mes plus belles dégustations oenologiques... ou les pire

25 septembre 2016

Le programme de septembre et octobre

 

30 septembre au 2 octobre : journées de la Fourme à Montbrison

15 & 16 octobre Pain, Vins & Fromages Beaune

6 & 7  novembre Rhum Fest Marseille parc Chanot

7 novembre master pro Bourgogne par RVF hotel Park Hyatt Vendome pro sur inscription

7 novembre Biodyvin par Clair de Lune (pro) sur inscription

7 Le nez dans le verre salon Vianey 10h à 18h

15 novembre les grands Riesling par Force 4

21 novembre master pro Vallée du Rhône par RVF hotel Park Hyatt Vendome pro sur inscription

25 & 26 novembre : Le Grand Tasting

3 au 5 décembre : Vinibio Carreau du Temple

5 décembre master pro Bordeaux par RVF hotel Park Hyatt Vendome pro sur inscription

6 décembre Les grands blancs de Loire par Force 4

9 au 24 décembre boutique éphèmère 20 vignerons champennois

29 au 31 janvier Vinisud Montpellier

12 au 14 février : Vinovision porte de Versailles

 

septembre

28 Atelier Dégustation de 6 RHUMS vieux d'Amérique à la MAISON du RHUM à 20h00.  3bis rue Carpeaux 75018 maison.rhum@gmail.com.

30 septembre au 2 octobre : journées de la Fourme à Montbrison me contacter pour une virée sur place

30 au 2 octobre marché paysan Poissy

 

octobre

1 fête du Brie Melun

3 Planète vins (pro) sur inscription me contacter

5 au 9 Fête des vendanges Montmartre 

7 au 9  Aveyronais rue de la nativité bercy

8 & 9 fromages à Meulan

10 Boisset au pavillon Kléber (pro)

10 Vins et Producteurs du monde (pro) sur inscription me contacter

14 au 16 Pari Fermier champerret

17 infiniment roussillon par Clair de Lune (pro)

17 Les Toqués du Rhone chez Macéo (pro)

18 Force 4 pavillon Kléber à partir de 13h30 (pro)

16 au 20 SIAL porte de Versailles

18 conférence de presse Sud vin bio à 9h30 s'inscrire chez clair de lune

22 et 23  Champagne et Vous 2ème édition, à Château-Thierry (02)

24 octobre master pro Champagne par RVF hotel Park Hyatt Vendome pro sur inscription

24 Stars et Découvertes par  Clair de Lune (pro)

28 octobre au 1er novembre le Chocolat pte de Versailles


 

 

 

Pour plus de détails :  Contactez l'auteur 

 

 

 

 

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24 septembre 2016

La sélection officielle des crus bourgeois du Médoc pour 2014

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04 septembre 2016

Stéphane Derenoncourt en masterclass chez Legrand filles et fils sur le thème de la dégustation géo-sensorielle

On peut être réputé et ne pas être né dans les vignes. Originaire de Dunkerque et tourneur-fraiseur d'origine, il débarqua à Bordeaux en 1982. Dès 1990 il devint Maître de Chai à Pavie Macquin, cru classé de Saint Emilion. En 1999, il créa sa société de conseil avec 10 clients et acheta le Domaine de l'A à Castillon Côtes de Bordeaux. En 2010, il s'associe avec Julien Lavenu, Frédéric Massie et Simon Blanchard pour faire face à son expansion (70 clients). Aujourd'hui il gère une équipe de 16 personnes pour suivre 115 clients dont 22 hors de France. Jusqu'à aujourd'hui, j'étais plutôt dubitatif sur son action. Il était en effet adepte de la grande touille en particulier chez ses clients de Saint Emilion. J'ai des souvenirs de dégustation au Georges V où les Saint Emilion Grand cru présentés avaient tous le même goût. A l'aveugle, impossible de les différencier. Aujourd'hui, Stéphane Derenoncourt est venu nous présenter ses nouvelles options qui reposent  sur 3 principes :

  • respect de l'équilibre naturel de la végétation
  • étude rigoureuse des parcellaires
  • dégustation régulière des baies de chaque parcelle

"Loin d'une démarche scientifique, je m'attache avant tout à exprimer le caractère et l'identité que sont les plants de vigne, le sol qui les porte, le climat qui les baigne et l'homme qui ls travaille".

"Les hommes passent mais les sols restent ".

La dégustation géo-sensorielle associe la connaissance du lieu à l'art de la dégustation.

La dégustation qui en a suivi concernait en majorité le millésime 2012.

  • Chateau Poujeaux  à Moulis 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot, 5% Petit Verdot, 5% Cabernet Franc sur Graves de Güntz avec sous-sol argileux permettant la régulation de l'eau. Le sol chaud permet au Cabernet sauvignon d'apporter structure et fruit. Un beau nez et un vin tannique et ample en bouche.
  • Domaine de Chevalier, Pessac Léognan 65% Cabernet Sauvignon 30% Merlot, 5% Petit Verdot, Graves sur sous-sol argileux graveleux. Une robe très sombre et un nez vert  qui devra attendre.
  • Domaine de l'A Castillon côtes de Bordeaux appartenant à Stéphane Derenoncourt  80% Merlot et 20% Cabernet franc sur sol argilo-calcaire. L'argile apporte la conservation de l'eau et le calcaire la minéralité. Ce n'est pas un grand Bordeaux
  • Petit Village 2010 à Pomerol 75% Merlot, 18% Cabernet franc, 7% Cabernet Sauvignon sur Graves enrobées d'argile sableuses. Sol peu fertile car drainantentrainant une maturité précoce. Un beau nez de truffe.

Pour d'autres information, voir mon article du 28 avril 2014

 

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virée à Sancerre

Sancerre annonçait pour la fin août la réunion de 30 producteurs de Sancerre et 30  producteurs d'autres région à la cave de la Mignone, local creusé dans la roche et manifestement pas aux normes pour recevoir du public. Malheureusement , seulement 27 producteurs étaient présent dont seulement 3 sancerrois et de loin pas les meilleurs.  Que retenir ?

- François Confuron Gindre à 21700-Vosne romanée : un joli Bourgogne générique 2014 à 7€ et un Vosne Romanée Les Chaumes 2014 classique à garder au moins 5 ans à 35€.

- Chateau Pindefleurs à 33330-Saint Emilion : un Saint Emilion Grand cru 2011 à base de 90% de Merlot aujourd'hui très boisé et qui devra donc se faire attendre à un prix raisonnable de 19€.

- Christian Millerand à 37420-Savigny en Véron : ce producteur de Chinon donc en Cabernet Franc proposait un 2015 de qualité raisonnable mais à seulement 6€. Il sera parfait sur des cochonailles ou de la viande blanche.

- La Champagne continue de m'étonner. Encore une belle découverte :  Eric Brunel à 51150-Louvois entre Epernay et Reims nous a surpris avec  son Brut cuvée de réserve. Ce bel assemblage des 3 principaux cépages pas trop dosé est en effet proposé à 16,90€.

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07 août 2016

Les primeurs Saint Emilion 2015 au Shangri la

Les 56 membres de l'Association des Grands Crus Classés sont venus nous présenter les primeurs 2015. Il s'agit donc d'échantillons prélevés à la cuve car l'élevage  dure au moins 18 mois. Ce millésime comme dans tout le bordelais et ailleurs comptera parmi les grandes réussites. La tendance générale est l'abus de bois neuf qui sera long à se fondre en particulier à Château Chauvin de Sylvie Cazes ou Clos des Jacobins de la famille Decoster. Un certain nombre sont à mon avis pas à la hauteur de leur classement comme Château Clos de Sarpe, Château les Grandes Murailles, Château Dassault, Faurie de Souchard, Villemaurine ou Yon Figeac.

De tous ceux goûtés un domaine domine de très loin : château Grand Corbin Despagne, un des promus du dernier classement avec déjà un nez expressif  de fruits rouges, une trés grande acidité qui promet un bel avenir si l'on sait l'attendre au moins 5 ans.

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23 juillet 2016

L'ouverture au public de la maison Bollinger

Reproduction d'un article de Stéphane Reynaud publié le 26 juin 2016 par Le Figaro et des commentaires de dégustation de Angélique de Lencquesaing  publiés le 22 juillet dans Idéalwine.

Chez Bollinger, l'aménagement de deux caveaux dédiés à l'histoire de la maison d'Aÿ marque le début d'une nouvelle ère. 187 ans après sa création, l'entreprise entrouvre ses portes au public.

Parfois, sans même s'en rendre compte, chacun se prépare au changement. La vie suit son cours, rythmée par les cycles des saisons, les multiples tâches, et puis survient le déclic, sous la forme, par exemple, d'une rencontre ou d'une découverte. Les habitudes commencent alors à évoluer, les bonnes questions sont posées. D'un coup, il s'agit de s'adapter à un monde qui n'est plus tout à fait le même.

