en permanence. Dans ces conditions, impossible de leur donner un âge. C’est leur privilège.

d'après le Figaro

 

 

14 avril 2025

La chute de Florence Coiffard épouse de David Biraud et de Papilles et Pupillles

En avril 2024, les comptes 2023 de Papilles et Pupilles déposés auprès du tribunal de commerce affichaient un million d’€ de pertes, pour 2,6 millions d'€ de chiffre d’affaires. Au bilan, les dettes fournisseurs s’élevaient à 1,1 million d'€. Le nombre de maisons concernées ? Une cinquantaine, pour des dizaines de factures supérieures à 50 000 €. Leur nom, en accès libre sur Internet, circule dans la profession. Une information reste confidentielle : qui a obtenu un remboursement total ? Partiel ? Qui a tout perdu ? Deux maisons semblent avoir limité la casse : les cognacs Lhéraud et le domaine beaunois Lucien Le Moine, qui ont refusé de répondre à nos questions.

La société affiche aussi 380 000 € de dettes bancaires, liées à deux PGE. Enfin, selon le mandataire judiciaire, les dettes fiscales et sociales atteignent 230 000 €. L’État sera le premier remboursé, dont les AGS qui ont pris en charge les salaires impayés des six salariés. « On va répartir les fonds d’environ 150 000 € que l’on a réussi à récupérer », explique le mandataire social qui reconnaît avoir appelé des vignerons pour leur réclamer les commissions apparaissant dans la liste d’impayés. « Ça, c’était le comble ! Nos factures n’étaient pas payées et on nous réclamait des commissions », s’insurge notre vigneron angevin, toujours sous le sceau de l’anonymat.

Pour beaucoup de ses fournisseurs, la faillite de Cléonie, outre une ardoise, entraîne la perte de plusieurs mois de chiffre d’affaires sur des marchés importants comme la restauration parisienne. Par peur de rétorsions, plusieurs propriétaires se refusent à donner une suite pénale à la triste affaire. Florence Coiffard, de son côté, continue à accompagner des acteurs du secteur avec, confie-t-elle, « une vision pragmatique et enrichie par cette épreuve ».

d'après Sylvie Andreau de la RVF

23 mars 2025

Les dérives perpétuelles du concours des vins du salon de l'agriculture

Ce tenant  samedi 22 et  dimanche 23 février à l’occasion du salon de l’Agriculture à Paris, les finales de dégustation des vins du Concours Général Agricole (CGA) viennent de rendre leur palmarès : 3 361 médailles sont décernées (stable par rapport à 2024). D’après les résultats tout juste publiés en ligne, les autocollants aux feuilles de chêne pourront être affichées par 604 cuvées du Languedoc-Roussillon (dont 156 IGP Pays d’Oc, 45 Corbières…), 552 de la vallée du Rhône (dont 149 Côtes-du-Rhône, 79 IGP Ardèche…), 502 cuvées de Provence (dont 202 AOC Côtes de Provence, 50 Coteaux d’Aix en Provence, 47 Coteaux Varois, 42 IGP Var…), 445 de Bordeaux (dont 133 AOC Bordeaux), 365 du Val de Loire et du Centre (dont 44 Muscadet Sèvre-et-Maine…), 297 du Sud-Ouest (dont IGP Côtes de Gascogne…), 216 de Bourgogne (dont 47 AOC Bourgogne), 115 d’Alsace, 61 du Beaujolais, 58 de Champagne, 52 de Savoie-Bugey, 45 de Corse, 36 du Jura et 13 de Lorraine.

D’après le CGA, l’obtention de la médaille augmenterait de 20 à 40 % les ventes. Se tenant depuis 1870, ce concours agricole est massif en échantillons et restrictif en médaille (un quart des candidats est finalement médaillé). En 2025, la part de médaille d’or monte à 48 % (+2 points en un an), celle en argent reste stable à 41 %, quand la part de bronze est divisée par deux (tombant à 11 %). Les rouges pèsent pour 43 % des médaille, les blancs 36 % et les rosés 20 %, une répartition stable. Le millésime 2024 représente 62 % du palmarès. La certification bio est affichée par 540 cuvées médaillées (16 %).

