mes plus belles dégustations oenologiques... ou les pire

23 octobre 2018

les Champagnes sélectionnés par la RVF

après plus de 6 ans d'activité et pas moins de 3.000 cuvées de Champagne dégustées, il est heureux d'arriver encore aujourd'hui à s'étonner et à prendre autant de plaisir. sur 28 exposants, ils y avaient très peu de Maisons : Pol Roger, Charles Heidzieck ou Gosset et de petites Maisons dont je vous ai antérieurement dit tous le bien que j'en pensais comme Drappier ou Philipponat.

Parmi tous les vignerons présents tous d'un bon niveau, j'en ai retenu pour vous particulièrement 3 si vous cherchez des vins qui qui expriment un terroir et seront de merveilleux compagnons pour accompagner un repas gastronomique :

- Xavier Alexandre à Courmas dans l'ouest  de la Montagne de Reims : cuvée Zéro dosage brut nature Premier  cru composée de 45% de Pinot noir, 40% de Meunier et 40% de Chardonnay, vieillie  au moins 7 ans en cave avec une malolactique partielle, idéale sur un tartare de saumon ou du thon mi cuit à 28€.                                                                        Vintage collection brut dosé à 7 gr mais avec une exceptionnelle acidité pour l'équilibrer et composée uniquement de 32 millésimes de réserve allant de 1966 à 2009. Une très grande cuvée gastronomique à seulement 40€

- Jérome Coessens à 10110 Ville-sur-Arce dont je vous ai déja parlé le 12 février 2016. Un petit domaine monopole de seulement 3,36 ha Largilliers qui produit exclusivement du Pinot noir pour des vins de gastronomie. Il vinifie cette parcelle en 4 sous parcelles qu'il a nommées : Minéral, Fruit, Fleur & Matière. Au total 8 cuvées sont produites pur ou en assemblage  chaque année plus une cuvée en Soléra :

cuvée 2014 à base de Fruit & Fleurs ; dosage de 8 gr mais une acidité exceptionnelle. 

cuvée 2013 à base de Minéral non dosée. Une très grande cuvée ample et minérale comme il se doit.

cuvée 2010  à base de Matière dosée à 3 gr 

Ces vins se méritent . Compter entre 60 & 90 € le col

- Huré frères à 51500-Ludes  : des vins exceptionnels à prix justifiés : Invitation : 40% de Pinot noir, 40% de Meunier et 20% de Chardonnay dosée à 6 gr mais avec une acidité monumentale sur une base 2014 : 27€.                                    Instantané 2010 dosage 3 gr magnifique à 31€.                                                                                                                           En apothéose Mémoire :  une cuvée à base des 3 cépages traditionnels élevés ensemble en Soléra dans 2 foudres de 45 hl dont 15% sont tirés chaque année. L'ouillage provient lui même d'une soléra en cuve inox qui est remplie tous les ans. Un dosage à 2 gr pour une cuvée exceptionnelle vendue 50€ et qui à l'aveugle battrait à coup sûr des cuvées vendues des centaines d'€uros par certaines maisons rémoises au rouleau compresseur marketing.

Contactez l'auteur

reproduction interdite © stackanovins 2018

Posté par stackanovins à 11:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Le programme à partir de octobre

                                                                                                                                                                                                Il n'y a pas qu'en Normandie ou dans le pays d'Othe que l'on réalise de bons cidres. Je viens de découvrir  par exemple les cidres du Maine maintenant en AOP :  la ferme du pressoir à 53400-Craon réalise également un pommeau du Maine, une fine  de Poire Williams qui titre donc 40° et qui arrive dans mon trio de tête des poires françaises et un remarquable cidre de glace.

Je prends dès maintenant comme l'an dernier les commandes. Le prix est exceptionnel pour la qualité : eau de vie de poire Williams : 35€ et cidre de glace 25€ (50cl). Pour toute information ou commande : Contactez l'auteur

 

 octobre 

          21 au 25 SIAL parc expo Villepinte

          26 au 28 Pari Fermier parc floral vincennes

 26  le rhum Trois Rivières vous convie à un voyage à la découverte de ses origines et du deuxième opus de sa trilogie de cuvées Hors d’Âge à partir de 19h à la Folie Saint Martin 66 rue René Boulanger 75010 Paris

27 fête de la coquille saint Jacques à Villers sur mer . Il reste quelques places  Contactez l'auteur

 27 & 28 vins & chocolat à Compiègne

 28 Fête de la Pomme, du Cidre et du Fromage à Conches-en-Ouche (27)

29 vins Moots hotel Grand Amour 18 rue de la Fidélité à partir de 11h

29 l'Alsace en biodynamie  à la maison d'Alsace à partir de 16h pour s'inscrire : ifournier@rouge-granit.fr

30 Expression Provence par Force 4 hotel du Collectionneur à partir de 13h

31 au 4 novembre salon du chocolat

 Contactez l'auteur

novembre 

         2 au 4 chateau   de Laroche Guyon

         4 & 5 novembre Rhum Fest à Marseille

         5 novembre   Les vins bios et biodynamiques par la RVF  Intercontinental Marceau 11 h

         5 UVA Corse rotonde de la Villette à partir de 16h

          8, au 10 Vins & Gastronomie • Avenue des Ternes,  17e

           9 au 11 Pari fermier Bergerie de Rambouillet

       10 & 11 Vins et Saveurs, organisé par le Rotary, gymnase Paulhan, 78500 Sartrouville

        11 finale meilleur sommelier de France  à Equip  hotel,  pour être spectateur, inscription sur le site de l'USF

        11 marché gastronomique de 95 Saint Witz

        12 Condrieu & Côte rotie au salons Hoche sur inscription Contactez l'auteur  

        16 au 18 Saveurs & vins sur Seine péniche Maxim's

        16 & 17 Les Outsiders par J.M Quarin au Shangri La

        16 au 19 mer & vigne hippodrome Maisons Laffite

        16  au 18 Senlis

        16 au 18 saveurs des régions  Best western 1 rue de la libération Jouy en josas

         17 & 18 Vins et de la Gastronomie • ÉPINAY-SUR-ORGE (91)

19 novembre   Les vins de la Vallée du Rhône par la RVF  Intercontinental Marceau 11 h

        19 Biodyvin hotel Intercontinental sur inscription auprès de Clair de lune

         26 Le vin de mes amis mason de l'Amérique latine 217 bd St Germain 12€

 27 Grands blancs de Loire par Force 4 Plazza Athénée                                                                                   

 30 au 2 décembre les Gascons péniche Maxim's

 29 au 2 déccembre Vignerons indépendants porte de Versailles

 30 & 1er décembre Grand Tasting

 30 au 2/12 Mer & vigne hippodrome Enghien

décembre

2 & 3 Vini di Vigniaoli 52 ter rue des vinaigriers

3 Vinapogée 28 rue de Valois sur inscription

7 au 9 Pontoise

7 au 9 saveur des régions péniche Maxim's

10 décembre  Les Spiritueux par la RVF Intercontinental Marceau 11 h

 

 janvier

21 les vins de bourgogne à la Maison des Polytechniciens sur invitation : Contactez l'auteur   

21 les vins autrichiens sur invitation :  paris@advantageaustria.org  

28 au 30 Sud vin bio Montpellier

 

février

2 & 3 percée du vin jaune à Poligny

2 & 3 vins bio Grenier Saint  Jean  Angers

2  Les  anonymes 18 rue Marie Euphrasie Pelletier Angers

3  Les Pénitentes  18 rue Marie Euphrasie Pelletier Angers 

4 concours des ligers Angers

5 & 6 salon des vins de Loire Angers

23 au 3 mars salon de l'agriculture

 

mai 

13 concours des vins bio Amphore

13 au 16 Vinexpo Bordeaux

 

Contactez l'auteur

Posté par stackanovins à 08:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 octobre 2018

Une bouteille de Romanée-Conti adjugée 558.000 dollars, un record

Le prix final, qui inclut les taxes et les commissions, correspond à 17 fois la limite haute de l'estimation initialement établie par Sotheby's, soit 32.000 dollars.