Ainsi Bollinger, vénérable maison de champagne d'Aÿ, dans le département de la Marne, vivait-elle heureuse et cachée depuis 1829, soit quasiment deux siècles passés à produire les meilleurs vins, les exporter aux quatre coins du monde, et discrètement prospérer à l'abri des murs épais de la demeure familiale.
Mais voilà que son chef de cave, Gilles Descôtes, décide de mettre un peu d'ordre dans les 6 kilomètres de galeries où sont stockés et vieillis les champagnes. Une initiative qui sera riche de retombées. " Nous passions chaque jour devant une alcôve sombre et encombrée par un véritable mur de verre, composé de dizaines de bouteilles vides entassées jusqu'au plafond. Cet endroit était appelé le Caveau de la fondation, raconte Descôtes. Lors de l'inventaire, nous avons dégagé l'endroit, et derrière l'amoncellement de verre, nous avons trouvé un véritable trésor : des dizaines de bouteilles dont certaines datant de 1830, c'est-à-dire le millésime de l'année qui a suivi la création de la maison Bollinger. "

Si l'entreprise peut se flatter de posséder près de deux siècles d'archives complètes - livres de caves et de comptes, lettres...  la découverte des vieux flacons permet de revenir sur certaines convictions ou vieilles histoires mal étayées. On dit souvent que les vieux champagnes sont très sucrés, mais les dégustations et analyses ont largement fait la preuve que le dosage en sucre des vieux Bollinger était le même que celui pratiqué aujourd'hui reprend Descôtes. L'équipe découvre aussi que, contrairement à la légende, des rosés étaient produits en quantité par la maison au XIXe siècle. Nous avons dégusté tous les vins qui ont été trouvés dans ce caveau et dans d'autres, explique Jérôme Philipon, président de Bollinger. Certaines bouteilles n'étaient pas en bon état, le bouchon s'était désagrégé, ou l'agrafe qui le retient avait pu s'oxyder. Au total, 4.000 bouteilles endommagées ont été restaurées, avec changement de muselet, de bouchon, dégorgement si nécessaire. Et puis l'idée de créer un endroit où présenter ce patrimoine et plus largement notre savoir-faire aux visiteurs importants a germé.

Ce sont finalement deux oenothèques qui vont voir le jour. La première, baptisée Galerie 1829 - un écrin sobre et élégamment éclairé signé par la décoratrice rémoise Laure Bijot -, rassemble les vins anciens. Dans des casiers en béton de différentes tailles, bruts ou habillés de chêne, sont présentés les crus issus des trois terroirs majeurs de la maison - Verzenay, Aÿ et Cuy -, les trois piliers de la maison, l'intégralité des Bollinger RD sortis depuis 1952 ainsi que les collections  de Vieilles Vignes Françaises.  En tout, 7.330 flacons et 65 millésimes différents. Des casiers vides attendent déjà les futures récoltes. Une autre galerie est dédiée aux vins de réserve de la maison, conservés en magnum,  une méthode singulière à laquelle seul Bollinger recourt, utilisés pour compléter la production de l'année et pour donner au vin son caractère, sa signature,  comme des épices subliment un plat, ajoute Gilles Descôtes. Ce deuxième aménagement est le résultat du travail de l'architecte brésilien Bruno Veauvy. Au fond de ce caveau, l'artiste italien Luigi La Ferla vient d'achever une grande mosaïque qui illumine l'endroit. La scénographie, ni pesante ni anecdotique, des deux salles donne la mesure de la constance de l'entreprise sur le long terme. Bollinger, maison indépendante, propriétaire de 60% des vignes qui servent à faire son vin, quand d'autres demeurent dépendants des approvisionnements et de l'évolution du prix du raisin, expose avec délicatesse les secrets de sa longévité et de son succès.

Levant ainsi le voile sur un bout de son intimité, la société met un terme à une forme de pudeur industrielle dont elle était il y a peu de temps une ardente partisane. Mais avec l'inauguration de cette oenothèque, l'entreprise longtemps si discrète s'inscrit naturellement dans un mouvement plus général de présentation et d'ouverture du patrimoine de la Champagne au public. Certaines marques multiplient depuis plusieurs années les expositions et les visites dans leurs crayères. Rappelons encore qu'en juin 2015 les coteaux, maisons et caves de Champagne étaient inscrits sur la liste du patrimoine de l'Unesco. Le mois dernier, plusieurs marques ouvraient simultanément leurs portes pour montrer leurs installations et expliquer leur savoir-faire, leurs métiers. À chacune de ces initiatives, le public répond massivement présent. "Même si nous ne sommes pas prêts à accueillir des milliers de personnes chaque année, nous savons que la demande de visite est forte", reconnaît Jérôme Philipon.

Au-delà d'un plus grand partage de ce patrimoine national, l'ouverture et la communication des entreprises viticoles de Champagne sont peut-être plus que jamais nécessaires. Certes, le produit se vend bien et cher, la demande est très forte, mais quelques nuages pourraient assombrir le tableau. Chez les plus jeunes, les sparkling wines, moins chers et consommés sur un mode moins formel, font de plus en plus d'adeptes. Il s'agit là d'une tendance mondiale. Sans doute est-il nécessaire pour les plus prestigieuses maisons de champagne de rappeler ce qui fait l'exception et la valeur du produit champenois. À ce titre, une remontée dans le temps au fil des millésimes successifs en dit plus long que bien des discours.

les commentaires de dégustation qui suivent sont écrits par Angélique de Lencquesaing :

Aÿ 1992 (magnum de réserve)100% pinot noir

La robe d’un  jaune soutenu, précède un nez qui offre des notes délicatement toastées et briochées, et relevées d’arômes de fruits confits. Fruits que l’on retrouve en bouche avec de délicates nuances de zestes d’orange confits. Un vin tout en rondeur, qui tapisse le palais.

Verzenay 1992 (magnum de réserve)100% pinot noir

Un vin qui se distingue au nez par son caractère vif, très expressif. On retrouve les notes de fruits confits, de pâte de coing dans un ensemble d’une rafraichissante minéralité. Beaucoup d’énergie et de vivacité en bouche.

Oger 1893 (magnum de réserve) 100% chardonnay

Beaucoup d’émotion à la dégustation de ce témoin du XIXe siècle, un vin issu d’une année remarquablement précoce. Encore vibrant d’arômes d’agrumes confits, il est encore parfaitement vivant, notamment en raison de sa teneur élevée en sucre.

Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1996

Le nez, d’une remarquable vivacité, est marqué par de belles notes fruitées, notamment la pomme acidulée (Granny Smith). La bouche est somptueuse, parfaitement équilibrée entre la matière qui de déploie dans le palais et l’acidité, conservant jusqu’au bout une exquise fraîcheur.

Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1986

Doté d’une robe d’un bel or jaune assez marqué, le vin offre un nez relativement discret, où l’on distingue de beaux arômes de pommes bien mûres, de fruits compotés. En bouche la texture est tout à la fois exceptionnellement fine et tout en rondeur, laissant la place en fin de bouche à une légère amertume qui laisse en finale une belle sensation de fraîcheur.

Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1973

La robe d’un or jaune assez évolué laisse la place à un nez marqué par de délicats arômes miellés. Très harmonieuse et parfaitement équilibrée, la bouche livre une matière d’une belle fraîcheur, très longue, où l’on perçoit des notes gourmandes de fruits compotés. La persistance est exceptionnelle.

Bollinger Vieilles Vignes Françaises 1969

Il s’agit là du tout premier millésime de cette cuvée lancée par Lily Bollinger à l’initiative de l’un de ses clients anglais qui lui a suggéré d’isoler les raisins produits sur cette micro parcelle de 36 ares et plantée de vignes non greffées. Un vin au nez légèrement fumé, d’une remarquable complexité, qui précède en bouche une matière soyeuse, extraordinairement élégante. Et quelle longueur !

Bollinger RD 1955

Là encore c’est l’un des premiers millésimes de la cuvée RD qui est offert à la dégustation. Une cuvée également lancée à l’initiative de Madame Bollinger, sur la suggestion d’un importateur américain de la maison, qui souhaitait pouvoir distribuer sur son marché une cuvée de prestige. Le premier millésime, 1952, lancé spécifiquement outre-atlantique en 1967, a été préalablement gardé sur lies durant 15 ans. Trois millésimes ont été mis sur le marché pratiquement à la même période (fin des années 1960), il s’agissait des 1952, 1953 et 1955. Le 1955, dosé à 10,8 g/l, est issu d’une belle année, mais pauvre en quantité en raison d’un redoutable épisode de gel. Il développe un nez d’une remarquable pureté, finement brioché. Belle fraîcheur iodée en bouche.

Bollinger Vintage 1928

Produit dans une année qui s’est révélée exceptionnelle en Champagne, et même supérieure dans cette région au très réputé 1929. Le vin est magnifique, on y dénote encore une délicate effervescence. Elle se distingue par de fines notes de fruits macérés, et une trame délicate, aérienne. Superbe et émouvant.

Bollinger Vintage 1914

Grande émotion de goûter le produit d’une récolte effectuée dans les premières semaines de la Grande guerre…  Dans ce vin faiblement dosé (5g/l), les bulles ont disparu, laissant la place à une texture d’une merveilleuse finesse, avec beaucoup de persistance en bouche. Unique.
En savoir plus :                                                                                                                                                                  http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o123053-l-oenotheque-qui-dit-l-avenir-de-la-champagne#ixzz4DKB0tQPm

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14 juillet 2016

nouvelle incursion en Champagne

Nous nous sommes rendus  pour la quatrième fois cette année dans la région chez quatre vignerons que nous avions eu le plaisir de découvrir lors de récentes manifestations parisiennes.