D'après Alexandre Abellan

Ce concours est probablement le moins régulier de France. En effet c'est quasiment le seul où des vignerons sont présent aux tables et font régner l'omerta afin de bourrer le maximum de médailles pour les copains concernant des vins souvent sans aucun intêret. Il nous a été indiqué qu'à une table où 18 vins étaient présentés le vigneron président de l'IGP régionale avait exigé que 9 médailles soient attribuées, ce qui est une double infraction aux règles établiies par la DGCRF. Il suffit d'autre part de consulter la liste des vignerons candidats pour constater que dans la plupart des régions, les meilleurs ne sont pas présents . Il serait temps de faire le ménage.

A part beaucoup de vins sans intêret, une jolie découverte :  le domaine Florence Pelletier à 52400-Coiffy, pas loin de l'Aube et  de ses Champagnes mais en IGP coteaux de COIFFY. Vous y trouverez de jolis blancs, rouges & rosés dans les 15 €. Mais la découverte, c'est leur Vin de bulles rouge réalisé à 30% en Pinot noir et 70% en Muscat ottonel. A 15 € le col, précipitez vous car c'est particulièrement original.

19 février 2025

De jolis vins parsiens

Coup de cœur pour ce vin produit... à 15 km de la porte de Bagnolet

À Chelles,  aux Coteaux du Montguichet, Pierric Petit produit des vins très réussis, à l’image de ce pinot gris tout à fait délicieux.
 

 La viticulture francilienne est en  pleine renaissance. En 2025, cette résurrection est bien réelle, même si nous ne retrouverons jamais, bien entendu, les 40 000 hectares de vignes d’il y a trois siècles. Qu’importe, certains s’emploient au travail bien fait, c’est-à-dire à produire des vins enthousiasmant, bio et accessibles. Pierric Petit est de ceux-là : à Chelles, aux Coteaux du Montguichet, cet ancien menuisier exploite six hectares sur des terres où les traces de viticulture remonteraient au Moyen Âge. Une démarche qui ne s’inscrit ni dans le folklore, ni dans l’anecdotique.
Pierric, installé pour durer et pour porter haut le dynamisme de l’Île-de-France viticole, parle limon, schiste, et présente des vins tout ce qu’il y a de plus sérieux. Son tropisme bourguignon le pousse à travailler en parcellaire, avec des cuvées bien distinctes réparties par cépages : Pinot noir, Chardonnay et des plus originaux comme le Savagnin et le Pinot gris. C’est d’ailleurs ce dernier, dans la cuvée Retour Aux Sources, qui nous a particulièrement conquis. Disponibles chez 300 cavistes franciliens et en ligne, les flacons du domaine (entre 16 et 25 euros la bouteille) sont en vente un samedi par mois dans le cadre de portes ouvertes où dégustations et concerts se mêlent dans une ambiance chaleureuse. De l’œnotourisme en pleine région parisienne, il fallait le faire.
Cuvée Retour Aux Sources disponible en ligne sur vins-des-as.com (25 €)

Au domaine viticole de La Bouche du Roi, l’ambition de créer les premiers grands crus d’Île-de-France
Ce vignoble des Yvelines, créé ex nihilo, élargit sa gamme classique avec des cuvées d’exception.

C’est sans doute notre découverte la plus remarquable . Le domaine de La Bouche du roi a été créé à Davron, dans les Yvelines, par deux trentenaires, Adrien Pelissié et Julien Brustis. Les 27 hectares de vigne ont été plantés dans l’alignement du grand canal, à 14 kilomètres du château. Nous en sommes à la huitième feuille. Maintenant, nous connaissons le terrain. Le vignoble pourrait encore grandir. Je vais essayer de saisir une opportunité à proximité, lâche Adrien Pelissié, ambitieux. En début d’année, la propriété présentait Le Grand Lever 2022, un Chenin droit et voluptueux marqué par le coing et la mirabelle, le Sauvignon Grande Vue tout aussi recommandable, avec sa robe légèrement trouble, ses arômes de badiane et d’anis, sa bouche vive, le Chardonnay Louis d’or lui aussi réussi. Et Abondance, un Pinot noir avec très peu d’extraction, léger, léger.
Le domaine dévoile quatre crus de prestige, deux blancs et deux rouges (1 000 à 2 000 bouteilles pour chacune). Le Chardonnay La Voie royale 2023 se présente comme la tête de cuvée emblématique. L’amertume est parfaite, comme la viscosité, pour un vin parfaitement voluptueux. Le Chenin au nez fumé est produit dans une parcelle de 1 hectare dont sont issus trois jus distincts. L’idée est bien de ne pas boiser, de garder des vins purs. Le Pinot 2023 est issu de vignes plantées en 2018. Avec ce millésime, nous avons souhaité avoir un style moins “Nouveau Monde” qu’avec le 2022.» Le Merlot se révèle encore bien trop jeune. Le nez de fruit mûr est séduisant, mais en bouche il se montre trop acide. C’est le maillon faible de la série. Les prix des quatre nouvelles cuvées oscillent entre 110 et 150 €.