Cette bouteille à l'étiquette tachée est l'un des 600 exemplaires produits en 1945, juste avant que le domaine de la Romanée-Conti n'arrache les vignes pour les replanter ensuite.

Le Romanée-Conti est souvent considéré comme le plus grand vin de Bourgogne, peut-être le cru le plus prestigieux au monde.

Le domaine est situé sur une parcelle de moins de deux hectares et ne produit aujourd'hui qu'entre 5.000 et 6.000 bouteilles par an. Il fait partie de la Côte de Nuits, une bande de coteaux située au nord de la Côte d'Or.

Le record pour une bouteille de vin de contenance standard était jusqu'ici de 233.000 dollars pour un Château Lafite Rothschild de 1869, adjugé lors d'une vente à Hong Kong en 2010.

Trois exemplaires du même millésime avaient été adjugés, ce jour-là, au même prix.

Toutes tailles confondues, l'ancien record datait de 2007 pour un jéroboam (3 litres) de Mouton-Rothschild millésime 1945, vendu à New York pour 310.700 dollars.

Quelques minutes plus tard, lors de la même vente samedi, une autre bouteille de Romanée-Conti millésime 1945 a été adjugée 496.000 dollars, établissant le deuxième prix le plus élevé jamais vu aux enchères pour du vin.

Les lots vendus samedi provenaient de la collection personnelle de Robert Drouhin, qui dirigea de 1957 à 2003 la maison Joseph Drouhin, l'une des plus importantes de Bourgogne.

» LIRE AUSSI - Dans les caves de Joseph Drouhin

Le domaine Joseph Drouhin compte 73 hectares, dont une majorité de grands crus et de premiers crus. La maison Joseph Drouhin a été distributeur exclusif du domaine de la Romanée-Conti pour la France et la Belgique de 1928 à 1964.

Trois autres bouteilles de Romanée-Conti, des magnum (1,5 litres soit le double d'une bouteille standard) millésime 1937, ont atteint chacune 310.000 dollars samedi.

Un peu plus tôt, deux lots millésime 1945 de La Tâche, qui appartient au domaine de la Romanée-Conti mais a une taille et une production moyenne sensiblement plus importantes, avaient été vendus pour 297.600 et 248.000 dollars respectivement.

Chaque lot comprenait néanmoins trois bouteilles.

Au total, la vente a rapporté 7,32 millions de dollars pour cent lots, soit plus de 73.000 dollars en moyenne par lot.

d'après   

Posté par stackanovins à 11:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Du vin bleu

Après le rouge, le blanc et le rosé voici venu le vin bleu. Une entreprise de Sète vient de se lancer dans la commercialisation du Vindigo, un vin aussi étrange que naturel.

Du vin... bleu turquoise. Une couleur surprenante pour un vin pourtant naturel. Le Vindigo, un Chardonnay fabriqué dans le sud de l'Espagne et commercialisé en France par une entreprise basée à Sète, dans l'Hérault, doit sa couleur à la peau du raisin dans lequel il est filtré. Ils prennent du Chardonnay, ils le passent dans de la pulpe de raisin rouge. Quand on regarde ce raisin, il y a un bleu dedans qui s'appelle l'anthocyane. Ils le filtrent dans cette peau et il sort ce vin bleu,  le Sétois René Le Bail qui, avec ses trois associés, commerciale ce curieux breuvage. Il a un goût de fruit. Il y a de la cerise, des fruits de la passion, de la mûre déclare René Le Bail, l'entrepreneur qui commerciale le Vindigo en France.

L'entrepreneur explique que c'est un vin idéal pour l'été, à boire à l'apéro, sur le sable ou au bord de la piscine. Les femmes l'apprécient beaucoup. Il titre  11 degrés, ce n'est pas un vin qui est hyper puissant. En tout cas René Le Bail croit en sa trouvaille puisqu'il a déjà commandé 35.000 bouteilles de Vindigo qui seront tout de même vendues à partir de 12 euros.

Il n'est  pour l'instant disponible qu' à Sète et dans le département de l'Hérault.

d'après Le Figaro

De jeunes espagnols lancent un vin...bleu


Une équipe de jeunes espagnols a décidé de se lancer dans la commercialisation d'un vin de couleur bleue, baptisé « Gïk ». Le breuvage affiche une couleur bleu cobalt et résulterait d'un assemblage de raisins blancs et rouges, auxquels ont été ajoutés de l'anthocyanine - des pigments naturels présents dans la peau du raisin et des pigments indigo.
Bu sur le web : de jeunes espagnols lancent un vin...bleu
 
D'un point de vue gustatif, le vin est « doux » et titre 11,5 degrés d'alcool. 
 
Ses créateurs, âgés d'une vingtaine d'années, se disent totalement novices en la matière, sans expérience dans le monde du vin : ils sont dessinateur, informaticien, chimiste ou encore artiste. « Nous travaillons sans hiérarchie, horizontalement », précisent-ils. Et pourquoi un tel vin, peut-on légitimement se demander...« Et pourquoi pas, rétorquent ces derniers, sur leur site internet. Gik est né pour le plaisir...Pour secouer un peu les choses et de voir ce qui se passe. Pour créer quelque chose de nouveau, quelque chose de différent ».
 
Pour apprécier le vin, ses fabricants préconisent  « d'oublier tout ce que l'on sait sur le vin, sur les 60 appellations de vins d'origine en Espagne, les normes de service et tout ce qu'explique le sommelier dans un cours de dégustation auquel nous avons été invité » . Son prix de vente sur le site: 10€ la bouteille...
 
[crédit photo: site internet gik.blue]
 
d'après Vitisphère
Coloration naturelle : l'apport d’anthocyanes aussi en débat

Semblant submergé par l’intérêt fulgurant pour son produit (vendu 12 € en ligne), Vindigo fait face à une autre polémique, liée à son signe distinctif même : sa coloration naturelle. D’après l’entreprise sétoise, ce vin est produit en Espagne « à base de raisins 100 % chardonnay, macéré avec des extraits de peau de raisin », le produit fini devant « sa couleur bleue élégante à un pigment naturel trouvé dans la peau de raisin, l’anthocyane ».

« Je ne vois pas comment l'apport d'anthocyanes extraites du marc de raisin rouge peut rendre ce vin bleu. Même si l'on a déjà réussi à isoler en laboratoire des pigments dérivés d'anthocyanes qui présentent une couleur bleue en milieu acide, ces derniers sont présents en quantités infimes dans les marcs et les vins » critique Véronique Cheynier, directrice de recherche à l’Institut National de la Recherche Agronomique à Sciences et Avenir. Dont l’article souligne que « la polémique a en fait précédé en Espagne, où un "vin bleu" est apparu courant 2015, "Gïk", qui devait sa couleur bleue aux anthocyanes… mais aussi à des pigments d'indigotine (E132), dont la présence n'était pas explicitement indiquée sur l'étiquette. Au point que des supermarchés français, ayant importé le produit, ont dû finir par le retirer des rayons. »

 

La trouvaille d'Imanol, Iñigo, Gorka, Aritz et Taig, qui a nécessité deux ans de recherche et développement avec l'aide de chimistes, est l'une des nombreuses innovations qui fleurissent dans un monde encore très traditionnel.

Leur entreprise Gik Live!, fondée en 2015 et qui compte désormais douze salariés, a vendu 30.000 bouteilles dès la première année et près de 500.000 en 2017. Elle compte aujourd'hui des clients dans 21 pays, son premier marché étant les États-Unis, et son deuxième... la France, haut-lieu du vin. "Nous comprenons que pour beaucoup de gens, le vin, c'est quelque chose avec lequel on ne joue pas. Le vin, c'est sacré", raconte l'un des fondateurs de cette start-up, Taig Mac Carthy, mi-Irlandais, mi-Basque, au bar du siège de l'entreprise, à Portugalete, près de Bilbao. "Mais nous, on aime changer les choses et on n'a pas peur d'essayer", dit-il, alors que dans la pièce d'à côté, où trônent une batterie et des guitares, des employés pianotent sur leur ordinateurs.