  • Delphine Cazals  à 51190 Le Mesnil-sur-Oger nous a accueilli en compagnie de Camille Crochet son attachée commerciale. Nous sommes dans la Côte des Blancs paradis du Chardonnay sur sol crayeux et qui plus est en Grand Cru.  Le domaine s'étend sur 9 ha dont 3,70 ha uniquement pour le Clos Cazals planté de vieilles vignes qui frisent les 60 ans. La gamme comprend 9 cuvées différentes dont 3 BSA et 1 vin tranquille de Coteaux Champenois à 19,90€. En BSA, nous avons apprécié la Carte Or dosée à 8 gr en base 2011 avec  un complément de réserve 2010 à 20,90€ et surtout la Cuvée Vive extra Brut dosée à 3 gr en base 2007 avec un beau nez beurré et toasté à 23,90€. En finale, les 2 cuvées de prestiges : La Chapelle du Clos  2009 issue de vignes plantées à l'extérieur du clos, un beau brut où ressort fraicheur et minéralité à 43,90€ et enfin Le Clos Cazals (plus du tiers du domaine). Le mur de plus de 2 m de haut qui le cerne absorbe la chaleur dans la journée et la réfléchit sur la vigne, ce qui donnera des raisins particulièrement mûrs dont le moût titrera 1° alcoolique de plus que sur les autres parcelles.10% de la récolte est élevé sous bois. Cela donne un extra brut  dosé à 3 gr, vineux et frais à la foi qui a vieilli 10 ans en  cave. Ce 2005 à 71,90€ surpasse bien des cuvées de maisons dans cette gamme de prix. La mère de delphine habite le chateau d'Oger, mitoyen du Clos où est décédé en 1925 Léon Bourgeois, fondateur et premier président de la Société Des Nations en 1920 et également prix Nobel de la paix cette même année où nous avons eu la chance de déjeuner.
  • Harlin père & fils à
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18 juin 2016

Orléans et les vins de la côte est américaine à Orléans

La cave Ange Vins rue du Poirier à Orléans s'est lancée dans l'importation et la distribution des vins américains du domaine Williamsburg  Winery dans la ville du même nom en Virginie. Vous y trouverez tant des blancs que des rouges.

- 2012 Governor's White est un  Riesling semi sec au nez de bonbon anglais ce qui est pour le moins original, vendu 18 €                                                                                                                                                                                                          - 2012 James River White 100% Sauvignon à 18 €. Il n'est pas nécessaire de partir aussi loin sur un tel sujet.                           - 2013 Vidal blanc . Ce nom vous rappelle quelque chose bien sûr. En effet monsieur Vidal avait inventé le dictionnaire médical qui porte encore aujourd'hui son nom et créé un hybride  qui est donc interdit en France. Si vous cherchez l'originalité du goût, vous serez servi à 28 € le col.

Les rouges sont au goût Parker donc très boisés à des prix souvent élevés.                                                                                   - 2011 un Petit Verdot à 92% Lord Botecourt Red à 30€ qui ici arrive facilement à maturité contrairement à Bordeaux.              Les autres sont des assemblages de cépages internationaux à la bordelaise comme 2010 Hening's Statute Virginia ou Gabriel Archer Reserve.

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31 mai 2016

Savez vous ce que vous pouver ingurgiter?

 article publié par : Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir 13090 Aix-en-Provence
www.ufc-aix.org – aixenprovence@ufc-quechoisir.org

L’apéritif, un cocktail …d’additifs chimiques
Nous venons de prendre connaissance de l’Arrêté officiel sur les additifs alimentaires, mis à jour et publié en avril 2011. Très détaillé, ce document nous a donné l’idée d’étudier quelques produits pour voir ce que l’on pouvait y trouver. En commençant, c’est logique, par l’apéritif ! La dangerosité des additifs a été prise dans l’ouvrage en référence 5, qui est à la fois très complet et récent (2010). Quand ce critère est connu il est indiqué par un code de couleur : vert s’il n’y a pas de risque connu à ce jour, orange, donc suspect, s’il y a un doute en raison de résultats d’études contradictoires et rouge si la toxicité est avérée.
Prendre l’apéro, un moment de détente et de convivialité… En général, on consomme plus de boissons simples (pastis, whisky par exemple) que de cocktails (Manhattan, Gin fizz, Daïquiri…).
Mais, sans le savoir, on peut absorber un vrai cocktail d’additifs aux noms poétiques comme caramel ammoniacal, acésulfame K ou canthaxantine, parfois dissimulés derrière une numérotation moins évocatrice : respectivement E150c, E950, E 161g.
Vous prendrez bien un whisky, un 8 ans d’âge courant ou encore un Single Malt à l’eau pure des lochs écossais ? Ce que l’étiquette de la bouteille ne vous dira pas, c’est qu’il peut comprendre 4 sortes de caramels : l’ordinaire (E 150a), le caramel de sulfite caustique (E 150b), le caramel ammoniacal (E 150c), ou, si vous préférez, le caramel au sulfite d’ammonium (E 150d). Sachez qu’aucun, même l’ordinaire, n’a à voir avec le « sucre caramélisé » (nom officiel), que vous obtenez en chauffant du sucre !
Si vous préférez le rhum ou un apéritif à base de vin aromatisé (produits très courants, rouges ou blancs, mais nous ne citerons pas de marques) vous pourrez avoir les mêmes ingrédients, destinés à colorer votre boisson.
Mais ce n’est pas tout : dans les apéritifs à base de vin, on peut trouver un ou plusieurs des additifs suivants, jusqu’à 200 mg par litre :
E 100 Curcumine E 102 Tartrazine
E 104 Jaune de quinoléine E 110 jaune orange S, Sunset yellow FCF
E 120 Cochenille, acide carminique, carmins E 122 Azorubine, carmoisine
E 124 Ponceau 4R, rouge cochenille A E 129 Rouge allura AC
E 131 Bleau patenté V E 132 Indigotine, carmin d'indigo
E 133 Bleu brillant FCF E 142 Vert S
E 151 Noir brillant BN, noir PN E 155 Brun HT
E 160d Lycopène E 160e ß-apo-caroténal-8' (C 30)
E 160f Ester éthylique de l'acide ß-apo-caroténal- 8' (C 30)
E 161b Lutéine
Enfin, pour aromatiser un peu plus votre apéro, on peut ajouter E 1519, l’alcool benzylique.
L’Américano est un cocktail que l’on peut préparer soi‐même à base essentiellement de 2 vins aromatisés, mais on peut l’acheter tout prêt en bouteille et là, c’est mieux, car le cocktail est plus riche : en effet, on peut y trouver tout ou partie des additifs suivants, en sus de nos 4 caramels :
E 163 Anthocyanes E 100 Curcumine
E 101 i) Riboflavine ii) Phosphate-5'-de riboflavine E 102 Tartrazine
E 104 Jaune de quinoléine E 120 Cochenille, acide carminique, carmins
E 122 Azorubine, Carmoisine E 123 Amarante
E 124 Ponceau 4R

Peut‐être, effrayés par la perspective d’absorber de tels mélanges, préférerez‐vous une boisson simple. Une bière ? Mauvaise pioche ! Les bières peuvent contenir plus ou moins tout ce que nous avons énuméré ci‐dessus, plus des édulcorants :
E950 acésulfame K, E951 aspartame, E954 Saccharine et sels de Na, K et Ca, E959 Néohespéridine DC,
E961 Néotame, E955 sucralose, E962 Sel d'aspartame –acésulfame,
• des antioxydants ou correcteurs d’acidité : E 270 Acide lactique E 300 Acide ascorbique E 301
Ascorbate de sodium E 330 Acide citrique, E405 Alginate de propane‐1, 2‐diol , E 414 Gomme d'acacia ou gomme arabique.
Bon, direz‐vous, alors buvons un coup de vin, c’est naturel. Malheureusement, si l’on consulte la liste des traitements autorisés pour l’élaboration du vin, ça se gâte ! Nous avons compté une vingtaine de produits chimiques autorisés. Bien sûr, tous ne sont pas utilisés et on peut penser qu’en buvant des vins de qualité, le risque est plus faible.
Notons que les boissons faiblement (moins de 15°) ou non alcoolisées ne valent malheureusement pas mieux que celles étudiées ci‐dessus, en raison d’un grand nombre de colorants et édulcorants autorisés.
Remarquez que les colorants et édulcorants sont en majeure partie dangereux.
Conclusion
Le risque zéro n’existe pas, en matière de boisson : aucune d’entre elles n’échappe aux additifs.
En gros, plus une boisson est alcoolisée, moins elle peut comporter d’additifs : un choix
raisonnable serait donc de se limiter aux apéritifs les plus alcoolisés, mais en les étendant d’eau
plate ou gazeuse.
Pour le vin, la bière, les jus de fruits et sirops, buvez des boissons issues de l’agriculture biologique. Si vous préférez l’eau, lisez notre Dossier Eau, disponible sur notre site : http://www.ufc‐aix.org/Nos_publications.html.
Pour finir, relaxez‐vous et terminez votre verre tranquille: ces additifs sont autorisés, mais tous
ne sont pas utilisés dans toutes les boissons !
Ce document a été élaboré à partir des références suivantes :
1. Arrêté du 2 octobre 1997 relatif aux additifs pouvant être employés dans la fabrication des denrées destinées
à l'alimentation humaine NOR: ECOC9700107A . C’est la référence officielle exhaustive, mise à jour en avril
2011
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=20110503&cidTexte=JORFTEXT000000182055&fastPo
s=1&fastReqId=1095295459&oldAction=rechExpTexteCode#
2. 391R1601 Règlement (CEE) n° 1601/91 du Conseil, du 10 juin 1991, établissant les règles générales relatives à la définition, à la désignation et à la présentation des vins aromatisés, des boissons aromatisées à base de vin et des cocktails aromatisés de produits viti‐vinicoles. Ce texte est la base de définitions qui permet de comprendre et d’utiliser l’arrêté ci‐dessus
http://admi.net/eur/loi/leg_euro/fr_391R1601.html
3. RÈGLEMENT (CEE) No 822/87 DU CONSEIL du 16 mars 1987 portant organisation commune du marché vitivinicole
; ce règlement définit entre autres les procédés oenologiques autorisés dans l’élaboration des vins.
http://www.wipo.int/clea/docs_new/pdf/fr/eu/eu029fr.pdf
4. RÈGLEMENT (CEE) N° 1576/89 DU CONSEIL du 29 mai 1989 établissant les règles générales relatives à la définition, à la désignation et à la présentation des boissons spiritueuses. Ce règlement définit les diverses
boissons alcoolisées et leur mode de fabrication, y compris l’utilisation d’additifs.
http://www.wipo.int/clea/docs_new/pdf/fr/eu/eu030fr.pdf
5. Livre : « DANGER additifs alimentaires, le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner », de Corinne
Gouget . Editions Chariot d’Or, disponible sur le site www.santeendanger.net

