Pouvant revendiquer in extremis quatre mentions mousseuses pour le millésime 2017, les IGP sont de nouveau la cible des Crémants, qui ont préparé un recours devant le Conseil d'État.

Mieux vaut tard que jamais. Le ministère de l’Agriculture vient de valider et publier au Journal Officiel de la République Française les cahiers des charges effervescents des Indications Géographiques Protégées : Vins des Allobroges, Pays d’Oc, Comté Tolosan et Coteaux de l’Ain.

Validés en octobre par le Comité national IGP de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), ces cahiers des charges permettent d'envisager une première revendication de ces IGP effervescents en 2017. Comme le notaient avec impatience les opérateurs de Pays d’Oc lors de leur dernière assemblée générale, cette publication avant le 12 décembre leur ouvre la possibilité d'une production en 2017.

Espérant marquer la création d’une nouvelle gamme de bulles françaises, ces arrêtés vont cependant être la cible de nouvelles attaques de la Fédération Nationale des Producteurs et Élaborateurs de Crémant (FNPEC), qui avait anticipé cette décision. "Nous avions d'ores et déjà pris les devants et avons de ce fait déjà contacté les services adéquats pour une future intervention au Conseil d'État, faute d'échanges avec les responsables des IGP. Une fois de plus, dommage" déplore Olivier Sohler, le directeur de la FNPEC. "Du coup, nos quatre interventions sont d'ores et déjà programmées, estimant une nouvelle fois ne pas avoir été écoutés sur le sujet" annonce-t-il. 

Cette attaque serait la troisième procédure judiciaire des Crémants contre les IGP effervescents, après celles visant les 36 décrets de 2011, puis les 7 arrêtés de 2015.

d'après Vitisphère