Adrien Pelissié, du domaine de La Bouche du Roi :
Cette collection de prestige est un nouveau pari pour le domaine. C’est aussi une façon de faire parler des autres jus, aux tarifs plus raisonnables (35 €). «Nous nous lançons dans un contexte économique difficile. Il faut attirer la lumière sur le domaine et la région. Cela implique un niveau de soin, de détail et d’équipe qui entraîne à la fin des prix élevés», justifie Adrien Pelissié.
La distribution n’est pas négligée, l’amateur trouve La Bouche du roi dans les établissements d’Alain Ducasse comme chez Bruno Verjus, le superbistrot de la rue de Prague, à Paris, ou chez Per Se à New York. Créer un domaine viticole n’a rien de simple. Il faut du métier, réunir des compétences et des fonds, rester désirable. Jusqu’à présent, La Bouche du roi réalise un parcours sans fautes.

d'après Le Figaro

 

9 février 2025

Le concours 2019 des vins de vignerons indépendants

Trois sessions ont réuni 650 dégustateurs pour chacune.

Dans la première je me suis confronté aux vins de cépageAltesse. Problème les trois autres, amateurs n'en avait jamais entendu parler. Ils ne savaient même pas que c'était un vin blanc savoyard. L'Altesse est aussi connu sous les noms d'Arbane, Fusette d'Ambérieu, Fusette de Montagnieu, Roussette, Roussette de Montagnieu, Roussette haute. Deux sous régions ont une appelation locale, Roussette de Bugey et Marestel, Au pied de la Montagne du Chat à l'ouest du lac du Bourget. Le vignoble est implanté sur les parties hautes et pentues du coteau (pentes de 30 à 70%), à exposition sud ouest, sur des sols argilo calcaire et sur les éboulis calcaires du jurassique. Il bénéfice d'un climat tempéré grâce au lac du Bourget : étés chauds et hivers doux. Cette dénomination géographique est liée à l’histoire du cépage Altesse. En effet, le Marestel doit son nom à Claude Mareste qui importa de l’île de Chypre, les premiers plants du cépage Altesse, remarqué par sa qualité. De retour de croisade, il les a offert à Anne de Lusignan (en guise de cadeau de mariage), fille du roi de Chypre, devenue duchesse de Savoie. Conseiller et maître d’hôtel du duc de Savoie Emmanuel-Philibert, ce dernier le fit baron de Lucey en 1563. Enfin, en mémoire du Croisé, la Duchesse baptisa ce vin « Marestel ». Le domaine et le château de Lucey furent vendus en 1816 à un marchand de bien, qui l’année d’après les céda au Comte de Boigne dont la famille possède encore ce vignoble. L'AOC Roussette de Savoie Marestel a été crée en 1973.

 

Nous avons goûté 12 domaines des milllésimes 2015, 2016 & 2018. Après bien des discussions j'ai obtenu que le  Marestel 2015 d'une grande intensité gustative obtienne une médaille d'or tant il supplantait pour moi tous les autres. A recommander particulièrement avec un salmonidé local comme l'omble chevalier.

Ensuite je suis passé à l'appellation lalande de Pomerol en millésime 2016 & 2017. Douze vins à comparer. Originalité  certains étaient déja ptêt à boire alors que d'autres étaient aujourd'hui du jus de bois imbuvable mais seront dans un futur d'au moins 10 ans stabilisés. En finale 2 médailles d'or.

J'ai terminé par une longue session de 9 Saumur-Champigny 2018 et 5 Saumur 2017. Rien de mauvais mais rien d'extraordinaire. en final, 2 or et un argent en Saumur-Champigny et 1 or et 1 argent en Saumur.