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29 mai 2016

Les péripéties du Clos des Lambrays

article paru dans Le Figaro d'après AFP


LVMH n'a pas hésité à débourser 100 millions d'euros en 2014 pour les Lambrays, dont le Grand Cru en Côte de Nuits est réservé aux tables d'exception et à une poignée de clients. Le vignoble de 11 hectares, au sud de Dijon, est désormais visitable gratuitement sur inscription, lors des "Journées Particulières" organisées par le numéro un mondial du luxe,
Ce domaine des Lambrays, Thierry Brouin le connaît comme sa poche, il en orchestre les vendanges depuis 1981 comme régisseur. Y a eu un coup de gel hier matin, je vais sans doute avoir 20 à 30% de perte sur mes Puligny-Montrachet. Mais heureusement les Clos des Lambrays ont été épargnés, glisse-t-il au volant de sa voiture en ce jour de fin avril. Pour rejoindre les parcelles du Clos des Lambrays - ce vin rouge est le joyau du domaine qui produit aussi du Puligny-Montrachet et du Morey-Saint-Denis - M. Brouin traverse les vignes des voisins. A gauche de la route, c'est 500.000 euros l'hectare, planté en appellation Village. Et à droite, ça passe à 12 millions car c'est du Premier Cru. D'ailleurs les anciens ne s'y sont pas trompés en installant le cimetière du côté le moins cher.
Le Clos des Lambrays occupe le milieu du côteau, la meilleure exposition, avec ses ceps de pinot noir plantés dans une terre caillouteuse. La parcelle est mentionnée dès 1365 sous le nom de "Cloux des Lambrey" dans les titres de l'abbaye de Citeaux. "Les plus vieux pieds ont 85 ans, les plus jeunes deux ans à peine et sont tellement tendres qu'on doit les protéger des lapins. Ce vignoble, je l'ai reconstitué en replantant un tiers des vignes", raconte à l'AFP le régisseur de 68 ans.
En 1979, juste avant son arrivée, le domaine vient d'être racheté par les propriétaires du groupe Félix Potin qui veulent relancer le vignoble moqué dans la région comme le "Clos délabré": "Ce n'était pas exagéré car le domaine était en piteux état, carrément en ruine. Et sa réputation aussi", résume-t-il.
Les premiers efforts paient, le Clos des Lambrays est classé Grand Cru dès 1981. Mais le domaine tremble à nouveau en 1994 lorsqu'il est mis en liquidation judiciaire, victime de la déconfiture de Félix Potin.
Le nouveau propriétaire allemand ne lésine pas sur les investissements, et au fil des ans, le vignoble renaît, avec une production qui oscille selon les années (et la météo) entre 15.000 et 42.000 bouteilles. Après la mort de Gunter Freund, réputé pour être le premier client du domaine, le groupe de Bernard Arnault - numéro un mondial du champagne et propriétaire des célèbres Châteaux d'Yquem et Cheval Blanc - remporte la mise. Aujourd'hui, on n'arrive pas à fournir toutes les demandes, résume M. Brouin qui expédie 40% de la production en France et le reste vers 38 pays.
Un Clos des Lambrays 2014 se vend aujourd'hui au public à 160€ hors taxe. Plusieurs tables étoilées l'ont à leur carte, comme à Lyon où La Mère Brazier (2 étoiles) propose les millésimes 1995, 1998 et 2011 pour respectivement 480, 434 et 342 euros.
"Il a un côté soyeux et élégant, une gourmandise et une finesse qui permettent aussi de le boire jeune, comme tous les grands vins. Il est intéressant à travailler sur certaines viandes blanches, le pigeon est un des plats qui le met le plus en valeur", souligne Denis Verneau, chef sommelier de la Mère Brazier. Pour lui, le Clos des Lambrays est un des grands crus de Bourgogne mais pas le plus connu, même si ces cinq dernières années il a gagné en notoriété. Mais tant mieux car plus un vin est connu, moins on en a s'exclame celui qui a été désigné "sommelier de l'année" 2015 par le guide Michelin.


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23 mai 2016

les petits suisses débarquent à Paris

Jean luc Jamrowzyck président des sommeliers parisiens nous accueillait à l'hotel Baltimore pour enfin connaître les vins de Suisse romande (non alémanique). Les suisses consomment 98% de leur production et importent beaucoup de vins français, allemands, espagnols... mais pas italiens. Si le Chasselas appelé également Fendant est connu, hormis l'usage de quelques cépages internationaux, on trouve quelques beaux cépages autochtones comme la Petite Arvine en blanc, l'Humagne en rouge (existe également en blanc) ou un hybride rouge croisement  du Gamay et de l'allemand blanc le Reichensteiner appelé Gamaret

Les vins de Suisse romande comportent 3 zones distinctes.

  • Genève 

    Situé entre les crêtes du Jura et les escarpements rocheux du  mont Salève, le vignoble genevois étale ses parcelles sur de nombreux coteaux. Elles sont réparties en trois terroirs distincts:

    La rive droite, 790 ha, qui comprend le Mandement, avec Satigny, la plus grande commune viticole de Suisse. Plus à l'est, les vignobles de Céligny et de Collex-Bossy.

    Entre Arve et Rhône, 270 ha entre les deux cours d'eau, les vignobles de Bernex, Lully, Confignon, Soral et Laconnex pour n'en citer que quelques-uns.

    La région entre Arve et Lac, 283 ha, qui s'étire de Cologny à Hermance. Là, se trouvent, entre autre, les coteaux de Meinier, Choulex et Jussy.

  • Vaud (région de Lausanne) Les 3878 ha du vignoble se repartissent en 4 parties :                                                         La Côte de l'Orbe (167 ha) et Bonvillars (196 ha),                                                                                                              la Côte de Nyon à Lausanne (2045 ha)                                                                                                                      Lavaux de Lausanne à Chillon (831 ha)                                                                                                                            Le Chablais de Villeneuve à Bex                                                                                                                                                              
  • Neufchatel : les rives du lac de Neuchâtel et du Vully  (48 ha)                                                                                                                                                                                                             Nous avons particulièrement apprécié : 
  • en genevois le Domaine des Balisiers à Peney avec Lune rousse en Gamaret vinifié en cuve ovoïde de béton.
  • dans le canton de Vaud ou le Chasselas règne en maître : le domaine Henri Cruchon à Morges et le domaine La Colonne à Féchy.
  • dans le  canton du Valais domaine de la Petite Arvine et de l'Humagne rouge : Alexandre Delétraz à Saillon dont la Petite Arvine en sec 2014 vous emplit la bouche et écraserait bien des Muscadets. Quand à son Humagne rouge élevé en cuve béton ovoïde, il acompagnera bien des viandes rouges. Gérard Dorsaz à Fully vous propose également une Petite Arvine 2014 en sec au nez exubérant. Benoit Dorsaz à Fully vous propose sa Petite Arvine en sec 2015 et également sa Petite Arvine 2006 en liquoreux à 200 gr de sucre résiduel mais une acidité exceptionnelle, ce qui donne un vin rarissime renvoyant bien des Sauternes à l'oubli. La plus connue d'entre tous est Marie Thérèse Chappaz à Fully : Son originalité : un 5 cépages blanc 2014 à majorité de Petite Arvine assemblée avec de la Marsanne, du Sauvignon, du Chasselas et un peu de Viognier. Avec sa Petite Arvine botrytisée 2014 et sa cuvée récoltée grain à grain comme à Yquem, elle se prétend justement supérieure à Yquem avec ses 170gr de sucre résiduel mais un acidité étonnante qui donne un équilibre somptueux. Je vous laisse juge.

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22 mai 2016

Encore une virée à Reims

Ce week-end le groupe LVMH ouvrait dans toute la France, une quarantaine de ses sites au public dont parmi ses maisons rémoises entre autre Veuve Cliquot, Mercier, Ruinart, Moet et Chandon, et Krug.    