Pigments et édulcorants

Rien que la vue d'un verre de vin bleu pourrait suffire à faire hurler beaucoup de sommeliers. Il est pourtant fabriqué dans plusieurs propriétés espagnoles en suivant peu ou prou les mêmes étapes que le vin "classique". La recette? Mélanger beaucoup de vin blanc avec un peu de vin rouge et du moût, cette mixture obtenue par pressage des raisins et pas encore fermentée. Puis, pour obtenir une coloration bleu électrique, ajouter des anthocyanes, des pigments bleus que l'on trouve dans la peau des raisins rouges, et du carmin d'indigo, un colorant bleu naturel extrait de l'indigotier.

L'entreprise n'en dit pas plus au nom du "secret industriel", précisant juste que la fabrication combine "nature et technologie". Elle utilisait auparavant des édulcorants mais les a remplacés par du vin liquoreux pour conserver le goût sucré du produit. D'autres producteurs s'y sont mis en Espagne. Même du cava bleu, ce vin pétillant typiquement espagnol, est arrivé sur le marché. Quant aux jeunes entrepreneurs de Gik Live!, ils ont décidé d'innover encore, avec du vin au thé ou un vin rouge épicé baptisé "Bastarde". Une bouteille coûte en général 11 à 13 euros en ligne, et la clientèle est surtout âgée de 25 à 45 ans.

Des jeunes à conquérir

Du côté des consommateurs, les réactions sont mitigées :  

Jean-Michel Deluc, ancien sommelier du Ritz à Paris, trouve le vin bleu "surprenant". "C'est pas mon goût, je dois l'admettre, mais c'est pas mauvais quand même, c'est plutôt bien fait", dit-il dans une vidéo postée sur le blog Le Petit Ballon, consacré à l'actualité du vin. Mais en août, le critique du journal britannique Daily Telegraph l'a qualifié de "gadget. (...) Très doux. Trop doux".

Pour Rafael del Rey, directeur général de l'Observatoire espagnol du marché du vin, ce vin bleu bouscule un secteur "conservateur, avec des consommateurs conservateurs et des producteurs conservateurs". Le vin en général séduit moins "les jeunes et les femmes" et moins les gens urbains, souligne-t-il. Ces derniers ont un "mode de vie différent en termes d'horaires, moins de temps pour les repas, ont besoin de produits plus légers, allant vers des saveurs un peu plus sucrées. (...) Beaucoup d'entre eux n'ont pas trouvé un vin qui les attire", poursuit-il. Ce qui a permis l'émergence de produits comme le vin bleu, ou, dans une autre veine, du vin peu alcoolisé.

En Europe, la société a dû étiqueter son Gik Blue comme "boisson alcoolisée" car les autorités ont exclu de le nommer "vin". "Nous le considérons comme une nouvelle catégorie", explique Aritz Lopez, cofondateur de Gik Live!, au milieu des vignes de la propriété viticole qui fabrique ce vin bleu dans la province de Saragosse, au nord-est de Madrid. Par peur des critiques, le vigneron, qui produit aussi du vin traditionnel, refuse que le nom de son domaine et celui de son village ne soient révélés. "Nous savions depuis le début que le Gik Blue serait un produit qui polariserait beaucoup les opinions", reconnaît Aritz Lopez.

Pour autant, l'entreprise s'attend à faire 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires cette année, un résultat très honorable pour une société lancée il y a trois ans à peine. La rançon du succès? Taig Mac Carthy raconte avoir trouvé, dans une boutique espagnole, des contrefaçons du Gik Blue... fabriquées en Chine.

Avec AFP

 

Mise à jour du 10 août

 

Suite au communiqué d'InterMed, Méditerravin a changé l'étiquette de son produit : adieu le « vin bleu de Méditerranée », bienvenue au « chardonnay méditerranéen ». Ce qui résout le problème d'utilisation de l'IG Méditerranée, ainsi que la revendication du terme vin, qui pose problème d'un point de vue juridique.

 

 

Posté par stackanovins à 08:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 octobre 2018

Du rififi à Saint Emilion

Deux personnalités de la viticulture bordelaise ont été récemment mis en examen pour « prise illégale d’intérêts », soupçonnées d’avoir été à la fois juge et partie dans le classement de grands crus, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Bordeaux, confirmant une information de Mediapart.

Hubert de Boüard, copropriétaire du Château Angelus, l’un des quatre premiers grands crus classés A de Saint-Emilion, et Philippe Castéja, propriétaire du château Trottevieille, ont été mis en examen pour « prise illégale d’intérêts par charge de mission de service public dans une affaire dont il assure l’administration ou la surveillance », a indiqué le parquet.

Une information judiciaire  est ouverte depuis le 29 novembre 2013.

Selon Mediapart, les deux hommes, mis en examen respectivement les 18 et 19 septembre, sont soupçonnés d’avoir participé à l’élaboration d’un nouveau règlement relatif au classement 2012 des Saint Emilion. Ils sont également soupçonnés d’avoir participé au processus de classement lui-même, alors qu’ils avaient des « intérêts directs ou indirects » dans ce classement, ajoute le site d’information.

Selon la même source, pendant la procédure de classement entre 2007 et 2012, M. de Boüard a cumulé des fonctions importantes dans le monde du vin bordelais dont la présidence du comité régional de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), de même que M. Casteja pendant l’élaboration du classement 2012 (membre du comité national de l’INAO).

Trois vignerons, contestant le classement où ils étaient évincés ou rétrogradés avaient porté plainte en 2013. Ce classement décennal créé en 1955, véritable enjeu commercial et financier pour les propriétés viticoles, est révisé tous les dix ans par l’INAO dépendant du ministère de l’Agriculture.

Les deux hommes sont « soupçonnés d’avoir été juge et partie intéressée à la décision, ce qui a des conséquences économiques considérables » dans la valeur des vins, a précisé à l’AFP¨une source proche du dossier.

Contacté par l’AFP, M. Casteja s’est déclaré « serein dans ce dossier ». « Je ne me suis jamais occupé de classement de Saint-Emilion », a-t-il encore dit.

d'après Vitisphère

 

 

 Le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a homologué, par arrêté du 29 octobre 2012, le classement des crus de l’appellation d’origine contrôlée « Saint- Emilion Grand Cru ». L’homologation du classement proposé par le Comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées, et eaux-de-vie de l’Institut national de l’origine et de la qualité a été publié dans le journal officiel du 7 novembre 2012. 

PREMIERS GRANDS CRUS CLASSES : 

par ordre alphabétique Château Angélus (A) 

Clos Fourtet 

Château Ausone (A) 

Château la Gaffelière 

Château Beau-Séjour (héritiers Duffau-Lagarrosse) 

Château Larcis Ducasse 

Château Beau-Séjour-Bécot 

La Mondotte 

Château Bél Air-Monange 

Château Pavie (A) 

Château Canon 

Château Pavie Macquin 

Château Canon la Gaffelière 

Château Troplong Mondot 

Château Cheval Blanc (A) 

Château Trottevieille 

Château Figeac 

Château Valandraud

 

Château l’Arrosée 

Château Fleur Cardinale 

Château Monbousquet 

Château Balestard la Tonnelle 

Château La Fleur Morange Mathilde 

Château Moulin du Cadet 

Château Barde-Haut 

Château Fombrauge 

Clos de l’Oratoire 

Château Bellefont-Belcier 

Château Fonplégade 

Château Pavie Decesse 

Château Bellevue 

Château Fonroque 

Château Peby Faugères 

Château Berliquet 

Château Franc Mayne 

Château Petit Faurie de Soutard 

Château Cadet-Bon 

Château Grand Corbin 

Château de Pressac 

Château Cap de Mourlin 

Château Grand Corbin-Despagne 

Château le Prieuré 

Château le Chatelet 

Château Grand Mayne 

Château Quinault l’Enclos 

Château Chauvin 

Château les Grandes Murailles 

Château Ripeau 

Château Clos de Sarpe 

Château Grand-Pontet 

Château Rochebelle 

Château la Clotte 

Château Guadet 

Château Saint-Georges-Cote-Pavie 

Château la Commanderie 

Château Haut Sarpe 

Clos Saint-Martin 

Château Corbin 

Clos des Jacobins 

Château Sansonnet 

Château Côte de Baleau 

Couvent des Jacobins 

Château la Serre 

Château la Couspaude 

Château Jean Faure 

Château Soutard 

Château Dassault 

Château Laniote 

Château Tertre Daugay 

Château Destieux 

Château Larmande 

Château la Tour Figeac 

Château la Dominique 

Château Laroque 

Château Villemaurine 

Château Faugères 

Château Laroze 

Château Yon-Figeac 

Château Faurie de Souchard 

Clos la Madeleine 

Château de Ferrand 

Château la Marzelle

 

 

Posté par stackanovins à 13:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 septembre 2018

Les Bonnezeaux sur la terrasse du Fouquet's

42 producteurs se répartissent un terroir de 80 ha  uniquement en Chenin pour une production annuelle de  1.600 hl et un rendement moyen de 20 hl/ha à un prix moyen de 20 €  pour un millésime jeune. Une vingtaine de vignerons sont venus jusqu'à nous.

