Certains groupements viticoles organisent des repas-dégustations à destination des pauvres stackhanovistes  que nous sommes. Selon les lieux et la qualité du  chef , nous passons du modeste, au pain sec, au  candidat à l'asile psychiatrique qui invente des mets improbables et sans goût à l'exceptionel comme au Georges V pour les bébés Derenoncourt. Cette fois çi, nous avons frisé le grandiose  dans un quartier sympathique et un lieu magnifique le Grandcoeur 41 rue due Temple. L'établissement appartient à un groupe de 8 établissements crée par Mauro Colagreco – doublement étoilé – pour son restaurant Le Mirazur, à Menton. Ici le chef Rafaël Gomes  brésilien est un virtuose des cuissons parfaites.

 

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La Bonite fondait dans la bouche, exceptionnel.                                                                                                                          Le veau cuit manifestement en basse température était rosé à coeur et les tranches avait une belle épaisseur. On ne sortait pas de table en ayant faim, ce qui devient rare et à signaler. Seul bémol, il n'y a manifestement pas de pâtissier et le chef  n'est pas aussi adroit dans ce domaine.                                                                                                                                         Le café ne sort manifestement pas de chez Richard ou consorts.
La carte des vins est conséquente avec des marges de prix pas trop déraisonnable.  Une douzaine de vins sont proposés au verre

En préalable à ces agapes, une masterclass sur 8 des vins proposés était animée avec brio comme d'habitude par Olivier Poussier (voir liste çi-dessous).

 Au XIXe siècle, l'appellation s'étendait sur quelques dizaines d'hectares et s'appellait vin de Mauves (commune de l'appellation qui ne sera d'ailleurs AOC qu'en 1956). C'est ce vin que monseigneur Myriel offre d'ailleurs à Jean Valjean dans Les Misérables. Aujourd'hui l'appellation s'étend sur plus de 1.200 ha et 26 communes à cheval sur 2 départements Loire & Ardèche, depuis  1994. Les blancs sont bien sûr de La Marsanne et ou de la Roussane et  les rouges  de la Syrah .

La qualité aujourd'hui est dans l'ensemble égale et parfois supérieure aux Hermitages et Vacqueyras pourtant  réputés  et plus cher. A part  quelques exceptions déraisonables on tourne entre 10 & 20€ le col.

Les 30 vins proposés étaient en parfaite adéquation avec ce repas-dégustation d'anthologie.

 

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