Nous nous sommes rendu à l'Hôtel particulier du Marc, luxueuse bâtisse ou Veuve Clicquot reçoit ses meilleurs clients. Dans ce cadre luxueusement meublé, 3 chefs se relaient en permanence pour proposer des harmonies mets et champagnes. On comprend très vite que les marges commerciales sont très grandes et pourtant, on ne vous propose de goûter aucun de leurs champagnes.

La maison Krug fût fondée en 1843 par Johann-Joseph Krug. Il avait commencé sa carrière dans le champagne au début du XIXe siècle à la maison Juglar à Chalons (voir notre article du 30 avril dernier). Après avoir été indépendante pendant 5 générations, elle passa dans les mains de Rémy-Cointreau puis en 1999 dans celle de LVMH pour la modique somme de 1.000.000.000 de francs. Rémi Krug en fût le dernier président indépendant. Jusqu'à cette époque, les moûts étaient élevés pendant de longs mois dans des petits fûts champenois de 205 l et il n'y avait que quelques cuves inox. Les cuvées étaient assemblées avec des vins de réserves qui pouvaient avoir vieillis sous bois pendant 18 ans. Aujourd'hui, c'est encore le cas mais tout est stocké en cuves inox fournies par Alfa Laval (grand fabriquant suédois de l'industrie laitière). Le remuage manuel n'est plus effectué que pour à peine 20% de la production pour entre autre les cuvées de prestiges le Clos d'Ambonnay provenant de blancs de rouge et le clos du Mesnil de blancs de blancs. Le reste passe en gyropalette Aujourd'hui pour répondre à la demande, la maison achète 78% de ses raisins à des vignerons et les moûts ne passent pas plus de 3 mois sous bois. Ici aussi rien à goûter                        

Photo 013Le stockage sous bois Photo 019L'élevage sous inox

Photo 020Les crayères pour le vieillissement

J'ai des souvenirs remontant à une trentaine d'annnée de la Grande Cuvée (la cuvée basique) qui était alors exceptionnelle et le prix justifié par sa rareté. J'en ai bu récemment à deux occasions. Quelle déception le prix de 120€ le col n'est absolument plus justifié. Enfin, la présidente aurait récemment déclaré su internet qu'il était temps de finir de dépoussiérer la maison. En ce qui me concerne, je pense qu'elle aurait mieux fait de dire de banaliser ce qui fût un trésor de la Champagne pendant cinq générations.

En sortant nous sommes tombés par hasard sur une boutique consacrée uniquement au Champagne pour une association de 27 vignerons ; Trésors de Champagne, sise 2 rue olivier Métra à Reims  ouverte du mardi au samedi. Vous pourrez y acheter les bouteilles au prix domaine ou les déguster au verre. Une jeune femme souriante et très compétente répondra éventuellement à vos questions. 

Juste en face le samedi se tient sous une belle halle Art Déco un marché avec des producteurs locaux.Nous avons découvert un traiteur local Francis Girard à 51140-Chenay qui y vend des patés en croûte à base de 7 viandes différentes coupées au couteau en pièce individuelle à 5€ ou par 500 gr à 15€. Quand on aime ce genre de produits, ils méritent à eux seul le déplacement.

Sur le conseil de la tenancière de la boutique Trésor de Champagne, nous nous sommes rendus chez un des membres qui a accepté de nous recevoir impromptu le champagne Hebrart à 51160 Mareuil sur Ay ou vous trouverez également Philipponat et Billecart-Salmon. 
Ce producteur exporte 80% de sa production et c'est bien dommage car nous avons découvert  son Blanc de Blancs brut 1er cru tirage 2013 à base de 72% de 2012 et le reste en 2011 & 2010. Ce vin exceptionnel dosé à 7,5 gr est déja très mature et on aurait pû croire que c'était un blanc de noir. Cela s'explique car le terroir est essentiellement voué au pinot noir.18,50€ le col au domaine. Chose plutôt rare nous avons découvert un rosé à la couleur très provencale composé à 50% de chardonnay, 43,5% de pinot noir de Mareuil et 6,5% de Mareuil rouge vinifié 1 an sous bois dosé à 7gr. 19.50€ le col au domaine.

 

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13 mai 2016

Wine Lister le nouveau standard de notation des vins par Bettane+Dessauve

 Le monde du vin a besoin d’un système de notation objectif et complet, intégrant tous les indicateurs qui comptent :
    •    la qualité
    •    la notoriété de la marque
    •    les facteurs économiques
Après plus de 4  années de recherche et développement, l’équipe de Wine Lister a :
    •    interviewé pendant 12 mois les membres clés du monde des grands vins
    •    établi des partenariats avec les meilleures sources d’informations
    •    compilé des données exclusives
que vous pouvez retrouver dès aujourd’hui sur le site wine-lister.com.

Trois équipes d’experts parmi les plus renommées au niveau international, Jancis Robinson, Antonio Galloni (Vinous) et Bettane+Desseauve se sont associées pour définir la note de qualité de Wine Lister ainsi qu’une évaluation du potentiel de garde de chaque vin.

Afin de déterminer la force des marques, Wine Lister a aussi analysé l’ampleur et la profondeur de la distribution dans les meilleurs restaurants du monde et conclu un partenariat avec Wine-Searcher, le site de vin le plus visité au monde, pour incorporer les analyses de recherches.

La force économique d'une marque se compose du volume traité compilé par le Wine Market Journal, le leader mondial des données relatives aux ventes aux enchères de vin, ainsi que de données de prix méticuleusement traitée par Wine Owners, une référence en termes de gestion de portefeuilles et plateforme d’échanges. Parmi les facteurs économiques, Wine Lister prend aussi en compte l’évolution des prix ainsi que leur stabilité.

Les algorithmes impartiaux et complexes de Wine Lister appliquent les mêmes paramètres à chacun des vins traités par le système, exploitant de manière anonyme l’abondance de données à leur disposition, approximativement dix fois plus que n’importe quel autre système de notation. L’échelle sur 1 000 points permet de conserver toute la précision et le potentiel de différentiation qu’offre cette combinaison de facteurs.

Cette redéfinition fondamentale de l’échelle de notation permet à Wine Lister d’éviter la concentration des notes dans le haut de la traditionnelle échelle sur 100 points. Les notes de Wine Lister couvrent la totalité de l’échelle sur 1 000 points, ce qui signifie que les notes autour de 900 points sont beaucoup plus dures à atteindre que les notes autour de 90 données par les critiques.

Wine Lister est un centre d’informations détaillées pour tous ceux qui travaillent dans le monde du vin, s’y intéressent ou y sont impliqués d’une quelconque autre manière. Il vous apportera une aide unique et précieuse. Nous vous invitons à visiter le site et à découvrir près de 20 000 évaluations de millésimes, pour environ 2 000 étiquettes différentes (un chiffre qui atteindra 5 000 la première année) : www.wine-lister.com

N’oubliez pas de jeter un œil aux indicateurs : Value Picks, Hidden Gems, Investment Staples et Buzz Brands. Des pépites à découvrir ou re-découvrir.

Bettane+Dessauve


                                                             Pour plus de détails :  Contactez l'auteur                                                                                                                                        

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12 mai 2016

L'avis de Michel Bettane sur 10 ans de Saint Emilion

article paru dans En Magnum

 
2014
Septembre exceptionnellement ensoleillé a rattrapé la médiocrité d’août et a permis de produire des vins nets, bien équilibrés, solides, certainement supérieurs à ceux des trois années
précédentes, mais moins accomplis que leurs pairs du Médoc.

2013
Année difficile, où il a fallu maintenir à grand peine un bon état sanitaire du raisin et une
maturité convenable. Mais les propriétés sérieuses, après un tri impitoyable de la vendange et des sélections rigoureuses, ont produit en petit volume un vin tout à fait convenable,
mais qu’il ne faudra pas trop attendre.


2012
Millésime tardif récolté sous la pluie après un été assez chaud qui a permis une réelle maturité du raisin, particulièrement des Merlots. Quelques jolis vins souples, charnus, séducteurs, avec un réel potentiel, souvent dans le secteur Cheval Blanc-Corbin.


2011
Millésime précoce marqué par des coups de chaleurs importants au début de l’été et des
pluies au plus mauvais moment, juste avant la vendange des Merlots. L’année a particulièrement réussi au Cabernet franc et ceux qui ont la chance d’en avoir en bonne proportion ont
produit les meilleurs vins. L’évolution après deux ans de bouteille est favorable, les vins ont plus de corps que la plupart des 2012.


2010
Beau millésime puissant, dense, ferme, fait pour la longue garde, mais moins séducteur que 2009 pour le moment.


2009
Millésime crémeux, solaire, séducteur, parfois à la limite du raisonnable en alcool.


2008
Millésime strict, bien construit, qui se conservera bien, mais pas vraiment encore prêt à boire.


2007
Millésime très charmeur, ouvert dès sa naissance, mais capable de vieillir, très injustement jugé lors de sa mise sur le marché.


2006
Millésime bien construit, un peu dans le style de 2008, un rien moins équilibré.


2005
Grand millésime homogène, certainement gâté par la nature, avec quelques excès d’extraction chez les producteurs les moins inspirés. Les prix ont logiquement flambé, mais on peut encore trouver quelques perles dans les crus moins médiatisés. rien ne presse pour leur
faire honneur.