2 domaines ressortent de cette dégustation  :

- Domaine Leblanc à 49380-Bellevigne en Layon; millésime 2017 un très bel équilibre entre le sucre (162 gr de résiduel) et une bellle acidité pour l'équilibrer sur un sol de schistes gréseux et phtanites. A laisser vieillir 14,90€ le col.

- Domaine de Terrebrune à 49380-Notre dame d'Allencon; millésime 2011 avec lui aussi  un très bel équilibre entre le sucre (250 gr de résiduel) et une bellle acidité pour l'équilibrer. 21€ le col mais un rendement de seulement 5hl/ha inférieur à Yquem.

Nous avons eu la chance de goûter des millésimes anciens et très anciens :

- Domaine des Petits Quarts 1959 à 49-Faye d'Anjou : 12 gr de résiduel et un splendide équilibre.

- Chateau de Fesles 1947 à 49380 Bellevigne en Layon : Dès cette époque le domaine réalisait déja du parcellaire et nous avons goûté les 3 avec 3 dosages en sucre résiduel différent et 3 goûts différent ... splendide

Domaine de Terrebrune à 49380-Notre dame d'Allencon millésime 1921 : rien à dire sauf grandiose comme d'ailleurs les grands Sauternes du même millésime.

Domaine de Terrebrune à 49380-Notre dame d'Allencon millésime 1881 : rien à dire sauf  sur le déclin.

Contactez l'auteur

reproduction interdite © stackanovins 2018

Posté par stackanovins à 08:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 septembre 2018

Chateau Reignac condamné en appel

Poursuivi pour tromperie du consommateur et publicité comparative illicite, le château de Reignac a perdu son appel, mais étudie la possibilité d’un pourvoi en cassation.

En matière de grands crus, s’en revendiquer l’égal n’est pas légal juge la quatrième chambre correctionnelle de la cour d’appel de Bordeaux. Rendu ce 12 septembre, le délibéré confirme les condamnations pour tromperie du consommateur et publicité comparative illicite à l’encontre du château Reignac (77 hectares en appellation Bordeaux Supérieur) et de son propriétaire (Yves Vatelot), mais à des sommes inférieures (chacun écopant de 8 000 euros avec sursis, contre respectivement 30 000 et 15 000 € en première instance). La cour ajoute un ordre de publication de l’arrêt sur les sites internet des parties civiles, soit le conseil des Grands Crus Classés en 1855, le conseil des Vins de Saint-Émilion et l’Union des Crus Classés de Graves.

« L’abaissement de la condamnation est à noter. C’est positif pour nous. Mais je suis déçu… Je pensais franchement que les juges comprendraient qu’il suffit de savoir lire pour saisir que l’on ne trompe pas le consommateur » regrette Yves Vatelot. Visiblement désarçonné par cette décision, allant dans le sens du réquisitoire du procureur (demandant tout simplement « confirmation »).

 Clé de la condamnation, une publicité du château Reignac est à l’origine de toute l’affaire. Parue les 15 et 16 novembre 2014 dans Le Figaro, la réclame affirme « Reignac, premier grand cru classé », suivi d’un astérisque renvoyant à une précision de taille :« si c’était vrai peu se l’offriraient » et un petit prix, « 22 euros » . S’inscrivant dans une stratégie de communication affirmant sa supériorité à l'encontre des crus classés (« le vin qui surclasse les plus Grands » affirme actuellement le site de la propriété), cette publicité a été vue comme la provocation de trop par les classements bordelais. Qui ont signalé l’encart à l’unité bordelaise de la Direccte en décembre 2014, entraînant l’ouverture d’une enquête et une première condamnation l’été 2017.

« Cette confirmation était attendue, le château de Reignac était allé trop loin dans sa communication. On ne peut pas utiliser impunément une mention traditionnelle qui est liée à un cahier des charges restrictif » estime maître Hélène Poulou, l’avocate des classements bordelais. Qui espère « que cet arrêt pourra être utilisé à titre de jurisprudence pour d’autres affaires de pratiques commerciales trompeuses. » Se réservant la possibilité de se pourvoir en cassation, une fois que le détail du jugement sera publié, Yves Vatelot pourrait cependant repartir pour un nouveau tour judiciaire. L'ancien industriel estimant que la localisation bordelaise de ces jugements a pu peser sur leur issue.

c'après Alexandre Abellan de Vitisphère

Posté par stackanovins à 08:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 septembre 2018

Classement des Crus classés des Graves

 

  (classement non hiérarchique)

Château Bouscaut, en rouge et blanc 

Château Carbonnieux, en rouge et blanc 

Domaine de Chevalier, en rouge et blanc 

Château Couhins, en blanc 

Château Couhins-Lurton, en blanc 

Château de Fieuzal, en rouge 

Château Haut-Bailly, en rouge 

Château Haut-Brion, en rouge 

Château Laville Haut-Brion, en blanc 

Château Latour-Martillac, en rouge et blanc 

Château Malartic-Lagravière, en rouge et blanc 

Château La Mission Haut-Brion, en rouge 

Château Olivier, en rouge et blanc 

Château Pape-Clément, en rouge 

Château Smith Haut Lafitte, en rouge 

Château La Tour Haut-Brion, en rouge 

Posté par stackanovins à 10:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Classement des crus artisans du bordelais

 

Depuis 2006, après dégustation de leur dernier millésime par un jury professionnel, 44 propriétés des différentes AOC du Médoc ont obtenu le titre de Cru artisan. Elles représentent aujourd’hui 340 ha de vignes en production, principalement dans les appellations Médoc et Haut-Médoc. Ce classement des crus artisans est revu tous les 10 ans tout comme le classement de Saint-Emilion (rendu publique en septembre 2012). 

I/Les Crus artisans en appellation Médoc 

Château BAUDENS (Saint-Germain d’Esteuil) 

Château BEGADAN (Bégadan) 

Château BEJAC ROMELYS (Saint-Yzans-de-Médoc) 

Château CANTEGRIC (Saint-Christoly-Médoc) 

Château GADET TERREFORT (Gaillan-Médoc) 

Château GARANCE HAUT GRENAT (Bégadan) 

Château GRAVES DU PRIVERA (Saint-Christoly-Médoc) 

Château HAUT BLAIGNAN (Blaignan) 

Château LA TESSONNIÈRE (Civrac-en-Médoc) 

Château LE VIEUX SÉRESTIN (Couquèques) 

Château LES GRAVES DE LOIRAC (Jau-Dignac et Loirac) 

Château LES TRIEUX (Vensac) 

Château VIEUX GADET (Gaillan-Médoc) 

II/Les crus artisans en appellation Haut-Médoc 

Château CLOS DU RELAIS (Cussac-Fort-Médoc) 

Château de COUDOT (Cussac-Fort-Médoc) 

Château de LAUGA (Cussac-Fort-Médoc) 

Château des GRAVIERS (ancien Château du SOC – Arsac)) 

Château d’OSMOND (Cissac-Médoc) 

Château du GALAN (Saint-Laurent-Médoc) 

Château FERRÉ (Vertheuil) 

Château GASTON RÉNA (Cissac-Médoc) 

Château GRAND BRUN (Cussac-Fort-Médoc) 