 

 

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27 janvier 2025

Palmarès des vins médaillés lors du 39e Concours des Vins de Chablis 2025

Nombre d’échantillons : 292
Nombre de dégustateurs : 72
Nombre de Domaines ou Maisons représentés : 79
Nombre de vins médaillés : 19


Petit Chablis 2023
Médaille d’Or
Domaine JOLLY et Fils

Médailles d’Argent
Domaine ELLEVIN

Médaille de Bronze
CHARLY NICOLLE
Domaine GAUTHERON Alain et Cyril

Nominés
Domaine Jean-Marc BROCARD
Domaine Christophe CAMU
Domaine Elodie CHALMEAU
Domaine Jean COLLET et Fils
Clotilde DAVENNE
Domaine de LA MOTTE
Domaine PAGNIER
Domaine SOUPÉ

Chablis 2023
Médailles d’Or
Domaine des MALANDES, Envers de Valmur
Domaine ORION

Médailles d’Argent
Domaine des HÂTES, Les Châtillons
CHARLY NICOLLE, Ante MCMLXXX

Médailles de Bronze
SCEV FRANCLET, Vieille Vigne

Nominés
BARDET et Fils
Domaine BEAUFUMÉ, Cuvée Réserve
Domaine Daniel DAMPT et Fils
Domaine Céline et Frédéric GUEGUEN
LAMBLIN & Fils
Domaine MICHAUT-JACOB
Domaine PAGNIER
Isabelle et Denis POMMIER
Domaine VRIGNAUD

Chablis Premier Cru 2023, Rive Gauche
Médailles d’Or
Domaine des MALANDES, Côte de Léchet

Médailles d’Argent
Domaine DE LA TOUR, Montmains

Médaille de Bronze
Domaine VERRET, Beauroy

Nominés
Domaine Daniel DAMPT et Fils, Beauroy
Domaine des HÂTES, Beauroy
Domaine MICHAUT-JACOB, Beauroy
Domaine MOSNIER, Beauroy
Domaine Elodie CHALMEAU, Montmains
Domaine des MALANDES, Montmains
PASCAL BOUCHARD, Les Vieilles Vignes, Montmains
Domaine Gérard TREMBLAY, Montmains
Domaine GAUTHERON Alain et Cyril, Vaillons
Domaine Céline et Frédéric GUEGUEN, Vaillons
Domaine MILCENT, Vaillons
Domaine LAROCHE, Vau de Vey
Domaine Laurent et Céline NOTTON, Vaugiraut
Domaine HAMELIN, Vau Ligneau
Domaine de LA MOTTE, Vau Ligneau
Domaine ELLEVIN, Vosgros

Chablis Premier Cru 2023, Rive Droite
Médailles d’Or
Domaine des MALANDES, Fourchaume

Médailles d’Argent
Domaine Jean COLLET et Fils, Mont de Milieu
Domaine GAUTHERON Alain et Cyril, Vieilles Vignes, Les Fourneaux

Médaille de Bronze
Domaine ELLEVIN, Vaucoupin

Nominés
Domaine VRIGNAUD, Côte de Fontenay
Domaine des HÂTES, L’Homme Mort
PASCAL BOUCHARD, Fourchaume
Domaine FOURNILLON, Les Fourneaux
Domaine Jean Paul et Benoît DROIN, Montée de Tonnerre
Domaine Dominique GRUHIER, Montée de Tonnerre
Domaine VOCORET et Fils, Montée de Tonnerre
Domaine GAUTHERON Alain et Cyril, Vaucoupin
J. MOREAU et Fils, Vaucoupin
Clotilde DAVENNE, Vaulorent

Chablis Grand Cru 2022
Médailles d’Or
Domaine Jean COLLET et Fils, Valmur

Médaille d’Argent
Domaine Jean Paul et Benoît DROIN, Valmur

Médailles de Bronze                                                                                                                                         Domaine Jean Paul et Benoît DROIN, Grenouilles
Nominés
Domaine Jean COLLET et Fils, Les Clos
GARNIER et Fils, Les Clos
Domaine Jean-Paul et Benoît DROIN, Vaudésir

21 janvier 2025

Tariquet, l’un des plus grands domaines viticoles de France, en grande difficulté

Le domaine Tariquet, important producteur de vin blanc et d’armagnac dans le Gers, confronté notamment à une succession de mauvaises récoltes, a été placé à sa demande en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce d’Auch, a annoncé lundi l’entreprise dans un communiqué. Après quatre mauvaises récoltes successives dues à une météo défavorable (du jamais vu dans la région de production) et pour faire face aux évolutions des marchés locaux et internationaux, le domaine Tariquet a décidé d’agir plutôt que subir et engage un projet de réorganisation stratégique, a-t-il souligné, ajoutant avoir obtenu l’ouverture d’une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce d’Auch.
 