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10 mai 2016

Les saint Joseph montent à Paris

Certains groupements viticoles organisent des repas-dégustations à destination des pauvres stackhanovistes  que nous sommes. Selon les lieux et la qualité du  chef , nous passons du modeste, au pain sec, au  candidat à l'asile psychiatrique qui invente des mets improbables et sans goût à l'exceptionel comme au Georges V pour les bébés Derenoncourt. Cette fois çi, nous avons frisé le grandiose  dans un quartier sympathique et un lieu magnifique le Grandcoeur 41 rue due Temple. L'établissement appartient à un groupe de 8 établissements crée par Mauro Colagreco – doublement étoilé – pour son restaurant Le Mirazur, à Menton. Ici le chef Rafaël Gomes  brésilien est un virtuose des cuissons parfaites.

 

philippe006

 

La Bonite fondait dans la bouche, exceptionnel.                                                                                                                          Le veau cuit manifestement en basse température était rosé à coeur et les tranches avait une belle épaisseur. On ne sortait pas de table en ayant faim, ce qui devient rare et à signaler. Seul bémol, il n'y a manifestement pas de pâtissier et le chef  n'est pas aussi adroit dans ce domaine.                                                                                                                                         Le café ne sort manifestement pas de chez Richard ou consorts.
La carte des vins est conséquente avec des marges de prix pas trop déraisonnable.  Une douzaine de vins sont proposés au verre

En préalable à ces agapes, une masterclass sur 8 des vins proposés était animée avec brio comme d'habitude par Olivier Poussier (voir liste çi-dessous).

 Au XIXe siècle, l'appellation s'étendait sur quelques dizaines d'hectares et s'appellait vin de Mauves (commune de l'appellation qui ne sera d'ailleurs AOC qu'en 1956). C'est ce vin que monseigneur Myriel offre d'ailleurs à Jean Valjean dans Les Misérables. Aujourd'hui l'appellation s'étend sur plus de 1.200 ha et 26 communes à cheval sur 2 départements Loire & Ardèche, depuis  1994. Les blancs sont bien sûr de La Marsanne et ou de la Roussane et  les rouges  de la Syrah .

La qualité aujourd'hui est dans l'ensemble égale et parfois supérieure aux Hermitages et Vacqueyras pourtant  réputés  et plus cher. A part  quelques exceptions déraisonables on tourne entre 10 & 20€ le col.

Les 30 vins proposés étaient en parfaite adéquation avec ce repas-dégustation d'anthologie

 

philippe009

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07 mai 2016

Les I.G.P de Côtes de Gascogne

Comme tous les ans à cette époque une trentaine de domaines nous étaient présentés à la dégustation.             Il s'agissait uniquement de blancs :                                                                                                                                                                                    - LE COLOMBARD
Bien que originaire des Charentes, il ne se plaît qu’en terre gasconne, où il dévoile des arômes d’agrumes et de fruits exotiques tels que le pamplemousse, les fruits de la passion, la mangue ou l’ananas. Il représente la moitié de l’encépagement en blanc et se retrouve à la base de la majorité des assemblages des vins blancs secs.

- L’UGNI BLANC
Assemblé au Colombard, il en nuance la vivacité et la puissance aromatique par l’apport de notes florales, comme la violette et la fleur d’acacia.

- LE GROS MANSENG et LE PETIT MANSENG
 le Gros Manseng se marie au Colombard et à l’Ugni blanc pour apporter structure et arômes de coing et d’abricot. Doux et sucrés, le Gros Manseng et le Petit Manseng ( cépages également de l'appellation Jurançon) forment aussi des vins blancs moelleux d’une incroyable fraîcheur.


- LE SAUVIGNON BLANC
À la mode gasconne, il produit de très aromatiques vins blancs d’une incroyable fraîcheur. Les producteurs  l’associent aux cépages locaux pour donner rondeur et complexité.

 

Les rendements autorisés maxi sont de 120 hl/ha pour cette I.G.P. Certains producteurs vont au delà mais ils doivent alors se replier en Vin de France. Plus de 90 millions de cols sont produits par an en moyenne. Les prix s'étagent entre 4 & 8 € maxi. Les domaines sont donc importants et apparemment, les vignerons en vivent bien.

Le plus connu n'est pas le meilleur de ce que nous avons dégustés. Nous vous recommandons particulièrement

  • en sec  :                                                                                                                                                            - Domaine Fortunet à 32110-Lanne Soubiran : Fleur de Fortunet 2015, 90% Colombard et 10% Sauvignon, un expensif nez de fleurs blanches et une grande persistance aromatique en bouche. 4,10  €. - La très importante coopérative de Plaimont à 32400-Saint Mont qui exporte environ 80% de sa production nous a séduit  avec Colombelle L'original 2015, 70% Colombard, 20% Sauvignon et 10% Ugni blanc 5€ ainsi que le Domaine de Cassaigne 2014, 80% Gros Manseng et 20% Colombard. A rappeler bien que non présenté ici le Caprice de Colombelle.
  •  en doux et donc parfait à l'apéritif ou sur un foie gras :                                                                                  - Villa Dria à 32800-Eauze 100% Gros Menseng et 40 gr de sucre résiduel, 6€.                                           - Plaimont producteurs à 32400-Saint Mont, Domaine d'Aula 2015 100% Gros Menseng et 53 gr de sucre résiduel, 5 €.                                                                                                                                           - Vintus Saveur Gascogne, Première Gelée 2014, 55% Petit Manseng et 45% gros Menseng, 58 gr de sucre résiduel, 6,50 €, particulièrement savoureux,disponible en grande distribution.                                   - Domaine des Remparts à 32100-Condom, Gouttes de Lune 2014  le plus riche en sucre résiduel, 62 gr. 100% Petit Menseng. 8,50 €

 

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30 avril 2016

l'élevage des vins en amphore

reproduction d'un article publié pa Idealwine

Amphore-vin

Depuis quelques années, l’amphore a fait son apparition dans de nombreux domaines viticoles, pour la vinification et/ou l’élevage de quelques cuvées. Quelle est la raison de cet engouement ? Quels sont les avantages de ce contenant ? Quelles en sont les éventuelles limites ? Voyage au pays de la terre cuite.

Commençons par rappeler les contenants “classiques” de la vinification et/ou de l’élevage des vins (quels qu’ils soient). La vinification, du moins sa partie “fermentation”, s’effectue généralement dans de grands contenants, des cuves, et celles-ci peuvent être le plus souvent en bois ou en béton (pour les plus grandes) et en inox pour des volumes moins importants. La fermentation alcoolique terminée, le vin est transféré dans d’autres contenants pour y effectuer son élevage. Là encore, les matériaux classiques sont avant tout le bois (barriques, foudres, demi-muids, etc.), mais aussi le béton (de grandes cuves, très utilisées par exemple dans les vignobles sudistes) ou la cuve inox. Le choix de l’un ou l’autre de ces matériaux dépend de plusieurs facteurs allant du caractère d’un cépage (en général les cépages très tanniques comme le cabernet ou la syrah ont besoin du bois), à la tradition ancestrale d’une région ou d’une appellation, en passant bien entendu par le style du vigneron, chaque contenant donnant certaines caractéristiques au vin.

Amphore-vinMais depuis quelques années on voit apparaître dans de nombreux chais, en particulier (mais pas que…) dans des domaines en bio ou très proches de cette sensibilité, de nouveaux contenants pour vinifier et/ou élever les vins, des contenants que par commodité on appelle des amphores, même si, on va le voir, ce terme est finalement assez inexact… Un peu d’histoire pour commencer.

Le mot amphore vient du grec “amphora” signifiant “que l’on porte des deux côtés” et qui désigne un vase à deux anses symétriques, au col rétréci, avec ou sans pied, servant à conserver ou à transporter des liquides. Ces amphores étaient généralement en terre cuite. On voit bien que ce terme est utilisé par commodité pour parler des contenants en terre cuite utilisés aujourd’hui pour vinifier et élever du vin. Il est en effet évident que les véritables amphores sont en réalité plus une sorte de grosse ou très grosse bouteille (elles contiennent au maximum 30 litres) qu’un contenant suffisamment vaste pour vinifier ou élever du vin ! Ces contenants s’apparentent plus à de grandes jarres sans anses, qui correspondent aux “dolias” que les Romains enterraient dans leur jardin. À la différence près que les vignerons n’enterrent pas leurs jarres de terre cuite, sauf ceux qui possèdent des “qvevris“, de très grandes jarres (elles font fréquemment bien plus de 1000 litres !) utilisées en Géorgie (la région “mère” du vin).

La vinification en terre cuite

Dans cette région, la Géorgie, la vinification en qvevris n’a jamais cessé ou presque depuis les temps les plus anciens.

 Amphore-vin

C’est donc de ces pratiques ancestrales que se sont inspirés les vignerons d’aujourd’hui, notamment en Italie et en France, qui les reprennent parfois à l’identique (jarres enterrées) ou, le plus souvent dans des jarres installées dans leurs chais. Comment vinifie-t-on dans ces grands contenants de terre cuite ?

Les “amphores” – nous les appellerons ainsi par simplification, mais derrière ce mot il faut imaginer un grand contenant (de 300 à 1000 litres) en terre cuite – nécessitent de ne pas intervenir lors Amphore-vin6de la vinification et supposent donc des raisins en parfait état sanitaire. Par leur recherche d’une véritable authenticité, les amphores s’inscrivent dans le rendu d’un vin sur le fruit mais capable de vieillissement. Tout se déroule de la façon la plus naturelle qui soit. La porosité de la terre cuite offre au moût une oxygénation régulière, comme la barrique de chêne, mais au contraire de cette dernière, ne lui apporte ni goût, ni odeur, ni boisé d’aucune sorte. Les jarres sont en effet censées être neutres. Elles permettent en outre de réduire l’acidité du vin et d’en arrondir des tanins parfois trop agressifs.