Domaine GRAND LAFONT (Ludon-Médoc) 

Château GUITTOT FELLONNEAU (Macau) 

Château HAUT BRÉGA (Saint-Seurin-de-Cadourne) 

Château LAMONGEAU (Saint-Laurent-Médoc) 

Château LE BEYAN (Arcins-en-Médoc) 

Château LE BOUSCAT (Saint-Laurent-Médoc) 

Château MARTIN (Vertheuil) 

Château MICALET (Cussac-Fort-Médoc) 

Château MOUTTE BLANC (Macau) 

Château TOUR BEL AIR (Cissac-Médoc) 

Château TOUR DU GOUA (Cussac-Fort-Médoc) 

Château VIALLET NOUHANT (Cussac-Fort-Médoc) 

Château VIEUX GABAREY (Lamarque)  

III/ Les crus artisans en appellations communales 

Château GOBINAUD (Listrac-Médoc) 

Château LAGORCE BERNADAS (Moulis-en-Médoc) 

Clos de BIGOS (Margaux – Soussans) 

Château des GRAVIERS (Margaux – Arsac)

Château des TROIS CHARDONS (Margaux) 

Château GASSIES DU VIEUX BOURG (Margaux – Arsac) 

Château CAPDET (Saint-Julien-Beychevelle) 

Château BÉHÈRÉ (Pauillac) 

Château LA PEYRE (Saint-Estèphe) 

Posté par stackanovins à 10:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 septembre 2018

Les vins grecs chez Mavrommais

Mavrommátis, bien connu comme étant l’un des tout meilleurs traiteurs grecs de la capitale, proposait à la dégustation  6 vins blancs secs, dont 4 provenant de l’île de Santorin.

Le premier vin, IGP Crète2016 du domaine Lyrarakis, élaboré en cuve à partir uniquement de Dafni, cépage ancestral sauvé de la disparition par un viticulteur courageux, très raisonnable en alcool (12°5), possédait un joli fruité et une finale saline savoureuse. Un joli vin d’apéritif.

Venaient ensuite 3 vins de Santorin – île volcanique où les vignes, dont certaines peuvent avoir 200 ans, sont toutes franches de pied, le phylloxéra ne parvenant pas à survivre dans un sol mêlant cendre volcanique et sable.

Du domaine Sigalas, AOC Santorin, un premier vin de 2017 issu à 75% d’Assyrtiko (le grand cépage blanc de Santorin) et à 25% d’Athiri, et un second vin de 2016 à 100% Assyrtiko, tous deux issus de vignes de 50 ans et élaborés en cuve, aux arômes citronnés, structurés, mûrs mais frais, offrant une jolie longueur saline ainsi qu’une belle vivacité malgré leurs 14°, à servir suffisamment rafraîchis toutefois pour éviter que l’alcool ne se sente en finale.

Entre les 2 vins de chez Sigalas s’intercalait un 100% Assyrtiko 2017 fait en cuve, du domaine du regretté Haridimos Hatzidakis (l’une des stars de Santorin, disparu prématurément pendant les vendanges de 2017), bien équilibré entre le gras et l’acidité, sur les fleurs blanches et les agrumes, d’une belle structure et d’une jolie longueur en bouche. Ces 2 vins annonçaient 13°5 d’alcool, ce qui selon mon goût est quasiment toujours préférable, pour un blanc, à 14° et davantage à fortiori.

Avant le dernier vin de Santorin, était proposé un blanc de l’île de Céphalonie à 13°, AOC Robola de Céphalonie 2016 du domaine Gentilini, 100% cépage Robola donc, aux saveurs de citron et fortement minéral, avec une belle acidité, dense mais encore assez compact comparé à l’Assyrtiko : à bien aérer donc.

Dernier vin de Santorin, l’AOC Santorin 2016 du domaine Argyros Estate, 100% Assyrtiko de très vieilles vignes, certaines ayant plus de 150 ans. Ce vin, annonçant 13,5°, élevé pour 80% en cuve et 20% en barriques françaises de 500 litres, se montrait le plus remarquable de la série, gras, vif, bien citronné, très minéral, assez explosif en bouche et finissant sur une belle longueur saline : à deux convives, aucun mal pour venir à bout de la bouteille. 

Le point commun de ces vins originaires de plusieurs îles grecques est donc leur équilibre entre structure et fraîcheur, les raisins étant vendangés avant surmaturité : des vins à associer avec la cuisine grecque bien sûr, entrées et produits de la mer avant tout, mais aussi, pourquoi pas, des viandes blanches ou certains fromages (chèvres et brebis).

Les prochaines dégustations annoncées par la Cave Mavrommátis , 49 rue Censier à Paris, auront lieu de 18h à 21h les 14 et 15 septembre (vins rosés), les 21 et 22 septembre (vins résinés) et  les28 et 29 septembre (vins rouges du Nord)).

A.M

Contactez l'auteur

reproduction interdite © stackanovins 2018

Posté par stackanovins à 18:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Allez cueillir le raisin à Paris

Pour la quatrième année, la Ville de Paris propose à ses habitants de participer à des vendanges. En raison de l'été chaud et ensoleillé, la première récolte a eu lieu le 4 septembre. Deux autres rendez-vous sont prévus les 13 et le 25 septembre. L'occasion pour tous de découvrir ce patrimoine insolite.

Parisiens, Parisiennes, à vos sécateurs! Depuis 2015, la Ville de Paris organise des vendanges participatives et urbaines dans les (petites) parcelles qu'elle entretient, afin de permettre aux amateurs de vins et de vignobles de découvrir ce patrimoine insolite au cœur de la capitale.

Cette année, en raison d'une météo particulièrement propice (chaleur et ensoleillement), la récolte a commencé le 4 septembre. Les participants, armés d'une épinette et gantés (le matériel est fourni par la Ville), accompagnés de professionnels, œnologues ou jardiniers, ont déjà pu récolter 460 kg de raisins dans le parc Georges Brassens (XVe).

Pas de panique, les vendanges ne sont pas terminées pour autant! Pour répondre aux demandes toujours plus nombreuses, deux autres récoltes sont prévues: le jeudi 13 septembre à 9h et 10h au parc de Bercy (XIIe) et le mardi 25 septembre à 9h et 10h dans le parc de Belleville (XXe). Inscription gratuite par courriel: fetedesvendangesparis@gmail.com.

Les autres pourront toujours se rattraper à l'occasion de la quatrième Fête de la vigne et du raisin qui proposera une série d'animations (conférences, visites guidées, randonnées...) le 7 octobre à Paris et en Île-de-France. Et bien sûr de la célèbre Fête des Vendanges, qui investira Montmartre du 10 au 14 octobre. Deux événements qui permettront de découvrir et déguster (avec modération!) les différents terroirs parisiens (blanc, rosé ou rouge).

 

d'après Isabelle Blondel Le Figaro 

Posté par stackanovins à 12:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 août 2018

Françoise Luriot s'en est allée rejoindre Bachus

Françoise Luriot s'en est allée la semaine dernière après quatre ans de lutte contre le cancer. Ses cendres ont été déposées au cimetière de Saint Maur des fossés.

Nous la croisions dans presque toutes les dégustations que nous fréquentions et également chez notre ami Daniel Fischer.

 

2

 

 

s11

Posté par stackanovins à 11:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 août 2018

Les tribulations du vin le plus cher de Bordeaux

Il avait réussi en quelques années le tour de force de faire gonfler le prix de son  Liber Pater de 80 à 3.000 euros la bouteille. Loïc Pasquet a été condamné en 2015 pour « escroquerie »,par le Tribunal correctionnel de Bordeaux.

Le créateur, dont le vin a été distingué en 2011 par la prestigieuse R.V.F comme « découverte de l’année », a été condamné à douze mois de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende pour avoir établi une fausse comptabilité. Loïc Pasquet avait ainsi perçu de FranceAgrimer, l’organisme public en charge des produits de l’agriculture et de la mer, quelque 600.000 euros de subventions pour faire la promotion de ses vins hors de l’Union européenne.

Loïc Pasquet devra, en outre, rembourser à FranceAgrimer la somme de 230.000 euros, correspondant à un versement de subventions en 2012. Un premier versement de FranceAgrimer de plus de 300.000 euros a été réglé par la famille du vigneron .