Cette procédure engagée vendredi a pour avantage de geler le remboursement des créances passées et d’offrir un cadre clair et protecteur pour engager une réflexion sur l’avenir de l’entreprise, a précisé une source proche du dossier, alors que le domaine affirme vouloir procéder à une réorganisation durable. Cette initiative vise à assurer la pérennité de l’activité en dotant le domaine Tariquet d’une organisation et d’un financement adaptés à son nouveau cap, tout en préservant la continuité de son fonctionnement, explique le domaine qui, avec 1.125 hectares de vignes, est l’un des plus importants en taille en France.

La procédure prévoit une période d’observation de six mois et une première évaluation intermédiaire aura lieu le 4 avril prochain, a indiqué à l’AFP le greffe du tribunal de commerce. Dirigé par les frères Armin et Rémy Grassa, cinquième génération» de cette famille à l’exploiter, il produit à Eauze (Gers) en moyenne 8 millions de bouteilles de vin blanc et 120.000 bouteilles de bas-armagnac par an, précise le communiqué.

Ces dernières années, le domaine a été confronté, au-delà des mauvaises récoltes liées au dérèglement climatique et ses aléas agricoles (gel, grêle, mildiou)», à des difficultés conjoncturelles et structurelles, comme la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, la hausse des coûts de production ou des stratégies douanières comme celle des États-Unis, qui ont fait passer les ventes d’environ 8 millions à 5,5 millions de bouteilles par an entre 2021 et 2023. Affectée tantôt par les précipitations, la sécheresse, ou le gel tardif, la production viticole 2024 en France était annoncée fin novembre en recul de 23% sur un an à environ 37 millions d’hectolitres, un volume proche des niveaux historiquement bas de 2017 et 2021.

D'après Le Figaro

 

 
3 décembre 2024

Les Coteaux du Vendômois

Cette appellation de Loire, injustement méconnue nous propose de belles surprises.

- La Cave du Vendômois de Nicolas Parmentier  à 4110-Villiers sur Loir nous propose un bel assortiment : Blanc Montagne Blanche 2022, un Coteaux du Vandômois en Chenin à 5,5 €   qui vous ravira. Les Coutils 2022  également en Coteaux du Vandômois sans sulfite ajouté qui vous enchantera à 10 € . Gris Montagne Blanche en cépage local Pineau d'Aunis 2023 à 5,5 € vous ravira également ainsi que le rouge Montagne Blanche 2023 également à 5,5 €. Enfin ses bulles en méthode traditionnelle de Chenin pour les blancs et le Pinot d'Aunis pour les rosés à seulement 6,5 € vous feront oublié bien des Champagne. 
                                                                                                                                                                

- Le vigneron le plus connu de l''appellation reste le domaine Colin à 41100-Thoré La Rochette. Son Gris Bodin 2023 en Coteaux du Vandômois en Chenin est très au dessus des autres producteur comme son prix 11 €. Quand à son Rouge Emilien 2022 également en PInot d'Aunis, il est d'une intensité monumentale en bouche. 14,50 €.

Dans une autre dégustation de vins bio organisée par la Revue des Vins de France j'ai découvert un Bordeaux Côtes de Bourg qui m'a ébloui par la qualité et l'originalité de ses productions  : Le domaine Carparandy à 33240-Saint Gervais propose son Chateau Moulin de la Marzelle  un Côtes de Bourg, 80% Merlot et 20% Cabernet franc, un vin de garde puissant et tanique à seulement 12 € . Mais l'originalité  vient du Malbec Moulin de la Marzelle 2022 qui a la puissance d'un bon Cahors à seulement 14 . Autre originalité Thor un 100% Cabernet Sauvignon à 22 € . Et pour conclure Dana, vinifié en Amphore, élevé sans sulfite ajouté à 18 €.

reproduction interdite © stackanovins 2024

 

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