En Géorgie (ou ailleurs, dans les domaines utilisant les mêmes méthodes, mais sans enterrer leurs amphores) cela permet de produire des vins blancs de macération, connus sous le nom de “vin orange”, des blancs totalement déroutants pour un palais habitué aux vins “classiques” mais qui peuvent se révéler extraordinaires une fois le cap franchi, un peu comme pour le vin jaune du Jura. Les rouges et les blancs sont vinifiés de façon identique. Le contact des peaux avec le jus produit une extraction phénolique permettant de stabiliser les vins sans avoir recours au SO2, ce qui met en exergue la pureté du jus de raisin. Une fois le processus de fermentation achevé, la fermentation malolactique peut débuter naturellement. La maturation se poursuit environ six mois selon la cuvée et le millésime Cette durée est très variable, et selon les domaines elle peut durer jusqu’à un an. Une fois cette période achevée, les peaux, lies et pépins se retrouvent au fond de la cuve et laissent un vin clair issu d’une filtration naturelle. Ce vin est ensuite soutiré dans une amphore plus petite (ou un autre contenant neutre) qui est situé dans une cave souterraine, donc à température constante plus fraîche que la précédente. Le vin est mis en bouteille quelques mois plus tard. Ce processus permet d’obtenir un vin (blanc ou rouge) très pur qui peut être dit “de goutte”, car on ne presse pas les peaux qui restent.

Amphore-vin

Le premier avantage, ou tout du moins la première caractéristique de la vinification en amphore est de permettre (en particulier sur les rouges) une vinification extrêmement naturelle et sans aucune “violence”. Le vin est macéré, infusé, l’extraction se fait en douceur, longuement et lentement, d’où un soyeux incomparable des tannins, même sur des cépages très tanniques comme le Mourvèdre (cuvée En-Sol du domaine de La Tour du Bon à Bandol) ou le Malbec (cuvée Amphore du Mas del Périé à Cahors).

La seconde caractéristique est que cette méthode est souvent une vinification et en même temps un élevage, étant donné sa durée globale (parfois un an). Le vin est quasiment fini à l’issu du processus, il suffit de le laisser reposer dans un autre contenant (pas forcément en terre cuite) pendant un mois ou deux avant la mise en bouteille.

Enfin, autre caractéristique évidente, cette méthode satisfait pleinement les “anti bois”. La terre cuite est une matière très neutre qui ne donne aucun goût au vin, contrairement au bois. Elle préserve une pureté d’expression du fruit assez étonnante tant on est habitués, dans une majorité des cas, à goûter des vins qui sont passé dans le bois, même sans que ce soit forcément du “100% bois neuf”.Amphore-vin4

Les autres “amphores”

Le terme d’amphore (pris encore une fois au sens de grands contenants), qui devrait être réservé à des jarres en terre cuite, est souvent employé également pour des contenants en béton. Le plus courant d’entre eux est ce que l’on a coutume d’appeler des “œufs” ou des contenants plus ou moins gros, et de forme ovoïde. Les premières réalisations de ce type en France datent du milieu des années 2000. Des “amphores béton” d’une contenance de 675 litres qui n’étaient initialement destinées qu’à l’élevage du vin.

Avec ce contenant, comme avec la terre cuite, aucune fragrance étrangère ne vient marquer le vin, contrairement au fût de chêne. Le béton présente également une porosité naturelle permettant la micro-oxygénation du vin. Sa forme ovoïde et dépourvue d’angles favoriserait en outre, comme les jarres ou amphores en terre cuite, le mouvement dit “brownien”, c’est-à-dire le déplacement des particules dans un fluide : les lies seraient ainsi remises en suspension de façon spontanée sous forme de vortex, supprimant toute nécessité de bâtonner. Il faut ajouter à cela l’absence d’armatures métalliques qui cerclent habituellement les barriques de chêne, provoquent des cages de Faraday et gênent la bonne circulation des lies. Selon ses utilisateurs, il favorise l’expression du terroir et du fruit.

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Certains spécialistes contestent la comparaison entre œufs béton et amphores. Les avis divergent à ce propos. Les protagonistes des jarres en terre cuite disent que l’œuf béton n’est pas une amphore, les utilisateurs des œufs béton prétendent évidemment le contraire. Il est évident que les vignerons de l’antiquité ne connaissaient pas le béton et que la matière d’une amphore était généralement la terre cuite. En cela, un œuf béton ne peut donc pas être considéré comme une amphore.Ce qui lie l’œuf béton à la jarre de terre cuite, ce sont leur forme et gabarit calculés pour que le vin “bouge” librement au sein du contenant, et sans intervention extérieure plus ou moins violente

Un des exemples les plus récents et le plus emblématique de ce type de contenant sont les amphores récemment installées au Château Pontet-Canet à Pauillac (le millésime 2012 et les suivants ont été élevés pour 1/3 dans ces amphores). Il s’agit ici de dolias de 900 litres chacune, réalisées en béton mais revêtues à l’intérieur “d’extraits” du terroir du domaine, que ce soit des cailloux ou des argiles prélevés dans la propriété de Pauillac. Le but est clairement double : le premier est d’élever une part significative du grand vin dans un contenant non boisé, le second est de profiter des effets de mouvement naturel dans ces contenants aux formes spécifiques. Le résultat dans le verre est très clair : la texture habituellement un peu sévère du rouge de Pauillac s’est teintée de douceur et de velouté, tout en mettant en avant un fruité frais et pur, inhabituel pour un grand vin de la rive gauche…

Aujourd’hui, les vins vinifiés et/ou élevé en amphore sont devenus assez courants en Italie (sans doute à cause de l’influence plus ou moins consciente des dolias romaines) et commencent à prendre de l’importance en France, en particulier dans la mouvance bio, biodynamique et “nature”. Le plus souvent il s’agit encore de micro cuvées, mais elles sont très recherchées par les amateurs en quête de sensations gustatives inédites. Certains esprits chagrins pensent qu’il ne s’agit que d’une mode passagère. Comme celle du bois neuf outrancier des années 1990 et 2000. Il y a quand même une différence de taille : la mode du bois neuf outrancier concernait une large majorité de la production de certaines appellations, alors que la vinification en amphore n’en représente qu’une toute petite part. Et puis surtout, cette recherche du fruit et de la pureté est une quête fondamentale du retour à la vérité du goût et à l’authenticité qui ne concerne pas que le vin, mais qui est une véritable évolution culturelle. À suivre donc avec intérêt pour tout amateur de vin de terroir !

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La belle histoire des champagnes Juglar & Jacqueson


L’histoire du Champagne Jacquesson commence à Châlons sur Marne en 1798 sous l’impulsion de Claude Jacquesson et de son fils Memmie.
Claude et Memmie font creuser des caves dans la colline Mont Saint Michel  à Châlons sur Marne pour pouvoir élaborer leurs futurs Champagnes. C’est ensuite que le Champagne Jacquesson commence à réellement se développer en France et à l'exportation.
En 1804, Memmie Jacquesson va s’associer avec son cousin François Félix Juglar qui va l’aider à développer l’entreprise qui connaît alors beaucoup de succès. Dans un premier temps une petite partie de la production va se vendre sous la marque F.F. Juglar qui disparaîtra après avoir été absorbée par le Champagne Jacquesson en 1829. Certaines des bouteilles retrouvées récemment dans la mer Baltique à 40 m de profondeur étaient donc antérieures à cette année là.
Le Champagne Jacquesson sera le Champagne préféré de Napoléon Bonaparte, qui décernera une médaille d’or à Félix Juglar ainsi qu’à Claude et Memmie Jacquesson en 1810.

En 1832 le fils de Memmie Jacquesson, Adolphe, rejoint l’entreprise familiale qui se verra ajouter la mention « & Fils » pour devenir le Champagne Jacquesson & Fils.
Le jeune Adolphe entreprit beaucoup de travaux pour maintenir la qualité et les prix de ses Champagnes, il a notamment inventé le muselet et la capsule champenoise. À cette époque les bouteilles conservées en cave ainsi que celle qui étaient expédiées subissaient des chocs pendant la manutention et le transport, ce qui avait pour conséquence de faire sauter les bouchons. Autre inconvénient, la ficelle de chanvre utilisée pour maintenir les bouchons pourrissait dans les caves et avec la pression les bouchons sautaient.
C’est à ce moment là qu’Adolphe eut l’idée d’utiliser des rondelles de fer blanc ainsi que du fil de fer pour tenir les bouchons, la capsule et le muselet venaient d'être inventés.
Adolphe Jacquesson inventa également une machine pour rincer mécaniquement les bouteilles, ainsi que des réflecteurs pour éclairer les caves. Toutes ces inventions ont été brevetées par Adolphe. En 1867 la production du Champagne Jacquesson & Fils atteignait  1 million de bouteilles, ce qui était considérable pour l'époque.
A la fin des années 1860 un drame  perturba la maison Jacquesson & Fils, le décès des 2 fils d’Adolphe. Cet événement va contraindre Adolphe Jacquesson de placer son entreprise sous la responsabilité de trois notables. Avant le drame, le Champagne Jacquesson avait pour directeur de cave Johann-Joseph Krug qui avant de créer sa propre maison de Champagne (Champagne Krug) a longtemps aidé à l’élaboration des vins chez Jacquesson.
Après bien des péripéries,  la maison est rachetée en 1974 par  Jean Chiquet.
Elle est aujourd’hui dirigée par ses fils, Jean-Hervé et Laurent  qui ont considérablement fait évoluer les méthodes de vinification avec des fermentations dans des foudres en chêne dans leur belle installation de Dizy. Jean-Hervé et Laurent Chiquet maintiennent aujourd'hui volontairement la production à 350 000 bouteilles par an, après avoir atteint jusqu'à 600.000 bouteilles.