Selon le ministère public, Loïc Pasquet, ingénieur en matériau qui avait boosté son simple Graves, auparavant inconnu, en vin de Bordeaux le plus cher, a produit des factures  par l’intermédiaire d’un partenaire financier en Chine, EuropAsia, en sachant qu’elles ne correspondaient pas aux prestations réalisées  et a ainsi  sciemment trompé FranceAgrimer.

Le Parquet s’est en outre étonné  du contraste entre le prestige supposé  et des chais  peu reluisants. La présidente du tribunal a d’ailleurs fait part à l’audience de vignes à l’abandon, selon un rapport d’experts, et s’est étonnée que le siège social de la EARL  Vignobles XO  soit une simple boîte à lettres . L’avocat de Loïc Pasquet, a estimé,  que son client avait été victime de  l’incompétence  de son cabinet comptable.

De plus, des problèmes de registre viticole manquant, de chaptalisation, de facturation, d’identification et de nombre de bouteilles déclarées ont également été pointés à l’audience. Loïc Pasquet, qui vend son entière production à l’étranger, notamment en Russie et en Chine, a fait sa renommée en affirmant produire un vin  au goût oublié  provenant  de vieux cépages pré-phylloxériques. Or les Liber Pater  produits depuis 2004 sont un assemblage des cépages traditionnels du Bordelais, Merlot et Cabernet.

d'après article de presse

 

 

Devenu le vin de Bordeaux le plus cher du moment (surclassant Petrus, Le Pin, Lafite, Haut-Brion, Latour…), la cuvée confidentielle d’anciens cépages bordelais plantés francs de pied a l’ambition de détrôner la mythique étiquette bourguignonne. C’est du moins le cap que se fixe Loïc Pasquet, le créateur de Liber Pater en 2006. Le vigneron de Podensac souhaite également inspirer un retour aux vins de terroir, avec des cépages oubliés qui permettent une différenciation et une valorisation des vins.

 

Dans le dernier classement  des cinquante vins les plus chers au monde, Liber Pater arrive en nouveau-venu à la dix-septième place, nettement devant le mythique Petrus, qui pointe à la vingt-huitième position. Comment expliquez-vous cette surprenante performance ?

Il s'agit essentiellement de grands crus bourguignons et de prestigieuses étiquette allemandes : le domaine de la Romanée Conti, le domaine Leroy, Egon Müller…

Dans cinq ans, Liber Pater sera plus cher que la Romanée Conti.

Comment arriverez-vous à ces sommets ?

Liber Pater est un vin de lieu et pas de cépage, c’est notre terroir unique, l'anticlinal, qui s’exprime. Liber Pater donne l’occasion d’ouvrir l’histoire du goût. Aujourd’hui, il n’y a plus de vins fins, comme les nommaient les gourmets du XIXème siècle. Le goût des grands vins a disparu après la crise phylloxérique. On en trouve la preuve dans les archives : en 1904, l’intendant du château Margaux estimait que le greffage avait fait perdre son goût à ses vins. C’est expliqué dans le livre le Goût retrouvé des vins de Bordeaux, qui a été écrit sur Liber Pater par Jacky Rigaud et Jean Rosen (qui va être publié par les éditions Actes Sud en 5 septembre prochain).

Liber Pater donne l’occasion d’avoir le vrai goût des vins que l’on avait en 1855. On ne peut pas le mettre sur l’étiquette… Mais on peut le promettre grâce à un ensemble de détails. Tout notre vignoble de 3 hectares est planté en franc de pied, avec une densité de 20 000 pieds hectares, un travail en traction animale et une culture bio. À Bordeaux, ce discours me fait passer pour un hurluberlu, un fou furieux, mais c’est un discours évident en Bourgogne.

Votre positionnement prix est aussi lié à l'extrême rareté de vos bouteilles…

L’idée est de faire très peu de vin. Nous produisons de 0 à quelques milliers de bouteilles par an. Il faut accepter de ne pas pouvoir soumettre tous les ans la nature, selon les aléas climatiques (le gel de 2017) et la qualité (2013 ne méritait pas de sortir).

Votre approche iconoclaste de la viticulture est-elle compatible avec la nomenclature des appellations d’origine contrôlées ?

Avec la récolte d’anciens cépages hors cahier des charges, je vais passer en vin de France cette vendange 2018. C’est aberrant, alors que ce sont des variétés historiques en adéquation avec le terroir bordelais. Grâce à l’IFV, sur le vignoble de Liber Pater nous avons planté du Cabernet sauvignon, du Camaralet, de la Carménère, du Castet, du Lauzet, du Petit verdot, du Saint macaire, du Sémillon et du Tarnais.

Regrettez-vous de quitter l’AOC Graves ?

Pour moi, les AOC sont mortes. Ce système devient de plus en plus industriel, le vin va connaître le même sort que le fromage. Ces vins seront techniquement bien faits, mais variétaux et sans âme. Il faut lutter contre l’uniformisation et préserver le goût : cela fait partie de notre culture. Les porte-greffe ont permis de mettre n’importe quel cépage n’importe où. Alors que ce ne devrait pas être le cépage qui impose le goût, mais le terroir.

Je viens d’avoir un contrôle de l’INAO. Ils pensent que j’ai commis un manquement majeur à l’AOC, avec des hauteurs d’herbes trop importantes au niveau de la zone fructifère de mes vignes. Mais en ayant recours à la méthode ancienne de l’arcure des rameaux, je ne peux pas faire autrement. Pour l’INAO, il faudrait du RoundUp à la place de l’herbe ! Je ne vais pas lâcher dans cette affaire. J’ai déjà gagné en appel mon procès contre l’INAO sur mes densités de plantation et les accusations de chaptalisation.

À Bordeaux, on semble vous voir au mieux comme un gugusse qui a réussi l’impensable, au pire comme filou qui va tomber, notamment avec l’affaire des aides de FranceAgriMer…

C’est comme en politique : parlez de moi en bien ou en mal, mais parlez de moi. Il n’y a rien de plus horrifique que d’être transparent. Concernant les subventions de FranceAgriMer, une enquête est aujourd’hui ouverte par le parquet de Bordeaux sur le témoignage de l’importateur chinois qui m’a dénoncé. Je suis confiant sur l’issue de cette procédure. Mes clients sont des businessmen, ils ont tous des affaires avec l’administration, cela leur est égal. Pour moi, l’important c’est que le prix de la bouteille de Liber Pater continue de monter. Et que le vin soit de plus en plus apprécié. C’est ma réussite.

Et nous ne sommes pas si isolés dans le vignoble bordelais. Je peux vous dire que des grands crus classés visitent Liber Pater pour voir nos francs de pieds… Il y a une perte de diversité à Bordeaux. Je souhaite y sensibiliser les autres vignerons : on a tous à y gagner. Si deux voisins dans les Graves produisent le même merlot, l’acheteur en face choisit le tonneau en fonction de son prix. Alors qu’en Bourgogne le terroir permet de distinguer deux parcelles côte à côte.

Un projet de nouvelle cuvée

En cours de plantation, un nouveau vignoble va émerger pour compléter la production de Loïc Pasquet. Avec 3 ha déjà plantés et 3 ha à planter, l’étiquette Denarius ne sera pas commercialisée avant plusieurs années, mais elle vise déjà un prix de vente de 300 euros. Si Liber est l’antique dieu du vin, Denarius signifie denier en latin.

 

d'après Vitisphére

 

Posté par stackanovins à 09:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 juillet 2018

Champagnes & patisseries fines chez Yannick Alléno

Nous passerons sous silence la partie patisserie qui nous a semblé anecdotique.

Parmi les Champagnes, heureusement les de Maisons de Reims ou Epernay ne sont pas majoritaires à part Deutz, Dom Pérignon, mais êtes vous prêt à payer entre 100 & 150€ pour une cuvée produite à plus de 6 millions de cols par an, Lanson, Laurent-Perrier, Taittinger.

