Le vin au moyen âge à la Tour Jean sans peur à Paris
Ce site historique parisien situé 20 rue Etienne Marcel a proposé jusqu'au 11 novembre : Le Vin au Moyen Âge,une exposition documentée sur une thématique importante au moyen âge : le vin et son rôle majeur dans la société. Cʼest la période de la plus grande extension jamais atteinte par la vigne… Lʼexposition débute par lʼévocation de son rôle dans la religion chrétienne. De nombreux épisodes bibliques mettent le vin en scène : Noé qui plante une vigne en descendant de lʼarche, mais surtout Jésus-Christ dont le premier miracle au noces de Cana est de transformer lʼeau en vin et le dernier : la sainte eucharistie, quand, la nuit même où il fut livré, il transforma le vin en sainte alliance pour le pardon des péchés. Lʼessor de la vigne est avant tout provoqué par le besoin de vin de messe, mais aussi, plus simplement, car cette boisson est plus saine que lʼeau, très souvent polluée. Une légende associe volontiers Saint-Martin à lʼinvention de la viticulture en Occident (son âne en broutant une vigne aurait découvert la taille). Vient ensuite la description de sa fabrication et son usage dans la vie courante, que ce soit dans la cuisine ou en tant que médicament. Sa conservation requiert des tonneaux dans de larges caves ou celliers, mais il vieillit généralement mal et doit être consommé dans lʼannée. Au XIIIe siècle, la production de vin rouge devient majoritaire. Les plus fameux viennent dʼAvignon, de Bordeaux ou de Bourgogne, la ville de Beaune étant consacrée reine des vins. Il intervient dans 60 % des recettes : soupes (pain trempé dans du vin), entremets, viandes, poissons, venaisons, abats ou dans le vinaigre et la moutarde. Le Ménagier de Paris est une source dʼinformation importante à ce sujet. Il est également conseillé aux personnes âgées : “le vin est le lait des vieillards” et certains médecins suggèrent de sʼenivrer au moins une à deux fois par mois pour combattre les infections et les fortes douleurs. Étant associé au sang, il est recommandé après les saignées, les accouchements ou encore pour les blessés. À cette époque, il existe environ 700 tavernes à Paris.