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29 avril 2016

Quid des Vins Clairs de Champagne

18 manifestations  en 6 jours à propos des Vins Clairs, c'est mission impossible. Mais au fait que sont les Vins Clairs? Ils correspondent aux primeurs de Bordeaux. C'est donc  la dégustation  d'échantillons tirés à la cuve de moûts non encore élevés et assemblés et donc "tranquilles"de la récolte 2015. On déguste donc du Chardonnay, du Pinot noir, du Pinot  meunier et plus rarement de l'Arbane, du Petit Meslier ou  du Pinot blanc ou gris individuellement.     

Je n'ai pas eu le temps cette année de me rendre à Bulles bio. Vous trouverez mes dernières notes de dégustation dans mon article du 15 octobre 2015.

L'ensemble des vins clairs goûtés laissent entrevoir de grands champagnes millésimés si on sait les attendre pour un dégorgement  pas avant 2023.

  • Origines Champagne au château de Pierry : une dizaine de vignerons étaient présents. A remarquer particulièrement les Vins Clairs présentés dans des bouteilles translucides qui permettaient de bien appréhender l'aspect et la couleur.  11 vignerons étaient présent. Comme pour les autre lieux, nous n'en avons retenu que la quintessence.
    Bourgeois Diaz à Crouttes sur Marne dans l'Aisne donc  à l'ouest de la vallée de la Marne : des vins clairs élevés dans différents contenants, du Pinot Meunier en amphore, du Pinot noir en cuve inox et du Chardonnay en barrique.                                                                                     -  Maurice Grumier à Venteuil dans la vallée de la Marne : à remarquer un Brut Perpétuel composé de trois tiers égaux des cépages de la récolte 2011 et  qui bien que dosé à 7gr de sucre résiduel par litre bénéficie d'une belle acidité compensatrice due au fait que 40% de la composition provient d'un élevage en Soléra (barrique perpétuelle). Instant nature Zéro Dosage, une triplette de cépages à 60% de vins 2009 élevés en Solera. Un grand Champagne à  25€ à ne pas manquer.
    - Robert Montcuit à Mesnil sur Oger : un Chardonnay grand cru  2015 élevé en Solera depuis 2006, une belle couleur et un goût déjà achevé. Les autres vins clairs sont très acide  mais avec un bel avenir.                                                                                                                                      - Denis Salomon   à Vandières : un rare rosé de saignée de Pinot Meunier Les Chennevières, 24 h de macération sans malolactique. Une magnifique couleur dense et nette. Le 2013 est à l'avenant.               

    vclairs pierry 2016La présentation des Vins Clairs au château de Pierry

         
  • Les Mains du Terroir à l'hôtel de ville de Reims : 17 vignerons étaient présents.                             - Maxime Blin à Trigny : à remarquer sa Cuvée Inédite en 100% Pinot noir  non dosée en millésime 1998.                                                                                                                                    - Marie Copinet à Montgenost : cantonnée dans le pur Chardonnnay, cette viticultrice nous a étonnée avec sa Cuvée Jardin Sauvage issue d'une seule parcelle non dosée de la récolte 2011 alors que nous sommes plutôt amateurs de blanc de noirs.                                                               - Jérome Coessens à  Ville sur Arce est l'exemple même de ce que l'on peut réussir en Côte des Bars sur 6,5 ha au lieu dit Largillier. Son brut nature 2010 est l'archétype de l'exaltation du terroir en Pinot noir au prix de 52€ à la cave. Il est bien supérieur à bien des champagnes de Maisons plus cher.  J'avais déja adoré sa cuvée non millésimée (voir l'article : le bistro Au Village des Ternes du 12 février dernier).
  • Trait d'Union à Dizy à la cave Jacquesson aux magnifiques foudres de bois pour l'élevage. 6 vignerons seulement dont 3 atteignent l'excellence. Jacquesson, Anselme Sélosse  et Egly-Ouriet avec des prix en conséquence... s'il ya du vin à vendre pour les 2 derrniers.

    Photo 008    Un fût de bois de 76 hl chez Jacquesson

                                                                                                                        
  • Verzenay Grand cru de Champagne : 8 vignerons se tenaient dans le phare aujourd'hui musée du vin de Champagne. Il a été édifié en 1903 par Modeste Goulet fils du fondateur d'un des premiers succursaliste avec Félix Potin, Goulet-Turpin, afin que son domaine soit vu de loin. C'est le seul phare qui ne soit pas en bord de mer                                                                                       - Hugues Godme à Verzenay, encore un beau travail de blanc de noir avec mise en avril 2010 disponible à 19,50€ chez Cuq dans le 20e.
  • Terres et Vins de Champagne : pas grand chose à ajouter à mon article du 17 avril 2012 sauf Tarlant à Oeuilly avec un un grand vin clair de Chardonnay élevé en amphore qui fera surement un champagne de haut niveau, de même que son Pinot noir sur  "Les Crayons" à Oeuilly.               - Olivier Horiot à Les Riceys à la limite de la côte d'or reste ma référence principale. Son Sève rosé de saignée 2010 est exceptionnel contrairement à beaucoup de rosés sans caractère,suivi de près  par son Sève Blanc de Noirs également en 2010. A ne pas oublier pour l'originalité Métisse, un assemblage de Pinot noir et de Pinot Blanc.

Et également donc : Champagne, Terroirs etc dont Piot-Sevillano à Vincelles, Génération Champagne dont Stéphane Coquillette à Chouilly, Académie du vin de Bouzy dont Maurice Vesselle, Des Pieds et des Vins dont Barbichon à Villenauxe la Grande, Les Artisans du Champagne dont Gonet Medeville à Bisseuil, Club Trésors de Champagnes dont Pierre Gimonnet à Cuis et encore bien d'autres.

Si vous souhaitez plus d'information sur le Champagne, consultez mes articles des 17 avril, 23 septembre et 31 décembre 2012, ceux du 23 avril 9 mai et 16 décembre 2013 ainsi que le 13 août, 24 novembre et 7 décembre 2014.

 

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24 avril 2016

Le concours de meilleur sommelier du monde

Organisé depuis 1969 par l’Union de la Sommellerie Internationale dont le siège est à Paris, il se déroule dans une ville différente, actuellement tous les 3 ans.

Les lauréats ont été :

1969 : à Bruxelles , Armand Melkonian (France)

1971 : à Milan, Pierro Sattanino (Italie)

1978 : à Bruxelles, Guiseppe Vaccarini (Italie)

1983 : à Bruxelles , Jean Luc Pouteau (France)

1986 : à Venise, Jean Luc Jambon (France)

1989 : à Paris, Serge Dubs (France)

1992 : à Rio de Janeiro, Philippe Faure-Brac (France)

1995 : à Tokyo, Tosaki Shynia (Japon)

1998 : à Vienne, Markus del monego (allemagne)

2000 : à Montréal, Olivier Poussier (France)

2004 : à Athènes, Enrico Bernardo (Italie), à 27ans

2007 : à Athènes Andréas Larson (Suède)

2010 : à Santiago du Chili, le français Gérard Basset, de nationalité britannique et représentant donc le Royaume Uni a été élu après avoir été  finaliste lors des cinq dernières éditions. ll a battu en finale le Français David Biraud et le suisse Paolo Basso. Il y avait au départ 51 candidats représentant 48 pays.

2013 : à Tokyo, Paolo Basso pour la Suisse après 3 participations à la finale et 3 deuxième place. ni David Biraud, le candidat tricolore, ni les Français de l'étranger Eric Zwiebel (Royaume-Uni) et Franck Moreau (Australie) n'ont  dépassé le stade des demi finales. Les 2 autres finalistes étaient Véronique Rivest (Canada) 2e et Aristide Spies(Belgique) 3e.

    

 

MSM2013

        2016 : à Mendoza en Argentine organisé par  la Commission Concours de Sommeliers de l'ASI, dirigée par Gérard Basset, Meilleur Sommelier du Monde 2010, et composée de Meilleurs Sommeliers du Monde, dont Serge Dubs, Shinya Tasaki, Markus del Monego, Andreas Larsson et Paolo Basso qui a concocté toutes les épreuves du concours. 60 candidats représentant 57 pays se présentaient. Au terme de trois jours de compétition intense, c’est le suédois Arvid Rosengren, qui s’est imposé lors de la finale qui l’opposait à David Biraud, sommelier au Madarin Oriental à Paris, et Julie Dupouy, une française qui exerce en Irlande

 

Il ne faut cependant pas oublier de citer Paul Brunet, aujourd'hui plus de soixante quinze ans  et premier lauréat du concours international de sommeliers déjà à Bruxelles en 1959. Il n'y avait alors que neuf candidats.

Si la France a été 6 fois titulaire du titre, elle brille par son absence depuis l'an 2000.

 

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