Parmi les Maisons à taille humaine et les vignerons nous avons retenu pour vous :

- Drappier à Urville dans l'Aube petite Maison dont nous vous avons déja venté les mérites à plusieurs reprises

- Lionel Carreau à 10110-Celles sur Ource présent dans l'Aube depuis le XVIe siècle : un blanc de noir issu de vignes de plus de 50 ans sur une sélection parcellaire Les Bondonnots. Dosée à 6gr mais avec une belle acidité à 26€, elle mérite votre attention. Rare, un joli rosé à 100% de Pinot noir dosé à 9gr mais avec une importante acidité qui l'équilibre à merveille.A19,50 €, n'hésitez surtout pas.

- Louis de Sacy à 51380-Verzy. Plusieurs belles choses mais surtout la cuvée Inédite en grand cru de Blanc de Blanc donc en Chardonnay sur une terre à Pinot noir sur base 2013 et dosée à seulement 2 gr. Idéal pour accompagner tout ce qui  vient de la mer avec ce goût intense.

- Pierre Trichet à 51500 Trois-Puits : une rareté un original 100% Pinot blanc 2014. Cela se mérite à près de 80 €

- Aspasie à 51170-Brouillet pour ses cépages d'antan. Cuvée produite a à peine 1000 cols/an. Vin sec, bouqueté et généreux, aux notes briochées, Nez très floral et très frais, aux arômes d’agrumes. Couleur très pâle, presque transparente. Cuvée exceptionnelle élaborée à partir de trois cépages anciens très rares : Arbanne 40% Petit Meslier 40% Pinot Blanc 20%. La rareté se mérite  encore : 83€

- Colin à 51130-Vertus : Un rosé de Saignée après macération de 4 à 6 heures exceptionnel, millésime 2012 en provenance de Vertus, seul terroir de la côte des blancs produisant du Pinot noir dosé à 8 gr mais avec une grande acidité pour l'équilibrer. Cette merveille dans sa catégorie se mérite aussi à 50 €.

 

Contactez l'auteur

 

 

 

reproduction interdite © stackanovins 2018

 

 

 

 

Posté par stackanovins à 15:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 juillet 2018

concours des vins Elle à table à Lyon

Ce concours qui se tient à Lyon a plusieurs particularités. Il ne s'agit pas de classer l'ensemble des vins et de sortir les trois médailles traditionnelles.  Les vins doivent uniquement être notés sur 100. Seuls ceux notés au dessus de 75 peuvent prétendre à être sélectionnés. Si l'on note en dessous de 75, il est demandé de justifier votre notation. Contrairement à la plupart des autres manifestations, nous sommes seuls face aux vins et nous passons successivement à 3 tables et un ordinateur désigne les élus. La tâche a donc été rude puisque nous avons goûté successivement 3 séries de 24 cols en 1h30.

J'ai donc commencé par 24 Champagnes millésimés avec en majorités des vins de cépages uniques et des millésimes s'étalant de 2007  à 2015, tous brut ou extra brut avec un seul non dosé. Pour moi, 4 d'entre eux émergeaient au dessus des autres. En tête, un extra brut en Chardonnay 2013 à qui j'ai attribué 95, puis un autre 90 et deux  à 85. Par contre le plus vieux de 2007 n'était pour moi pas digne de son âge et je lui ai donc attribué 70. Le lauréat est or :                                    Champagne Petit et Bajan  10 rue d'Oger  51190-Avize - Cuvée Nuit Blanche 2012
Très belle ouvrage que cet extra-brut blanc de blancs grand cru, dont la bouche se révèle voluptueuse et sophistiquée. Au nez, le chardonnay joue toute la gamme de son terroir d’exception: une minéralité habile, un grillé subtil, le beurre fermier frais, la pêche blanche cuite, la noisette… Les bulles sont tendres, résistent quelques instants puis fondent harmonieusement. Une cuvée à apprécier toute la nuit. Cépage : Chardonnay, Dosage : Extra-brut Prix : Entre 40.00 € et 45.00 €

J'ai poursuivi avec 24 Riesling de 2016 & 2017 tous bien fait, mais aucun coup de coeur. 2 mon séduit à qui j'ai attribué 85. Le lauréat est argent :  Ruhlmann-Schutz 34 rue du Mal Foch 67350-Dambach : Riesling Cuvée r - Blettig 2016 demi sec
Ce beau Riesling d’Alsace planté sur le terroir du coteau du Blettig (argilo-limoneux en pente douce exposé sud) dévoile toute sa plénitude. L’œil est agréable avec sa robe dorée et ses larmes épaisses qui présument d’un peu de sucre. Le nez est bien présent sur le côté agrumes, citron vert, citronnelle et fruits exotiques. La bouche est à la fois vive en attaque et ronde au final avec son moelleux bien équilibré. Prix : Entre 8.00 € et 9.00€

J'ai terminé par le plus rude 18 Bordeaux rouges 2016  sans autre précision sauf les cépages et 6 Gaillac rouges.

Un seul de ces Bordeaux m'a séduit et je lui ai attribué 85. Les Gaillac étaient eu bien plus intenses et concentrés et j'ai donc attribué un 85  et deux 80, ce qui correspond à la moitié des échantillons. Beau résultat. Le lauréat est argent : Gfa Du Domaine De Lionne 33720-Illats, L'Envolée de Lionne : Un nez très racé, à l’instar de cette robe grenat sombre veloutée. Le fruit du sureau, le coulis de framboises, le cassis rôti ouvrent le bal, et invitent à entrer dans la danse la vanille, la muscade, une pointe délicatement grillée. La bouche est aristocratique, au premier abord soyeuse et caressante, puis plus charpentée quand se déclarent les tanins, audacieux et chics. Un bordeaux accompli et emblématique, qui ne décevra jamais.
Prix : Entre 8.00 € et 9.00€

Nous ne connaîtrons le palmarès intégral  que bien plus tard dans le journal Elle à Table.

 

Contactez l'auteur

reproduction interdite © stackanovins 2018

Posté par stackanovins à 14:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Affaire Albrecht Petite « victoire » pour les vignerons

Le domaine Lucien Albrecht a été placé en redressement judiciaire en 2012, puis liquidé. 

Nouvel épisode dans l’affaire Albrecht. Le 27 juin dernier, la cour de cassation a annulé la décision de la cour d’appel de Colmar du 6 avril 2017. Cette dernière avait confirmé l’ordonnance du juge d’instruction du 23 août 2016 prononçant l’irrecevabilité des constitutions de parties civiles des « victimes ». Cette question va à nouveau être soumise à une juridiction, cette fois la cour d’appel de Besançon.
Dans un communiqué de presse, l’Ava (Association des viticulteurs d’Alsace) souligne « une première victoire » pour elle « et surtout les 123 vignerons concernés » par le dossier.

Rappelons que la SA domaine Lucien Albrecht, à Orschwihr, avait déposé le bilan en 2012. Après liquidation, la société laissait une ardoise de 14 ou 15 millions d’euros. Une première plainte avait été déposée à l’automne et une enquête préliminaire avait été ouverte, puis une information judiciaire. On parle de banqueroute par dissimulation de l’actif, d’achats et reventes à perte, de présentation de faux bilans. Jean Albrecht a été mis en examen le 4 août 2015.
Environ 300 vignerons avaient manifesté en août dernier devant le tribunal de grande instance de Colmar, à l’appel de l’Ava et de la Confédération paysanne, pour demander justice.

d'après L'alsace.fr

Posté par stackanovins à 09:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juillet 2018

Deux châteaux du Bordelais renvoyés en correctionnelle

Deux châteaux du Bordelais, près de Blaye (Gironde), ont été renvoyés aujourd'hui en correctionnelle, accusés d'avoir procédé en 2014 à l'épandage de fongicide près d'une école où des élèves avaient été pris de malaises, a annoncé à l'AFP Me François Ruffié, avocat d'une partie civile. A la suite d'un long parcours juridique, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux a finalement décidé de renvoyer devant la justice les domaines d'appellation Côtes de Bourg, Château Escalette et Château Castel La Rose, a précisé le défenseur de la Sepanso, une fédération d'associations de défense de l'environnement.

"C'est une bonne nouvelle. La santé de nos enfants mérite bien un procès. Les viticulteurs mis en cause pourront s'exprimer, se défendre dans le cadre d'un procès contradictoire et public", a déclaré à l'AFP Me François Ruffié, précisant c'était la première fois qu'un tel procès concernant des enfants allait avoir lieu. En mai 2014, une vingtaine d'enfants et une enseignante d'une école primaire de Villeneuve-de-Blaye, dans le nord de la Gironde, avaient été pris de malaises, ou s'étaient plaints de picotements aux yeux, de maux de gorge, à la suite de l'épandage de fongicides sur des vignes proches. Ils avaient été confinés dans les locaux scolaires.

Deux domaines, l'un certifié bio, l'autre conventionnel, avaient traité ce jour-là leurs parcelles avec des produits autorisés, qui comportaient des mises en garde sur un risque de nocivité. Après avoir initialement classé l'affaire sans suite, la justice avait ouvert une information judiciaire contre X, après plainte de la Sepanso, qui s'est constituée partie civile, suivie par l'association Générations Futures, qui lutte contre le recours aux pesticides dans l'agriculture, plus particulièrement dans la viticulture.

Les deux châteaux avaient été mis en examen en octobre 2016 pour "usage inapproprié de produits phytopharmaceutiques", dans le cadre d'une information judiciaire ouverte fin 2015 par le parquet de Libourne. Un non-lieu avait été prononcé à Libourne (Gironde) en septembre 2017. Mais la Sepanso a fait appel et la chambre de l'instruction a infirmé aujourd'hui cette décision.

d'après le Figaro vins

Posté par stackanovins à 16:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Dix chateaux du bordelais (sur vingt sept) saisis par la justice

Haichang détient vingt-sept châteaux dans le vignoble bordelais et a investit près de 60 millions d'euros.
Pionnier des investissements chinois dans le vignoble bordelais, Haichang est dans la tourmente. Le parquet national financier a obtenu la saisie conservatoire de dix des vingt-sept châteaux acquis au début de la décennie par ce groupe basé à Dalian, dirigé par Naijie Qu. Ce dernier a investi près de 60 millions d'euros pour racheter ces domaines, qui produisent pour la plupart du bordeaux d'entrée de gamme, loin des grands crus classés qui ont fait la réputation de la région. Propriétaire de parcs de loisirs dans l'empire du Milieu, Haichang y écoule une partie de la production de ses châteaux.
«Nous avons fait appel de l'ordonnance de saisie, qui n'est qu'une saisie empêchant de vendre et qui n'indique aucune culpabilité», précise Maxime Delhomme, avocat parisien de Haichang. La justice française s'intéresse à ce groupe depuis que Sud-Ouest a relayé, à l'été 2014, un rapport de la Cour des comptes de Pékin s'étonnant de l'utilisation par Haichang de subventions à l'acquisition de technologies étrangères pour financer son offensive viticole… «Il n'y a pas de poursuite en Chine», assure Maxime Delhomme.
Las. Les enquêteurs ont aussi découvert des opérations entre des sociétés offshore et des sociétés de droit français qui n'étaient pas liées, ainsi qu'un prêt de 30 millions d'euros accordé par la banque chinoise ICBC à partir de faux actes notariés. «Pour dix châteaux, on a découvert un certain nombre d'infractions fiscales: blanchiment de fraudes fiscales, faux, usages de faux…», a indiqué la police judiciaire à l'AFP.
Maxime Delhomme assure que le prêt a été remboursé et évoque «une persécution judiciaire» sur fond de jalousies dans le Bordelais. Au total, 160 châteaux sont passés sous pavillon chinois depuis une décennie.

d'après Ivan Letessier du Figaro vins

Posté par stackanovins à 11:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juin 2018

Château Giscours perd son propriétaire et un procès

Entre la disparition d’Eric Albada Jelgersma et une lourde condamnation pour chaptalisation illégale, le cru classé médocain est soumis à rude épreuve.

 juin sera marqué d’une pierre noire dans l’histoire du grand cru classé de Margaux. Son propriétaire hollandais, Eric Albada Jelgersma, vient de décéder en Suisse, tandis que le Tribunal Correctionnel de Bordeaux le condamnait, en tant que personne morale, pour une affaire de chaptalisation illicite à 200 000 euros d’amende et à la destruction des lots concernés (soit 397 hl).

Une seule de ces nouvelles aurait déjà été un coup dur, leur cumul leur donne un tour tragique. Mais dans deux communiqués consécutifs, la propriété se montre résolue à ne pas se laisser déstabiliser. Elle annonce ainsi que les trois enfants d’Eric Albada Jelgersma « poursuivront l’œuvre paternelle » et qu’elle se porte en appel pour faire reconnaître « une erreur humaine ». Le château s’appuyant sur l’Organisme de Défense et de Gestion de l’appellation Margaux pour retracer une faute dans la chaîne de transmission d’informations concernant l’interdiction de chaptaliser du merlot.

L’investisseur néerlandais Eric Albada Jelgersma était un ancien magnat de la grande distribution en Europe du Nord (notamment Unigro en Belgique, mais aussi Super de Boer au Danemark…), il avait acquis le château Giscours en 1995, puis le château le Tertre en 1997. Il possédait aussi depuis 2004 un domaine italien, Caiarossa (IGP Toscane). Suite à un accident nautique, il ne pouvait plus se déplacer sans une chaise roulante. Ce qui ne l’empêchait pas de rester particulièrement impliqué dans le suivi de ses crus.

D'après Alexandre Abellan de Vitisphère

Posté par stackanovins à 09:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La justice autorise 8 "vautours" à planter 44 ha de vignes transférées

Dans 25 jugements lus le 13 juin 2018, le tribunal administratif de Poitiers a fait droit aux recours de viticulteurs du cognaçais contre FranceAgriMer et le BNIC' annonce le tribunal poitevin.

Le tribunal administratif de Poitiers vient de conclure qu’acheter des droits de replantation dans le Muscadet pour les utiliser à Cognac était légal. À défaut de loyal pour la filière charentaise, qui prend acte et ne devrait pas faire appel.

« Transférer des droits de replantation est possible » annonce le Tribunal Administratif de Poitiers, qui donne raison aux huit viticulteurs s’étant vu refuser des autorisations de replantation de vignes en Charente au motif que les vignes arrachées n’étaient pas situées dans le même bassin mais en Loire-Atlantique ». Se basant sur le règlement européen n° 1308/2013, les juges administratifs estiment que l’obtention de droits par arrachage de vignes en Muscadet n’oblige pas une replantation dans ce même bassin, leur utilisation sans Indication Géographique pouvant se faire dans n’importe quelle autre zone viticole, y compris Cognac.

Les huit domaines attaquaient le refus par FranceAgriMer d’autoriser en 2017 ces transferts, rejetés au motif de « tentative de contournement du régime d’autorisation de replantation ». Le tribunal demande désormais à l’administration de délivrer les autorisations de replantation aux domaines concernés. Soit 44 hectares de vignes d’après nos renseignements.

« Ces viticulteurs se sont mis hors-jeu, mais ils ne sont pas pris de carton rouge de la part de l’État » regrette Christophe Véral, le président de l’Union Générale des Viticulteurs de l’AOC Cognac (UGVC). Qui glisse que l’affaire est désormais classée : « FranceAgriMer ne poursuivra pas en appel, la filière charentaise ne va pas y aller seule ». Le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC) s’étant en effet porté en appui de la défense de l’administration agricole.

Mais si les huit vignerons ont remporté la bataille administrative de 2017, la guerre des transferts de plantation est désormais perdue. Cette faille réglementaire dans la gestion concertée du potentiel viticole a depuis été fermée par le texte omnibus de la fin 2017, qui rétablit le statut européen de vins aptes à la production d’eaux-de-vie de vin sous IG. « L’important maintenant, c’est que tout soit désormais bloqué dans le bassin. Il n’est plus possible de passer d’un segment à l’autre » souligne Christophe Véral. « Il faut regarder loin et ensemble. Ce qui n’était pas le cas de ces huit vignerons » conclut-il.

D'après Alexandre Abellan de Vitisphère

Posté par stackanovins à 09:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]